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28/04/2008
Projet de Loi de modernisation de l'économie
Après le "paquet fiscal" et la loi sur le pouvoir d'achat, voilà la future loi de modernisation de l'économie (LME). Un texte destiné, selon la ministre de l'Economie Christine Lagarde, à "faire croître l'économie" dans un contexte économique morose. Le projet de loi, qui comporte une quarantaine d'articles, est articulé autour de quatre volets: l'entrepreneur, la concurrence, l'attractivité du territoire et le financement de l'économie.
La plus grande partie du projet de loi est consacrée au statut de l'entrepreneur, dont les démarches administratives vont être simplifiées. "Je veux que l'entrepreneur puisse payer ses impôts quand il touche son chiffre d'affaires, n'en paye pas quand il n'a pas de revenus et arrête d'en payer dès qu'il arrête son activité", avait récemment indiqué la locataire de Bercy.
Avec ce texte, le gouvernement souhaite favoriser la création d'entreprises pour stimuler l'emploi et faire grossir les PME françaises pour leur permettre d'exporter, à l'image de leurs voisines allemandes. Le texte prévoit également d'autres mesures, comme le paiement de charges fiscales et sociales sur la base d'un forfait, la diminution des obligations administratives, la réduction des délais de paiement ou l'affaiblissement des droits de mutation.
Alors que le débat sur le pouvoir d'achat bat son plein, le texte vise notamment une baisse des prix dans la grande distribution. Dans le prolongement de la réforme engagée par la loi Chatel en janvier, il instaure la libre négociation des tarifs entre les industriels et les distributeurs, comme le demandaient ces derniers depuis longtemps.
Le gouvernement veut également introduire deux semaines de soldes chaque année à des dates librement choisies par les commerçants et créer une Autorité nationale de la concurrence. Il souhaite par ailleurs aménager la loi Raffarin sur l'implantation commerciale, avec un relèvement de 300 mètres carrés à 1000 mètres carrés du seuil de déclenchement de la procédure d'autorisation et une division par deux des délais d'examen des demandes.
Il a en revanche finalement exclu de la loi LME le délicat sujet de l'ouverture des commerces le dimanche. Tout comme l'instauration de "class actions" (actions de groupe) qui feront l'objet d'un projet de loi distinct élaboré par Bercy et le ministère de la Justice.
Enfin, le texte prévoit l'installation du "très haut débit" en fibre optique, le développement de l'économie de l'immatériel et la création d'une Haute autorité de la statistique. Il valide également la généralisation de la distribution du Livret A à toutes les banques et la modernisation de la place financière de Paris.
latribune.fr
question :
Avons-nous un organisme de contrôle de la concurrence, ayant les moyens d’un vrai contrôle = Non bien évidement.
Le paysage de la distribution est il propice à la concurrence, à vous de juger :
groupe Auchan : 121 hypermachés, 417 supermarchés (295 intégrés (217 Atac, 69 Simply Market, 3 Easy Marché, 1 Fredi et 5 Eurobounta), 40 franchisés (38 Atac et 2 Simply Market) et 82 Atac associés avec le groupe Schiever. 103 centres commerciaux gérés par Immochan, la banque ACCORD et les 15 magasins Alinéa…fini non, il faut rajouter décathlon, Leroy Merlin etc.., groupe Carrefour, n°2 Mondial, + 100 milliards d’€ de CA., Cora + 11 milliards d’€ de C.A, Groupe casino + 23 milliards d’€ de C.A ( géant Casino, Franprix, Leader Price, casino, Monoprix), Les mousquetaires + 32 milliards d’€ de C.A, Groupe Leclerc…..
12:16 Publié dans Actions du Gouvernement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : projet de loi, modernisation économie, modem, modem ozoir, ozoir la ferriere
24/04/2008
Savez-vous combien gagne l'élu de votre ville ?
Soyons pédagogue, regardons la Loi :
Comment sont déterminées les indemnités de fonctions ?
L'article L. 2123-20-1 du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) prévoit des indemnités pour l'exercice des fonctions de :
maire, adjoint au maire, conseiller municipal d'une commune d'au moins 100 000 habitants, président et membre de délégation spéciale faisant office d'adjoint.
Le conseil municipal délibère dans les trois mois de son renouvellement sur les indemnités de fonction d'un ou plusieurs de ses membres. Elles sont plafonnées légalement en vertu de l'article L2123-23 du CGCT en fonction d'un barème. Elles sont fixées en tenant compte de deux éléments :
le barème lié à la population des communes et la valeur de l'indice terminal 1015 de l'échelle indiciaire de la fonction publique. Ainsi, au 1er février 2007, la valeur de l'indice 1015 en base 100 était de 3 722,64 € par mois. En appliquant les plafonds de l'article 2123-23 du CGCT on obtient les indemnités suivantes pour le maire et les adjoints :

Un adjoint peut percevoir une indemnité supérieure au montant indiqué, à condition que l'enveloppe maximale permise par la loi pour l'ensemble des élus concernés (maire et adjoints) ne soit pas dépassée.
En d'autres termes, les montants attribués aux adjoints ou aux conseillers au-delà des règles de base viennent en déduction de ceux qui pourraient être accordés aux autres adjoints, voire au maire lui-même.
source DeXia
La délibération N°45 du conseil Municipale du 10 avril 2008 pour Ozoir la ferriere donne le résultat suivant:
- indemnités du Maire = 90% de l'indice 1015 = soit 3 350.38€ brut/mois
- indemnités des Adjoints = 33% de l'indice 1015 = soit 1 228.47€ brut/mois
- indemnités du Conseiller Municipal délégué à la gestion de l'evenementiel et de la communication interne = 23.77% de l'indice 1015 = soit 884.87€ brut/mois
- indemnités du Conseiller Municipal délégué pour la gestion de l'événementiel littéraire = 14.86% de l'indice 1015 = soit 553.18€ brut/mois
- indemnités du Conseiller Municipal délégué à l'assainissement = 14.86% de l'indice 1015 = soit 553.18€ brut/mois
08:34 Publié dans Actions Locales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : combien gagne, élu, votre ville, modem, modem ozoir
23/04/2008
euro
L'euro franchit la barre historique de 1,60 dollar
08:39 Publié dans Acutalités Internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'aveu UMP: Favoriser le bipartisme
Certains dirigeants du parti sont favorables à cette idée qui soulève l'hostilité des petites formations.
Le bipartisme va-t-il entrer pour de bon dans les mœurs françaises ? Nombre de dirigeants de l'UMP le croient. Nicolas Sarkozy lui-même a constaté lors du premier «comité de liaison» de la majorité, le 9 avril, que les petits partis tendaient à disparaître dans toutes les démocraties européennes, la nôtre comprise. La réunion visait notamment à coordonner la préparation des échéances électorales entre l'UMP et ses alliés. Ils ont décidé de constituer un groupe de travail sur le bipartisme et ses conséquences sur les modes de scrutin, en particulier aux régionales. Mais aussi aux législatives.
Le sujet est vaste, et lourd de contentieux potentiels. Sur les régionales, François Fillon s'est prononcé «à titre personnel» le 29 mars dans L'Express pour le passage à «la proportionnelle à un tour» . Une position largement partagée à l'UMP, où le scrutin proportionnel à deux tours, avec prime majoritaire, n'a plus guère de défenseurs. Jean-Pierre Raffarin, qui l'avait instauré en 2003 pour éviter que le FN ne joue les arbitres aux régionales l'année suivante, préconise aujourd'hui «le maintien de ce mode de scrutin, mais à un seul tour pour favoriser encore le bipartisme». «On est dans une logique de parti unique : on n'a plus de réserve de voix pour le second tour, on l'a d'ailleurs souvent constaté aux municipales cette année», explique-t-il, au grand dam du MoDem mais aussi du Nouveau Centre.
Ménager ses alliés
Comme Jean-Claude Gaudin, qui préside la commission des investitures de l'UMP, l'ancien premier ministre souhaite que la réflexion sur le bipartisme concerne également les législatives. Au sein de l'équipe dirigeante du parti, Gérard Longuet est jusqu'à présent le seul à plaider ouvertement pour l'instauration d'un système uninominal majoritaire à un tour, qui asphyxierait les petits partis et modifierait profondément le paysage politique français. Mais l'idée fait des émules. Patrick Devedjian, tout en proclamant qu'«un mode de scrutin ne doit pas être changé pour résoudre un problème conjoncturel» , reconnaît que «le bipartisme est un vrai débat» . Le secrétaire général de l'UMP y est «plutôt favorable, à titre personnel, à condition de ne pas priver les partis minoritaires de toute expression». Plus précisément, il est «pour que le fonctionnement gouvernemental soit bipartisan» , et son souci de préserver les minorités a des limites, même s'il l'exprime par une pirouette : «Je ne souhaite pas contraindre le PS à gouverner avec l'extrême gauche» . Ses fonctions l'obligent à ménager ses alliés, Nouveau Centre en tête, dont la survie dépend largement des systèmes électoraux. Hervé Morin a d'ailleurs menacé de faire de l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives une condition du vote centriste en faveur du projet de réforme institutionnelle présenté ce matin en Conseil des ministres.
«Le système actuel est déjà relativement bipartisan, et il fonctionne» , tempère Patrick Devedjian. Le secrétaire général estime que «les questions doivent être dissociées» et souhaite régler en priorité celle des régionales de 2010. Ce qui laisse un peu moins d'un an à la majorité pour se mettre d'accord, l'usage républicain voulant qu'on ne change pas les règles d'une élection trop près de l'échéance.
lefigaro.fr
Après la tentative de destabilisation du MoDem, vous faut il encore d'autres explications ?.......
08:32 Publié dans Actions du Gouvernement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aveu ump, favoriser, bipartisme, modem, modem ozoir
Des maisons en bois dans un programme social
La ville de Saint-Denis, en pleine mutation depuis une dizaine d’années, souhaitait réaliser un projet d'écoquartier dans le secteur de La Plaine, avec quinze maisons sociales, sans surcoût particulier.
En collaboration avec un cabinet d'architectes et deux entreprises solidaires qui
pratiquent l'insertion professionnelle, Logirep, filiale du groupe PolyLogis a pu commencer à répondre aux souhaits de la commune de Saint-Denis, à savoir proposer des maisons performantes au niveau écologique et répondant aux critères du logement social. Deux maisons de type F5 ont déjà été achevées pour un coût total de 900.000 euro s et proposées à la propriété. Les autres habitations prévues seront, elles, proposées à la location sociale.
Qualité et confort écologiques
Ces deux premières constructions en bois ont été certifiées Haute Qualité Environnementale (HQE) et labellisées Qualitel. Pour arriver à cette qualité en n'engendrant aucun surcoût, les matériaux de constructions ont été combinés au mieux : bois, terre crue, cellulose... le choix des équipements a été fait en concertation avec les futurs habitants. Ainsi, le chauffage se fait par poêle masse et planchers chauffants, un système de récupération des eaux de pluie a été mis en place a
fin de couvrir 40% des besoins en eau et une toiture végétalisée a été installée pour ses qualités d'isolation et de rétention d'eau.
Un habitat écologique n'étant performant que lorsque les habitants ont des comportements écologiques, des sessions de formation sont prévues afin que les futurs occupants adoptent des gestes durables. «Nous sommes fiers d'avoir pu mener à bien la première étape de ce projet, à forte dimension humaine, écologique et sociale, soit l'aboutissement de deux longues années d'effort» annonce Christian Giuganti, directeur général de Logirep.
Batiactu.com
08:16 Publié dans Actualités France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maisons en bois, programme social, modem, modem ozoir
16/04/2008
A Lire, extrait Note de l'élysée, sur le MoDem

A lire
http://lafrancedetoutesnosforces.hautetfort.com/archive/2...
(...)
Ce n’est une surprise que pour ceux qui n’ont pas pu (ou voulu) suivre les développements politiques depuis 6 ans. Le Monde rendait publique hier une note attribuée par le quotidien à Dominique Paillé, conseiller de N. Sarkozy pour abattre celui qui est encore le plus dangereux à ses yeux : François Bayrou (...)
12:16 Publié dans Actions du Gouvernement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique paillé, elyseé, modem, modem ozoir
15/04/2008
Le maïs toujours plus cher
Pas de doute, le maïs restera cher. Selon l’US Department of Agriculture, les surfaces emblavées en maïs pour la campagne 2008-2009 reculeraient de 8 % à 34,5 millions d’hectares au pays de l’oncle Sam, premier producteur mondial. De fait, la production nationale n’atteindrait que 309 millions de tonnes (Mt), laissant des stocks de fin de saison à 16 Mt, soit 4,9 % de la demande. « Ce qui est extrêmement faible », s’inquiète Terry Roggensach, le responsable de The Hightower Report. Sur le Chicago Board of Trade, le boisseau de maïs s’échangeait en fin de semaine dernière au niveau record de 6,026 dollars.
Malgré la cherté de la céréale, l’engouement américain pour l’éthanol ne retombe pas. Au premier trimestre 2008, quelque 1,9 milliard de gallons a été produit, révèle la Renewable Fuels Association dans son dernier rapport, soit 37 % de plus qu’au premier trimestre 2007. Avec 134 raffineries en activité et 77 en construction ou en expansion, les capacités de production pourraient atteindre 13,4 milliards de gallons en 2009. Dans ces conditions, les analystes ne s’attendent pas à un boisseau de maïs retombant sous le seuil symbolique des 6 dollars. En 2007, alors que celui-ci se négociait à « seulement » 4 dollars, de nombreuses émeutes avaient éclaté au Mexique, la tortilla étant le plat de base des populations pauvres.
Usinenouvelle.com
15:10 Publié dans Acutalités Internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maïs, cher, modem, mode ozoir
Poussée spectaculaire de l'inflation en mars
La hausse des prix en France se poursuit sans faillir. Selon les dernières données de l'Insee, l'inflation a franchi la barre de 3% en mars, à 3,2% sur un an, après +2,8% en février. L'analyse sur un mois fait ressortir un taux de 0,8%, une progression qui n'avait plus été atteinte depuis janvier 1987. 
Toutes les composantes augmentent. L'habillement et les chaussures (+6,7% sur un mois), d'abord, du fait de la fin des soldes d'hiver. Les produits pétroliers, ensuite, (+4,3%), en raison de la forte appréciation du pétrole ces derniers mois qui a été répercutée à la pompe. Les prix des produits frais continuent de progresser (+1,3%), tout comme ceux des produits manufacturiers (+1,2%) et des services (+0,2%).
Ce niveau élevé va entraîner une augmentation automatique du Smic au 1er mai, en plus de celle traditionnelle du 1er juillet. Ce qui risque de mettre sous pression les entreprises, déjà confrontées à des négociations salariales. En effet, le Code du travail impose un relèvement immédiat du salaire minimum, dès lors que les prix, hors tabac, augmentent d'au moins 2% par rapport à l'indice de mai, pris comme référence dans le calcul de la hausse du salaire minimum. C'est clairement le cas aujourd'hui. Une source gouvernementale interrogée par l'AFP évalue à 2,3% la revalorisation anticipée au 1er mai. Plus de deux millions de salariés sont concernés, payés actuellement 8,44 euros brut de l'heure, soit 1.279 euros mensuels sur la base d'un temps plein.
Cette poussée de l'inflation devrait aussi conduire à une revalorisation des retraites. Au 1er janvier, elle n'a été que de 1,1%. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a en effet promis une nouvelle hausse en cours d'année afin de compenser la montée de l'inflation.
D'ici là, la consommation pourrait faire les frais de la hausse des prix. Si elle n'a pas eu pour l'heure d'impact sensible sur la consommation des ménages, la persistance d'une inflation élevée dans les mois qui viennent pourrait bien gripper le principal moteur de la croissance française, jugent les économistes. L'interrogation concerne désormais la durée de la hausse. L'Insee avait averti d'un probable pic au-dessus de 3% entre mars et juin mais s'attend à une décrue au deuxième semestre, notamment en raison d'effets de base favorables. Mais la part croissante de l'inflation importée - notamment des pays émergents - dans la hausse des prix augmente l'incertitude sur l'évolution de l'indice, comme l'affirmait en mars le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer.
Lesechos.fr
11:24 Publié dans Actions du Gouvernement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poussée, spectaculaire, inflation, mars, modem ozoir, ozoir la ferriere
14/04/2008
Conférence de presse du 14 avril
Déclaration de François Bayrou (seul le prononcé fait foi) : "Mesdames, Messieurs, Je vous remercie d'avoir accepté cette rencontre. J'ai voulu vous dire quel est, à mes yeux, l'enjeu des semaines qui viennent pour le Mouvement démocrate et de la manoeuvre qui est engagée autour de lui. Depuis quelques jours, nous savons de manière certaine que des mouvements présentés comme internes, la mise en cause de la ligne d’indépendance de notre mouvement, n'avaient en réalité pas grand chose de spontané, qu'ils étaient dirigés et agités de l’extérieur, et pour parler clairement, de l’Elysée. Je veux vous dire ma réaction lorsque j’ai lu ces documents et les échos de presse nombreux qui les précédaient et qui, tous, allaient dans le même sens. Je me suis dit qu’on attendrait du président de la République, dans une telle période de crise financière, économique, sociale, d’éducation, qu’il s’occupe de l’essentiel pour le pays, et qu’il respecte tous ses concitoyens même s’ils ne sont pas d’accord avec lui. Je me suis dit que l’intrigue, la déloyauté, le cynisme, ce n’était pas cela qu’on attendait des gouvernants en démocratie, surtout de ceux qui articulant une promesse illusoire, une de plus, affirmaient vouloir construire une « démocratie exemplaire ».
La manœuvre qui est préparée est d’une clarté biblique, pour ne pas dire d’une assez grande naïveté. Nous en connaissons désormais les tenants et les aboutissants.
Elle consiste primo : à « cibler » un certain nombre d’élus en leur promettant portefeuilles, galons et chamarrures, et à dresser ainsi les élus contre la volonté d’indépendance des militants.
Secundo : à essayer de déstabiliser le Mouvement démocrate en prétendant qu’on pourrait dans un illusoire retour en arrière faire revivre l’UDF d’antan, contre la décision solennelle de son congrès, en en faisant de nouveau l’allié inconditionnel du parti majoritaire.
Tertio : pour s’assurer de la manœuvre, que l’UDF serait attaquée dans son patrimoine, le patrimoine dont elle est dépositaire comme association, qui a été construit au fil du temps contre tous les assauts et toutes les menaces, sous ma présidence exclusivement, avec l’arrière-pensée que l’on puisse par le même moyen priver notre famille politique du financement public obtenu par ses candidats.
Quattro, enfin : que cette manœuvre conduirait à l’éclatement du Mouvement démocrate, à un pseudo « parti du centre » de plus, un satellite de plus autour de l’UMP, pour noyer la voix originale du Mouvement démocrate dans les sables mouvants d’un centre inféodé. Le but étant d’obtenir le plus grand nombre possible de faux centres de manière à faire croire qu’il n’en existe vraiment aucun…
Cette manœuvre s’accompagne, annonce -t-on ouvertement, d’un changement du mode de scrutin pour les élections régionales, destiné, croient-ils, à nous empêcher de trouver notre place dans cette élection.
Cet ensemble de manœuvres, je ne le laisserai pas se dérouler sans réagir.
Car il y va d’un immense enjeu, d’un enjeu bien plus important que l’existence d’un parti ou le combat d’un homme ou d’une équipe.
Le but de cette manœuvre, c’est qu’il n’y ait pas en France de centre indépendant, de courant démocrate pour offrir un choix nouveau à notre pays.
Le fond de cette manœuvre, c’est de mettre un terme définitif au pluralisme dans notre pays, en éliminant ceux qui lui résistent, et d’instaurer une fois pour toutes le bipartisme à l’américaine, deux partis et deux seuls, avec quelques satellites décoratifs pour sauver les apparences.
Si cette manœuvre réussissait, cela voudrait dire que les Français seraient à l’avenir condamnés à choisir à tous coups, entre l’UMP et le PS, l’UMP et ses satellites et le PS et ses satellites.
Il n’y aurait donc plus de recours pour tous ceux qui estiment qu’il peut arriver, et qu’il arrive souvent, que l’UMP et le PS se trompent tous les deux !...
Il n’y aurait plus de solution, plus d’espoir, pour tous ceux qui pensent, qui savent, qu’un grand pays moderne, avec sa complexité, dans les temps si bouleversants , si bouleversés que nous vivons, ne peut pas avoir, pour son avenir, le choix qu’entre deux options.
Cela n'existe d'ailleurs dans aucun pays du monde.
Le combat que nous allons conduire pour sauvegarder et garantir la pleine indépendance, l’autonomie de pensée et de choix du Mouvement démocrate, ce combat n’est pas seulement pour nous, c’est un combat pour le pluralisme en France.
De ce combat, j'en suis persuadé depuis longtemps, le jour où il aura été conduit à son terme, d’autres courants politiques profiteront et ce sera un bien.
Et c’est d’autant plus important, cette défense du pluralisme, au moment de l’histoire où nous sommes, au moment où le projet qui fut porté par Nicolas Sarkozy révèle se révèle, dans son erreur de jugement, et souvent dans sa mystification.
Tout montre, je le dis avec gravité, que la France va dans le mur, avec une dégradation parallèle et accélérée de la situation économique, financière et sociale.
Un certain nombre des fondamentaux qu'a choisis Nicolas Sarkozy sont préoccupants pour notre pays.
Je veux en citer quatre exemples, de désaccords profonds :
Nous sommes en désaccord depuis le premier jour avec la politique qui a été choisie pour les finances publiques de notre pays, qui a consisté à laisser croire follement, pendant des mois, que l’équilibre se retrouverait par la distribution d’argent facile, en particulier par des avantages fiscaux pour ceux qui étaient déjà les plus favorisés. Cette politique de légèreté, en peu de mois, a conduit à un déficit de dix milliards d’euros supérieur au déficit de l’année précédente. Cette politique « keynésienne », ou pseudo-keynésienne, qui est, disons-le en passant, traditionnellement, la politique même du parti socialiste, va déboucher sur un accident économique et budgétaire sans précédent car il n’y a plus de marge de manœuvre, et il n'y a plus de soupape d'échappement.
Nous sommes en désaccord avec les fausses promesses et nous craignons la crise sociale qu’une telle déception peut entraîner. On a promis, pendant la campagne présidentielle, à des Français qui l'ont cru, tout et le contraire de tout : on a promis l’augmentation du pouvoir d’achat ; on a promis qu’on rendrait aux Français 68 Milliards d’euros ; on a promis le Revenu de solidarité active pour les plus pauvres ; on a promis des droits sociaux supplémentaires ; on a promis que l’éducation serait la priorité de la nation. Aucune de ces promesses n’a été respectée et aucune ne le sera car leur addition était en soi intenable, comme je l'ai dit pendant la campagne présidentielle. Leur addition était intenable étant donné la situation du pays. Mais on a appliqué la vieille loi qu’on enseignait dans les Hauts-de-Seine : « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Cet abus de promesses a nourri le risque d’une crise sociale, la pauvreté gagnant, et les classes qu’on appelait hier moyennes étant de plus en plus exposées, aussi bien aux franchises, qu’à l’augmentation des produits de première nécessité comme le gaz, ou à un appel général aux mutuelles. Je ne sais pas quelle forme peut prendre cette crise sociale, mais à l’état endémique, cette crise sociale est le fond de l’humeur de notre pays.
Nous sommes en désaccord avec ce que Nicolas Sarkozy a choisi de faire de la fonction présidentielle. Et nous avons une tout autre idée de ce que doit être le président de la République. Pour nous, le président de la République, c’est l’homme de la nation et non pas l’homme d’un parti ou d’un clan. Il est pour nous incompatible avec l’idée de la fonction d’imaginer que le président de la République puisse, au vu et au su de tout le monde, présider au comité qui organise la majorité. Cela veut dire qu’il est le représentant de ses partisans, et non pas le représentant du pays tout entier. Or dans les mois et les années qui viennent, plus que jamais, le pays a besoin d’un président qui soit au-dessus des intérêts et des contingences des partis. Car les problèmes qui viennent ,menacent la nation tout entière, dans sa substance, dans son tissu social, dans son unité.
C’est la fonction symbolique du président de la République qui est en jeu. Je sais bien que nous sommes dans un temps où certains croient que « symbolique » signifie « de peu d’importance ». Le ministre de la Défense a récemment déclaré ainsi que vraiment le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN « était une affaire purement symbolique ». Or les peuples et les hommes, et tous les temps sont là pour le confirmer, n’ont cessé d’éprouver que le symbolique était au contraire essentiel, au sens le plus lourd du terme.
C’est pourquoi , quatrième sujet de préoccupations urgent, nous nous battrons de toutes nos forces pour persuader notre pays et l’ensemble des décideurs que cette décision de faire rentrer la France dans la structure intégrée de l’OTAN est une faute pour notre pays. C’est la perte d’un atout, symbolique et donc décisif, pour son identité, pour sa voix singulière dans le monde et en Europe. Depuis des décennies, et particulièrement durant ces dernières années, un équilibre avait été trouvé qui répondait au double intérêt de notre pays : nous étions des partenaires dans l’alliance atlantique, capables de participer chaque fois que nous l’estimions juste et nécessaire, comme on l'a vu lors de la première guerre du golfe, come on l'a vu dans les Balkans, comme on l'a vu en Afghanistan. Mais nous affirmions en même temps notre singularité, notre capacité de dire non, haut et fort, haut et clair, et le monde entier le savait, le monde entier en tout cas l’a vérifié au moment du « non » retentissant que la France de Jacques Chirac a opposé à la décision américaine d’envahir l’Irak. C’est un abandon historique qui est en train de se préparer ici et le fait que cet abandon soit, en effet, symbolique, s’entendra dans le monde entier et chacun prendra acte de ce que la France est redevenue pays comme les autres.
Et c’est grave pour le destin de l’Europe. Les choses étant aujourd’hui ce qu’elles sont, c’est l’indépendance de la France qui garantissait l’authenticité de l'indépendance de l’Europe. Différents, nous étions la quille du bateau. Rentrés dans le rang, le bateau n’aura plus de quille : nous n’aurons plus les moyens de nous opposer au conformisme de l’alignement. Il a été surabondamment montré, ces dernières années, que les alliés les plus proches, les plus anciens des Etats-Unis, les plus intimes, et Tony Blair au premier rang, n’avaient aucune capacité d’influer dans les moments cruciaux sur les décisions de la première puissance du monde. L’Europe n’a pas , pour nous, à solliciter la permission d’exister. C’est le contraire. La volonté d’exister s’affirme, mais ne se sollicite pas.
Il est donc d’importance nationale que les Français, quand ils auront constaté l’échec inéluctable de la majorité, ne soient pas contraints, obligés de se livrer au Parti socialiste comme il est aujourd’hui, et dont un certain nombre d’orientations méconnaissent et risquent d’aggraver la réalité du pays.
En tout cas, il est d’importance nationale que le moment venu, les Français aient le choix. Qu’ils se voient offrir un choix réel entre des voies de recours différentes.
Il est d’importance nationale autrement dit, qu’une alternative démocratique soit construite et présentée aux Français.
La France, dans sa démocratie, dans sa gestion, dans ses priorités, dans sa vie sociale, économique, dans sa vie internationale a besoin d’un autre projet .
Mais ce projet ne pourra être défini, porté et défendu que par un mouvement politique assuré de lui-même, décidé à résister aux menaces et aux tentations, où les élus sont en phase avec les adhérents et les militants, et où les militants eux-mêmes sont cohérents.
C’est pourquoi je conduirai sans faiblir la contre-attaque contre ces manoeuvres. Si c’est d’un combat qu’il s’agit, ce combat, nous allons le mener.
J’ai décidé d’en appeler aux adhérents, aux militants et aux sympathisants du Mouvement démocrate. C’est l’heure de la grande clarification pour échapper aux tentatives de déstabilisation et pour construire un mouvement cohérent.
Je le dis aux adhérents qui ont fait le Mouvement démocrate : c’est maintenant à vous de vous exprimer. C’est votre détermination qui fera tranquillement échec à toutes les manœuvres, d’où qu’elles viennent. Je vous appelle à exprimer votre conviction, à prendre à votre tour les choses en main.
Je vais donc soumettre au suffrage des adhérents, dans une consultation à laquelle chacun sera associé, un texte d’orientation qui ne laissera aucune place à l’ambiguïté. Et j’invite tout dirigeant qui ne serait pas d’accord avec la ligne d’indépendance que je défends à soumettre sa propre motion aux adhérents. Alors nous compterons les soutiens. C’est maintenant, devant nos adhérents et militants que tout débat doit être conduit et tranché.
Cette clarification devra être accomplie avant l’été pour que cessent les manœuvres de déstabilisation. Le 26 avril devant ceux qui ont porté nos couleurs aux élections municipales, le 14 mai devant notre conseil national, nous fixerons les conditions de cette consultation en même temps que le calendrier et les conditions de l’élection de nos instances locales.
Pour moi, les choses sont claires : je n’accepterai plus ni manœuvres internes, ni déstabilisation externe, ni le bazar. C’est vers nos adhérents que je me tourne. Il faut leur exposer clairement et nous le ferons, les données de la situation. Et il faut leur faire confiance pour trancher, pour fixer une fois pour toutes le cap et les règles, et donc le destin, de notre mouvement."
16:56 Publié dans Modem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conférence de presse, françois, bayrou, 14 avril, modem ozoir
13/04/2008
CONSEIL MUNICIPAL DU 10 AVRIL 2008
Il n'y a pas d'autre mots: MARATHON.
Je vous invite à voire le compte rendu de Mme Bellas, ainsi que le fichier attaché.
Lien : http://agirpourozoir.blogspirit.com/archive/2008/04/13/ma...
17:55 Publié dans Conseil Municipal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







