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22/08/2007
GEOPOLITIQUE : Moscou fait pression sur la République tchèque
LE KREMLIN hausse le ton. Opposée au projet des États-Unis d'installer en Europe les bases du bouclier antimissile, la Russie vient de le faire savoir une nouvelle fois, de la manière la plus directe possible, à l'un des pays concernés : la République tchèque. Si le gouvernement de Prague accepte les radars américains sur son territoire, cela sera « une grande erreur », a déclaré hier le chef d'état-major de l'armée russe, Iouri Balouïevski. Un avertissement sans ambages présenté après sa rencontre à Moscou avec le vice-ministre tchèque de la Défense, Martin Bartak. Ce dernier a répondu en rappelant que son pays n'avait pas encore pris de décision finale.
Le général russe a en fait clairement fait comprendre que Prague devait différer sa décision. « Mes homologues russes et moi demandons simplement que le processus dure jusqu'en novembre-décembre 2008 et je pense que vous voyez tous pour quelle raison », a précisé Iouri Balouïevski. Allusion aux élections présidentielles américaines qui pourraient provoquer un changement d'opinion au sein même de la Maison-Blanche sur l'utilité du bouclier antimissile. Affirmant que la position de Prague répondait pour le moment à des critères plus politiques que militaires, le chef d'état-major n'a d'ailleurs pas caché envisager « la possibilité d'une nouvelle administration américaine réévaluant les positions actuelles de Washington »...
Aujourd'hui, l'Administration du président George Bush affirme que les bases prévues en République tchèque mais aussi en Pologne seront des équipements défensifs indispensables contre les attaques d'État « voyous », comme l'Iran. Moscou, qui doute de l'efficacité même du bouclier, craint au contraire que la Russie puisse être à terme visée. Et, depuis plusieurs mois, le Kremlin a multiplié les initiatives pour éviter cette implantation américaine chez ces anciens pays satellites. Lors d'un récent sommet, Vladimir Poutine a notamment proposé à George Bush d'élargir le système à d'autres pays. Dans le cadre d'une « plate-forme de coopération Russie-Otan », le chef du Kremlin a offert d'utiliser une base de radars russe en Azerbaïdjan, ex-république soviétique restée proche de Moscou, ou une nouvelle base en construction dans le sud de la Russie. Des propositions en cours de discussion entre experts des deux pays.
Manque de confiance
« Mais le Kremlin a l'impression que la Maison-Blanche ne l'écoute pas ! », assure Ivan Safranchuk, directeur à Moscou du bureau du World Security Institute basé à Washington. « C'était vrai hier avec l'élargissement de l'Otan. C'est encore vrai aujourd'hui avec le projet de bouclier. Le point de vue de Moscou n'est pas intégré, et la Russie sent qu'on ne lui fait pas confiance, ni aux États-Unis ni en l'Europe. Tout un paradoxe car, sur le projet de bouclier, Moscou se contente en fait de dire tout haut ce que beaucoup de capitales européennes pensent tout bas... » Un agacement palpable dans une grande partie de l'élite russe. D'où, sans doute, les propos très directs hier du chef d'état-major...
lefigaro.Fr
HP: toujours en géopolotiuqe, voir l'article du monde sur la pression et l'arret de certaines ONG en russie, 3000 devront fermer leurs portes.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-946354@...
08:24 Publié dans Acutalités Internationales | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : russie, republique tcheque, pression, modem, modem ozoir, ozoir, ozoir la ferriere
Commentaires
Suite de la GEOPOLITIQUE RUSSE :
Dominique Strauss-Kahn n'est désormais plus l'unique candidat de l'Europe à la direction générale du Fonds monétaire international et l'annonce de Moscou mercredi matin fait déjà grincer des dents. La Russie a annoncé mercredi présenter officiellement la candidature de l'ancien président de la Banque centrale tchèque, Josef Tosovsky, aujourd'hui responsable d'une institution financière en Suisse.
Une annonce qui vient bousculer les projets européens, tournés autour du socialiste français. Même Prague a aussitôt précisé que Tosovsky n'est pas son candidat et qu'elle soutient toujours DSK, comme toute l'Union Européenne. "Nous allons respecter les conclusions du Conseil des ministres de l'Economie et des Finances de l'Union européenne, qui a présenté la candidature de (l'ancien ministre français) Dominique Strauss-Kahn", a martelé Prague. Et paris a rappelé que son candidat avait le soutien de l'Union européenne et d'un "très grand nombre" d'autres pays, dont la Chine.
Pour autant, la bataille s'annonce coriace. Josef Tosovsky a affirmé que sa candidature avait reçu une réaction positive de la part "de plusieurs pays", sans préciser lesquels. Et d'autres candidats peuvent encore se déclarer jusqu'au 31 août. Singapour, l'Inde ou l'Australie n'ont pas encore fait connaître leurs intentions. Mercredi matin à Pékin, où il poursuit son tour du monde pour la présidence, Strauss-Kahn a affirmé avoir le soutien de la Chine... Selon une règle non écrite, l'Europe désigne le directeur général du FMI tandis que les Etats-Unis choisissent le président de la Banque mondiale. Une pratique critiquée par la Russie et plusieurs pays en développement. Le conseil d'administration désignera le successeur de l'Espagnol Rodrigo Rato en octobre.
Ecrit par : HP | 22/08/2007







