MoDem - Mouvement Démocrate

08/07/2008

12 sites de Vauban classés au Patrimoine de l'humanité

Le réseau des sites de l'architecte militaire Vauban a été en partie ajouté lundi 7 juillet à la liste du Patrimoine mondial decarte.jpg l'humanité. Le château de Bazoches dans la Nièvre a été exclu de la liste. L'Unesco ayant préféré valoriser les fortifications de Vauban et non l'oeuvre de l'architecte dans son ensemble comme le réseau l'aurait souhaité.

Les 12 sites fortifiés retenus sont : la citadelle pentagonale d'Arras (Pas-de-Calais), la citadelle, l'enceinte urbaine et le fort Griffon de Besançon (Doubs), les forts de Blaye/Cussac-Fort-Médoc (Gironde), l'enceinte urbaine, les forts et le pont d'Asfeld à Briançon (Hautes-Alpes), la Tour dorée de Camaret-sur-Mer (Finistère), la ville neuve de Longwy (Meurthe-et-Moselle), le fort de Mont-Dauphin (Hautes-Alpes), la citadelle de Mont-Louis (Pyrénées-Orientales), la place forte de Neuf-Brisach (Haut-Rhin), la citadelle de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime), les tours côtières de Tatihou/Saint-Vast-la-Hougue (Manche), l'enceinte et les forts de Villefranche-de-Conflent (Pyrénées-Orientales).          

 

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01/04/2008

Le monopole est la règle dans la grande distribution

1048000780.jpgUne étude démontre que les situations de monopole dominent en France, qu’il s’agisse de la grande distribution alimentaire, de l’ameublement ou des articles de sport. De quoi alimenter le débat sur la hausse des prix.

C’est une étude qui va instruire le procès de la grande distribution, accusée de contribuer à la hausse des prix. Elle émane du Cabinet Asterop. Ses enseignements ne sont certes pas une surprise : le paysage de la grande distribution en France est très concentré, avec quelques enseignes en situation hégémonique sur la presque totalité du territoire. Que ce soit dans l’alimentaire, l’ameublement, les articles de sport ou de bricolage, la concurrence entre distributeurs fait défaut.

Mais cette étude d’Asterop apporte un lux de détails. Basée sur 50.000 magasins et 629 marchés locaux couvrant le territoire national, elle sera d’ailleurs présentée mercredi à la commission sénatoriale que préside Gérard Larcher, chargée d’examiner le projet de loi de modernisation de l’économie.

Défendu par le secrétaire d’Etat à la consommation, Luc Chatel, ce projet de loi entend revenir sur les lois Royer et Raffarin qui réglementent l’implantation des grandes surfaces en France. Aller vers plus de souplesse en la matière, c’était notamment une des recommandations faites par la commission Attali.

L’étude d’Asterop dénonce une « absence de situations concurrentielles plurielles dans la plupart des secteurs de la distribution » et « des inégalités criantes » dans l’accès des consommateurs à l’offre des enseignes. Pour le même potentiel de consommation, certaines zones de vie (marché local) disposent de 15 fois moins de zones commerciales que d’autres. C’est vrai tout particulièrement pour l’ameublement.

Dans les secteurs de l’alimentaire, du sport et du meuble, dans 65 à 90% des zones de vie, un acteur est en position de leadership. C’est à dire, selon Asterop, qu’il détient plus de 25% de parts de marché. Et un écart de 15 points avec le deuxième. Inversement, seuls 10 à 35% des zones de vie connaissent une situation de concurrence plurielle : au moins trois enseignes se les partagent.

Selon Asterop, seul le secteur de l’électroménager se caractérise par une concurrence satisfaisante, pour 70% des zones de vie étudiées.

De plus, certains groupes d’enseignes sont en leadership précisément dans les zones de vie au plus fort potentiel de consommation. Ainsi, Decathlon domine 116 zones de vie, lesquelles représentent 71% de la consommation nationale. Le groupe Carrefour règne sur un nombre identique de zones de vie, lesquelles représentent 41% de la consommation nationale. Avec un monopole sur 56 zones de vie, Ikea règne sur un espace qui pèse 43% de la consommation de meuble en France.

« Le problème n’est pas tant les niveaux de parts de marché atteintes par ces acteurs en position de leadership plutôt que leur comportement éventuel dans l’exercice de telles positions, en terme de niveau de prix », relativise Christophe Girardier, président d’Asterop. En somme, l’occasion ne fait pas nécessairement le larron.

lexpansion.com

Les prix à la production français augmentent encore

Ils ont gagné 0,4% en février et 4,9% sur un an.

Les prix à la production ne donnent aucun signe de ralentissement dans l'industrie française, selon l'Insee. Après une progression de 0,6% en janvier, ils enregistrent une nouvelle avancée, de 0,4% en février. Sur un an, l'avancée est de 4,9%.

Hors énergie et industrie alimentaire - cette dernière étant le principal secteur montré du doigt dans les problèmes de pouvoir d'achat que rencontrent les consommateurs français - les prix ont progressé de 0,3% en février (après 0,5% en janvier). Sur un an, la hausse des prix à la production hors énergie et alimentaire est de 1,7%.

Autant dire que ces chiffres ne vont pas dans le sens d'un retour au calme sur le front de l'inflation. En février, les prix à la consommation ont augmenté de 2,8% sur un an, de même qu'en janvier. Ces niveaux sont les plus élevés depuis mai 1992. Et, selon le gouverneur de la Banque de France, cette pression sur les prix ne devrait pas diminuer dans les mois qui viennent, du fait, essentiellement, de la hausse des prix de l'énergie et des matières premières industrielles et de certaines denrées alimentaires.

Pas étonnant dans ces conditions que les ménages français aient le moral en berne. Il est quasiment à un plus bas historique. Il faut en effet remonter à janvier 1987 pour trouver pareil niveau, selon les derniers indicateurs.

Seule consolation, l'inflation est encore plus élevée dans d'autres pays de l'Union européenne. Ainsi, le taux d'inflation s'est élevé à 3,3% sur un an en février dans toute la zone euro. Et, en Espagne, le taux annuel d'inflation, qui vient d'être annoncé pour mars, s'affiche à 4,6%.

latribune.fr

27/02/2008

La concurrence dans la grande distribution cache

UFC-Que choisir s'apprête à publier une étude sur la corrélation entre des prix et les structures de la concurrence dans plusieurs zones.

Les réactions se sont encore succédées hier. Chacun a voulu apporter sa solution face à la hausse des prix des produits alimentaires. Bruxelles a rappelé avoir levé des freins à la production (jachère, quotas…) pour détendre les cours des matières premières, à l'origine de la flambée des prix. Le député UMP Frédéric Lefebvre suggère un double étiquetage «prix-évolution des prix en pourcentage» afin de mieux informer le consommateur. Le Parti socialiste propose d'abaisser la TVA sur les produits de consommation courante. Une solution aussitôt rejetée par le premier ministre. «Ce n'est pas raisonnable compte tenu de la situation de nos finances publiques», a-t-il déclaré. Pour Matignon, c'est plutôt la concurrence qui fera baisser les prix.

Un pavé dans la mare

La polémique pourrait bientôt repartir de plus belle. L'association de consommateur UFC-Que choisir s'apprête à jeter un pavé dans la mare. Début avril, elle doit rendre publique une étude sur la corrélation entre les prix de 250 produits et les structures de concurrence dans 625 zones de chalandise. «Il y a un certain nombre de situations de monopole, avance Julien Dourgnon, directeur des études d'UFC-Que choisir. Par exemple, Antibes accueille deux zones commerciales, l'une au nord et l'autre au sud de la ville. Au nord, Carrefour a géré son monopole en implantant un hypermarché et deux discounter ED appartenant à la même centrale d'achat. Au sud de la ville, la situation est similaire, mais avec l'enseigne Casino.» Ce type de situation n'est pas isolé en France. UFC-Que choisir suggère que le Conseil de la concurrence se saisisse de la question et surtout «n'hésite pas à exiger des échanges de surfaces». Autrement dit, qu'un ED soit implanté en zone Casino et que, inversement, un Leader Price s'installe à proximité d'un Carrefour. «Le Conseil de la concurrence a les pouvoirs d'actionner ce genre de décision», rappelle Julien Dourgnon.

Revoir la loi

En octobre, le Conseil de la concurrence avait rendu un avis dans lequel il préconisait de remettre à plat les lois Royer et Raffarin afin de favoriser la concurrence entre les grandes enseignes. Il soulignait que les quatre premiers groupes de distribution contrôlent 66% du marché et que deux centrales d'achat approvisionnent 52,1% de la surface totale de vente des hypermarchés. Cette situation, selon le Conseil, a favorisé des hausses de prix défavorables au consommateur.

UFC-Que choisir n'est pas seule à souligner l'existence de monopoles locaux. La société de conseil et de géomarketing Asterop a analysé la situation pour conclure que les parts de marché à l'échelle locale ne reflètent pas les positions nationales. Dans une étude, Asterop a découpé la France en 630 marchés locaux. Après analyse, il ressort que sur 60% de ces marchés locaux une enseigne est en position de leader dépassant de très loin le numéro deux. Dans 25% des cas, deux acteurs se partagent l'essentiel du marché. Seuls 15% des zones sont dans une situation concurrentielle plus équilibrée.

Carrefour est ainsi en position de leadership sur 119 marchés locaux, avec une part de marché de minimum 25% qui, parfois, peut dépasser 50%. Leclerc est en tête dans 101 marchés. Les zones où Carrefour, avec toutes ses enseignes (qui possède 27% de parts de marché au niveau national), a une position de leadership représentent plus de 40% de la consommation française au niveau national, contre 10,8% pour Leclerc. Tous les autres sont à moins de 5%.

lefigaro.fr

24/01/2008

Lazare Ponticelli: «oui aux obsèques nationales»

Après avoir longtemps refusé cet hommage, le dernier poilu en vie accepte, mais pose ses conditions.

C'est «au nom de tous ceux qui sont morts, hommes et femmes» avant lui, qu'il a décidé d'accepter les obsèques nationales, rapporte le quotidien Le Parisien. Lazare Ponticelli, dernier poilu survivant de la Grande Guerre, refusait jusque-là cet hommage promis par Jacques Chirac pour le dernier poilu qui disparaîtrait. «Ce serait un affront à ceux qui sont mort oubliés», avait-il expliqué.

Le dernier poilu est donc revenu sur sa décision, mais en posant des conditions. «D'accord si c'est dans la dignité. Pas de tapage important ni de défilé». Surtout, il n'oublie pas ses camarades, «morts dans cette horreur de la guerre», et souhaite «une messe aux Invalides» pour leur rendre hommage.

«Je ne pense qu'à tous mes frères d'armes qui sont tombées. C'est à eux que les honneurs reviennent», insiste-t-il. «Je ne suis que leur humble représentant ayant eu la chance de survivre. Moi je suis passé au travers de la guerre injuste et horrible».

«Que la jeunesse n'oublie pas»

Un autre souhait aussi pour Lazare Ponticelli : «J'espère que la jeunesse d'aujourd'hui n'oubliera pas les combattants des deux guerres qui ont sacrifié leur vie afin qu'elle puisse vivre dans une france libre.»

Lazare Ponticelli,110 ans, vit dans le Val de Marne, entouré de sa fille et de ses petits enfants. Soucieux de témoigner, il raconte la guerre de 1914-1918 dans les écoles, ainsi que son parcours. Celui d'un petit Italien parti tout seul de son village natal, au nord de l'Italie, à 9 ans et demi, pour fuir la misère et gagner la France. En 1914, il a 16 ans quand il s'engage dans la Légion étrangère. Un mois de classes et le voilà sur le front du nord-est de la France. Puis il poursuit la guerre en tant que chasseur alpin. Il a retenu une chose de ces années : «Vous tirez sur des pères de famille, c'est complètement idiot la guerre».

Figaro.fr

10/01/2008

2008, année de toutes les ruptures... et de toutes les factures

Ce foisonnement de chantiers, ouverts tous en même temps, s'accompagnera de probables hausses d'impôts.

Dans un climat économique plus incertain - échappera-t-on à une troisième loi sur le pouvoir d'achat... ? -, le tempo des réformes va nettement s'accélérer en 2008, avec un calendrier politique et social très contraint. Entre les élections municipales de mars - qui vont réduire le temps parlementaire pour faire voter un grand nombre de textes pourtant majeurs - et les élections prud'homales début décembre - qui risquent de réduire les marges de manoeuvre de syndicats pourtant ouverts comme jamais à la négociation -, la France va devoir engager en un semestre la quasi-totalité des réformes laissées en jachère depuis dix ans.

Marché du travail, service public de l'emploi, assurance chômage, formation professionnelle, durée du travail, représentativité et financement des syndicats, santé, retraites, réforme de l'État et de la fonction publique... Rien ou presque n'a été oublié et il y a là de quoi provoquer sans doute de nombreuses grèves et faire tomber plusieurs gouvernements. Sans compter les réformes économiques, comme la revue générale des prélèvements obligatoires, qui va ouvrir la voie à la remise à plat d'une fiscalité française lourde, complexe et parfois obsolète, ainsi qu'au réexamen du financement d'une protection sociale menacée par le vieillissement de la population. S'ajoute à cela le très attendu rapport Attali, à la mi-janvier, sur la " libération de la croissance française ", qui sera sans doute moins libéral qu'on le pense, mais proposera des réformes radicales dans le fonctionnement de la concurrence sur les marchés de biens et de services. L'enjeu est rien moins que la modernisation d'une économie encore encalminée par des rentes de toutes sortes, et la revitalisation d'un dialogue social dont l'absence a trop longtemps freiné l'adaptation de la France aux réalités du monde d'aujourd'hui.

UN DOUBLE DANGER

Tous les observateurs, même les plus critiques, reconnaissent à Nicolas Sarkozy sa volonté de mettre en oeuvre des changements en profondeur. Mais la lisibilité de l'action d'ensemble est menacée par le foisonnement des chantiers ouverts tous en même temps, d'où un double danger pour le chef de l'État. Celui de se cantonner à des demi-mesures, pour privilégier l'affichage de changements plus politiques que réels. Et celui d'un coup d'arrêt, que fait planer le probable retournement du cycle économique, avec la perspective d'un fort ralentissement, voire d'une récession américaine. Cette menace est d'autant plus grande que, sans croissance, il sera plus difficile de faire accepter aux Français de nouveaux sacrifices. Il faudra même sans doute - la réforme des régimes spéciaux de retraite l'a bien montré - dégager des moyens nouveaux pour indemniser ceux qui en seraient " victimes ". Et il faudra bien alors en présenter la facture, avec probablement d'inévitables hausses d'impôts à la clef, la situation des déficits et de la dette restant extrêmement tendue en comparaison des efforts réalisés par nos voisins européens.

latribune.fr

Fiscalité locale : un défi sans cesse reporté

Lancer une réforme suppose des relations pacifiées entre Etat et collectivités.

Réussira-t-on enfin, en 2008, à réformer la fiscalité locale ? Le gouvernement en affiche l'intention. Le 4 octobre dernier, la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, a précisé ses axes de travail : la taxe professionnelle, la révision des valeurs locatives et la spécialisation fiscale par niveau de collectivités. Elle a aussi assuré que des propositions seraient présentées mi-2008. Quant à Nicolas Sarkozy, il a promis le 20 novembre, lors du congrès de l'Association des maires de France, de réactualiser les bases de la fiscalité locale, " dont tout le monde sait qu'elle est nécessaire et dont tout le monde repousse l'échéance par peur des conséquences ".

Aux maires, le président de la République a donc proposé que " l'on cesse d'attendre sans rien faire et que l'on procède à la réactualisation des bases à l'occasion de chaque changement de propriétaire ". De leur côté, les collectivités locales ont travaillé le sujet. Chose inédite, les trois associations d'élus locaux (maires, départements et régions) ont réussi à se mettre d'accord sur un document commun. Présenté le 14 novembre à la presse, ce texte définit cinq grandes orientations. Les élus réclament une plus grande autonomie fiscale et militent pour la suppression des compensations versées par l'État en contrepartie des divers dégrèvements. Ils estiment aussi nécessaire de doter chacune des collectivités d' " un panier d'impôts " correspondant à leurs compétences. Ils plaident pour l'introduction du revenu dans l'assiette des impôts locaux. Enfin, ils demandent de renforcer la péréquation entre collectivités.

La partie n'est pas gagnée. Une telle réforme suppose une " pacification " des relations entre État et collectivités locales. Ensuite, villes, départements et régions ne partagent pas les mêmes intérêts. Les réactions à la publication du rapport Lambert, début décembre, montrent bien la difficulté du chantier. L'ancien ministre du Budget y met en cause le sacro-saint principe de la clause générale de compétence. Alors que les régions se sont félicitées de ce rapport, les départements, menacés, ont aussitôt exprimé leur opposition...

Latribune.fr

03/01/2008

Les jeunes ont dopé le taux de participation

C'est à Paris et dans les départements de banlieue que l'afflux d'inscriptions sur les listes électorales a été le plus élevé.

L'élection présidentielle est plus que jamais la consultation pivot de la vie politique française. C'est en tout cas ainsi que la voient les Français si l'on se réfère à la participation électorale observée lors des scrutins de l'année qui vient de s'achever.Elle a été très élevée à la présidentielle et très faible aux législatives, selon une étude de l'Insee publiée la semaine dernière.

À l'élection présidentielle, le taux d'abstention a été inférieur à 15% au premier et au second tour, l'un des plus faibles jamais observés. Aux législatives il a avoisiné les 40% lors des deux tours (39,6% et 39,7%), soit le taux le plus élevé enregistré pour ce scrutin depuis 1910. Il est d'ailleurs significatif que, depuis 1978, le taux d'abstention aux législatives suive une courbe ascendante. Il a plus que doublé en trente ans. Comme si, progressivement, l'élection du président de la République au suffrage universel tendait à réduire aux yeux des Français l'importance des législatives.

C'est d'abord dans les plus jeunes générations que l'élection présidentielle a eu un effet mobilisateur, et surtout dans celles des départements où la population d'origine étrangère est nombreuse. Pour en juger, l'étude de l'Insee a fait analyser séparément le comportement des nouveaux inscrits de l'année et celui des électeurs déjà inscrits. Il apparaît que les premiers ont nettement privilégié l'élection présidentielle, contrairement aux autres. Ainsi ont-ils été 83,5% des nouveaux inscrits à voter aux deux tours de l'élection présidentielle, ce taux étant de 80,7% pour les électeurs déjà inscrits. Inversement, aux législatives, seuls 28,5% des nouveaux inscrits ont voté aux deux tours, taux qui était de 41,2 % pour les autres électeurs. Chez les plus jeunes, donc, un tiers de ceux qui ont voté à la présidentielle se sont déplacés pour les législatives. Pour les autres électeurs, c'est plus de la moitié.

1,4 million de premiers inscrits

Ceux qui se sont inscrits sur les listes électorales en 2006 l'ont donc fait essentiellement en vue de l'élection présidentielle. Les inscriptions ont d'ailleurs été particulièrement nombreuses cette année-là. De sorte que, dans le corps électoral de 2007, 1,4 million de personnes étaient inscrites pour la première fois sur les listes, soit 3,4% du total, chiffre particulièrement élevé selon l'Insee. Or, sur ces nouveaux électeurs, 40% seulement ont été inscrits d'office pour avoir atteint l'âge de 18 ans en 2006. Les autres étaient des personnes plus âgées qui se sont fait inscrire, soit qu'elles aient déménagé, soit qu'elles n'aient pas pu profiter de l'inscription d'office : la moitié de ces inscrits volontaires avaient moins de 30 ans.

L'enquête fait aussi ressortir que les nouveaux inscrits sont particulièrement nombreux en Île-de-France : ils représentent 2% du corps électoral métropolitain, mais 4,4% à Paris, 5,7% en Seine-Saint-Denis, 3,8% dans le Val-d'Oise, 3,6% dans les Hauts-de-Seine et 3,5% dans le Val-de-Marne. Ces cinq départements regroupent 22% des nouveaux inscrits alors qu'ils ne rassemblent que 10% de l'électorat.

En 2002, au contraire, les jeunes électeurs s'étaient moins mobilisés que leurs aînés à la présidentielle : 64% de participation au premier tour pour ceux qui sont nés dans les années 1970 et 81% pour les électeurs nés dans les années 1930. Cependant, au second tour, leur taux de participation avait augmenté beaucoup plus fortement que celui des électeurs plus âgés, et l'avait presque rejoint.

lefigaro.fr

29/10/2007

Portrait social des Français en Europe : le rapport du Centre d'analyse stratégique

Le Centre d'analyse stratégique dresse ce lundi un portrait social de la France en comparaison aux autres pays de l'Union européenne. Il en ressort une France aux réalités sociales contrastées, particulièrement inquiète pour l'avenir de ses enfants.

Le portrait social de la France par rapport aux autres pays de l'Union européenne (UE) que rend public lundi le Centre d'analyse stratégique (CAS, ex-Commissariat général au plan) est riche d'enseignements. La situation sociale des Français est faite à la fois de contrastes et de paradoxes, auxquels s'ajoute une grande peur, celle de la pauvreté. Les Français sont bien plus nombreux (86%) que les autres Européens (65% des Britanniques et 50% des Néerlandais par exemple) et qu'en moyenne dans l'UE (62%) à penser que la pauvreté peut concerner n'importe qui à un moment ou un autre de sa vie. En outre, 13% des Français pensent qu'ils pourraient devenir un jour sans abri, soit la proportion la plus élevée au sein de l'Europe à 25, Lituanie et Lettonie exceptés.

Pourtant, selon les données compilées par le CAS, provenant en grande partie de l'organisme européen de statistiques Eurostat, la France n'est pas plus inégalitaire que la plupart des autres pays européens. Ainsi, le rapport entre les revenus des 10% des Français les plus riches et des 10% des Français les plus pauvres "se situe exactement dans la moyenne de l'Union à 15", note le CAS. Le taux de pauvreté en France est largement amorti par le système de protection sociale: les transferts sociaux permettent ainsi "de diviser par deux le taux de pauvreté en France", souligne l'organisme public. Mais il n'empêche que les dépenses de protection sociale concernent avant tout la vieillesse (43,5%), la maladie (29,2%) et la famille (9,4%), alors que la lutte contre la pauvreté et l'exclusion n'est dotée que de 1,6% du total.

La France compte plutôt moins (en pourcentage) de travailleurs à temps complet ou à temps partiel dans des ménages pauvres qu'en moyenne dans l'Union à 25 (5% et 9% contre 7% et 11%). Soit dit en passant, il aurait été intéressant de comparer avec l'Union à 15 tant les écarts de niveau de vie sont importants entre les 25 pays de l'Union. En effet, être pauvre pour une personne seule signifie vivre avec moins de 797 euros par mois en France, moins de 1.424 euros au Luxembourg et moins de 61 euros en Roumanie! Parmi les catégories de personnes les plus angoissés de perdre leur emploi ou de devenir pauvre se trouvent surtout les personnes au chômage (près de 60% d'entre elles en France contre moins d'une sur deux au sein de l'UE à 25), au foyer et les ouvriers.

Quand on regarde plus dans le détail, la France présente un certain nombre de faiblesses par rapport à ses voisins européens. D'abord, la proportion de personnes très satisfaites par leur niveau de vie en France (16%) se situe à l'avant-dernier rang de l'Union à 15. Le logement, qui compte parmi les principaux motifs de satisfaction des Européens, mécontente une personne sur deux en France. Le chômage, bien qu'en baisse, concerne en France 9,3% de la population active entre 2002 et 2006, soit bien plus que la moyenne de l'UE à 15 (7,8%) et davantage que la moyenne de l'Union à 25 (8,7%). Par ailleurs, le taux de chômage de longue durée, en hausse en Europe depuis 2001, est plus élevé en France que dans l'Union à 15.

Surtout, le taux de chômage des jeunes (15-24 ans) reste très élevé en France (22,1% début 2007 contre 16,3% dans l'Union à 25). "Les jeunes Français peinent plus qu'ailleurs à s'insérer sur le marché du travail" et "bénéficient peu de la baisse du taux de chômage global", note le CAS, qui souligne "une situation particulièrement préoccupante, singulièrement en France pour les jeunes qui n'ont pas poursuivi leurs études au-delà du collège". Dès lors il est peu surprenant que les Français "plus soucieux de sécuriser leur revenu (pouvoir d'achat, chômage, retraites) que la moyenne" de leurs voisins sont "significativement plus pessimistes que la moyenne des Européens sur l'avenir de leurs enfants" (76% contre 64% en moyenne dans l'UE à 25).

Latribune.fr

L'UFC-"Que choisir" dénonce à nouveau les prix "abusifs" de l'eau

Les prix de la distribution et de l'assainissement de l'eau dans les grandes villes sont "souvent très abusifs", souligne l'UFC-Que choisir dans un nouveau rapport présenté lundi 29 octobre. Après une première étude menée en janvier 2006, qui s'appuyait sur un mode de calcul controversé, l'association de consommateurs a effectué une deuxième enquête dans les dix agglomérations déjà retenues (Paris et l'Ile-de-France, Lyon, Lille, Nantes...) et dans neuf autres villes (Marseille, Bordeaux, Toulouse...).

Sur la base de ces nouveaux calculs, l'association conclut que "les résultats varient très peu", la marge moyenne (résultat ramené au chiffre d'affaires) des opérateurs (régie ou compagnie privée) des dix villes du premier échantillon tombant de 33,2 % à 30,6 %. "Nous estimons qu'un taux raisonnable doit se situer entre 15 % et 20 % pour les réserves et les profits", indique François Carlier, directeur des études et de la communication de l'UFC-Que choisir.

On en est très loin dans certaines villes : la marge monte à 58,7 % en moyenne pour les 114 communes du Syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif), 56,1 % à Marseille, où l'eau est "2,2 fois plus cher que ce qu'elle coûte", 47,8 % à Lyon, ou 45,7 % à Reims. En revanche, quelques villes sont dans la fourchette recommandée par l'UFC-Que choisir : Chambéry (10,4 %), Clermont-Ferrand (13,9 %), Annecy (15,9 %) et Grenoble (19,5 %) – quatre agglomérations où l'eau est gérée en régie municipale.

"PRATIQUES IRRÉGULIÈRES"

Régies publiques contre entreprises privées (Veolia Eau et Suez-Lyonnaise des eaux) ? M. Carlier se défend d'opposer systématiquement les deux et note que certaines régies – le Sedif pour la distribution dans les départements franciliens et le Siapp pour l'assainissement – présentent des factures "abusives" aux consommateurs.

Il dénonce aussi les "pratiques irrégulières" de certaines collectivités, et rappelle que la Cour des comptes a reproché au Siapp de financer la coûteuse gestion des eaux pluviales par la facture alors qu'elle relève du budget des collectivités locales. L'UFC n'en dénonce pas moins les "bénéfices faramineux" des Veolia et autres Suez.

Antoine Frérot, directeur général de Veolia Eau, reconnaît que les prix des entreprises privées sont plus élevés de 15 % à 20%. "Le service est plus complexe et mieux géré, explique-t-il. Les réseaux gérés par les entreprises perdent en général 20 % d'eau en moins que les services en régie. Les entreprises acquittent aussi une fiscalité plus lourde que les collectivités locales. Si on tient compte de ces éléments, le service est en fait un peu moins cher pour la délégation que pour la régie directe."

M. Frérot conteste que le marché de l'eau soit peu concurrentiel. "Sur les dernières années, 10 % à 12 % des contrats changent de main (d'un groupe privé à l'autre)", un taux "normal dans un système concurrentiel", juge-t-il. "Sur les 700 contrats mis en renouvellement chaque année, moins d'une dizaine revient en régie", remarque-t-il. Avec une explication : "Les élus préfèrent déléguer les responsabilités, ils redoutent les responsabilités en cas de problème sanitaire."

M. Carlier concède que les entreprises privées ont souvent des contrats plus difficiles, notamment des eaux plus polluées à traiter. Mais il dénonce "une surestimation de la sécurité" et des usines surdimensionnées au nom de la sécurisation de l'approvisionnement, un élu ne détestant rien tant qu'une coupure d'eau décidée par le préfet.

Il se demande aussi pourquoi l'effet de densité ne joue pas en faveur des grandes villes : l'eau y est plus chère alors que les frais de canalisations, très importants dans le prix de revient, sont moins importants qu'en zone rurale en raison des faibles distances pour raccorder les clients.

"ASYMÉTRIE D'INFORMATION"

De nombreux contrats d'eau arrivent à échéance et l'UFC-Que choisir demande plus de vigilance aux élus. Mais les données publiques manquent et le rapport annuel du maire sur l'eau, obligatoire depuis 1995, est trop succinct. "Dans la renégociation des contrats, l'asymétrie d'information entre l'élu et les grandes entreprises donne un avantage aux secondes", souligne M. Carlier.

L'association lance un "appel aux maires" pour qu'ils envisagent un retour à la régie publique. Au moins pour disposer d'un levier de négociation et obtenir une baisse des tarifs de Veolia et Suez. Elle propose aussi "un débat contradictoire et factuel" avec les édiles pour comparer leurs données à celles de l'UFC-Que choisir. Il n'est pas sûr qu'ils soient prêts à ouvrir la boîte noire de la gestion de l'eau – surtout à la veille des élections municipales de mars 2008.

Lemonde.Fr

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