16/11/2008
Les racines du mal
Pendant plus d’un demi-siècle, le monde financier, la Bourse, les marchés ont été délégitimés outre-Atlantique. Pour une raison simple : le Krach de 1929 et ses terribles conséquences. Un épisode qui s’estompe dans la mémoire collective.
Avec le retour à un libéralisme classique, qui privilégie l’individu sur le collectif, l’entrepreneur sur le salarié, le risque sur la rente, le capital sur le travail, la capitalisation sur la répartition, les systèmes de protection sociale, à commencer par ceux qui ont à gérer les retraites, redeviennent des acteurs majeurs des marchés financiers.
Ce sont les fameux fonds de pension.
Pendant longtemps, ces derniers ont été obligés de consacrer l’essentiel de leurs fonds de placements sûrs en obligations, afin de ne prendre aucun risque avec l’argent des cotisants.
Dans les années 1980, ces règles sautent ; les fonds de pension vont pouvoir acheter massivement des actions.
Trois facteurs accélèrent la financiarisation de l’économie occidentale : la libéralisation des mouvements de capitaux et des échanges ; Internet, qui fait qu’il ya toujours un marché sur lequel on peut effectuer une transaction ; l’irruption des mathématiciens dan l’industrie financière, qui permet une « multiplication des pains », sous couvert d’un label scientifique.
Le système va fabriquer de l’argent à partir de celui des autres, à commencer par celui des épargnants.
Avec les changes flottants et une économie où l’incertitude devient la règle, les banques et les compagnies d’assurance ont cherché à se couvrir contre les risques. Comment être sûr, non pas de gagner, mais de pas perdre ? Les hedge funds sont nés de cette demande.
Ils déchargent les établissements ayan pignon sur rue de leurs risques. Ils sont présents dans tous les domaines où l’on peut monétiser un pari.
Ce sont eux qui prennent le risque, et cela, ils le font bien sûr payer.
Ils vont ainsi tisser leur toile sur l’économie mondiale.
Leurs encours dépassent désormais 2000 milliards de dollars.
Ils sont devenus des acteurs incontournables de la finance.
Les fonds de capital-risque perdent leurs objectifs de départ. Désormais, on ne veut plus de pertes, mais une performance moyenne d’au moins 15% par an.
Pourquoi 15% ? Parce que c’est le taux de croissance moyenne annuel des actions à Wall Street dans les années 1990 augmenté des frais prélevés par l’industrie financière.
C’est une approche totalement différente de celle du capitalisme familial, voire des investisseurs institutionnels traditionnels des Trente Glorieuses qui avaient une vision pérenne de l’activité. L’horizon des familles se calcule en générations ; celui des fonds traditionnels, comme des grandes entreprises, en décennies ; celui du capitalisme financier en années. Il faut faire tourner les actifs pour dégager la plus-value, puisque c’est elle qui assure le remboursement des emprunts et la rémunération du capital.
Cette industrie des fonds est boosté par la baisse des taux d’intérêt et les libéralités des banques centrales, à commencer par la Fed américaine. Alan Greenspan, son patron, fait tourner la planche à billets. L’argent coule à flots et il n’est pas cher.
C’est un excellent business pour ceux qui en vivent.
Jean Michel Quatrepoint
Sans cautionner l’ensemble de ces écris, introducton à lire dans son livre, « la crise globale », achevé en juillet.
À chaque phénomène, on trouve une explication technique, et surtout partielle, généralement a posteriori.
Mais jamais, on ne cherche à relier les problèmes les uns aux autres. Dans une société dominée par la globalisation, il ne faut surtout pas globaliser les problèmes. Car ce serait reconnaître que la crise que le monde traverse, comme la paupérisation en marche de nos classes moyennes, ne tombe pas du ciel et qu'il s'agit bien d'une crise globale.
MoDem, Ozoir la ferriere
22:24 Publié dans 11 - Réflexions | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : racines, mal, économie, crise globale, modem, modem ozoir, ozoir la ferriere
21/08/2007
Economies d'énergie : l'avantage fiscal est renforcé
Les dépenses d’équipement de l’habitation principale en faveur des économies d’énergie bénéficient d’un crédit d’impôt depuis 2005. Ce dernier peut dorénavant être cumulé à des primes ou subventions versées exclusivement pour financer les travaux d’installation d’équipements, matériaux ou appareils utilisant les énergies renouvelables. Le montant total des dépenses ouvrant droit à crédit d’impôt ne peut, pour la période du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2009, excéder 8 000 euros pour une personne célibataire, veuve ou divorcée. Pour les couples ou les partenaires liés par un Pacs, le plafond est fixé à 16 000 euros.
Exemple de calcul. Un contribuable fait installer dans son habitation principale un équipement pour un montant total de 10 000 euros dont 2 000 euros au titre de la main d'œuvre et 1 000 euros au titre de dépenses non éligibles. La base du crédit d'impôt s'élève ainsi à 7 000 euros. Si le contribuable perçoit une subvention égale à 2 000 euros versée exclusivement dans le but de financer les seuls travaux d'installation, la base du crédit d'impôt ne sera pas affectée et restera ici fixée à 7 000 euros.
La situation se complique lorsque la subvention excède le montant des dépenses d'installation, c'est-à-dire la main d'œuvre. Dans ce cas, il faut calculer la fraction de l'excédent qui viendra diminuer la base du crédit d'impôt. Si dans cet exemple, la subvention est égale à 3 000 euros, le montant de l'excédent est égal à 3 000 (montant de la subvention) – 2 000 (montant des dépenses d'installation). La fraction de l'excédent est donc : 1 000 (montant de l'excédent) X 7 000 (montant des dépenses éligibles) / 8 000 (montant total des dépenses autres que les dépenses d'installation). La base du crédit d'impôt est donc égale à : 7 000 (montant des dépenses éligibles) – 875 (fraction de l'excédent). Ce qui donne 6 125 euros.
lefigaro.fr
09:05 Publié dans 01 - Actions du Gouvernement | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : economie, energie, credit, impots, modem, modem ozoir, ozoir
09/08/2007
Pékin s'inquiète de nouveau des risques de surchauffe pour l'économie chinoise
La troisième puissance économique mondiale montrerait des signes de surchauffe selon la Banque centrale de Chine. Pour contenir la hausse des prix un durcissement de la politique monétaire est envisagé.
Dans son rapport trimestriel sur la politique monétaire publié aujourd'hui, la Banque populaire de Chine constate que l'inflation, l'excédent commercial et les investissements qui sont resté élevé au deuxième trimestre, constituent des "signes de surchauffe"pour l'économie chinoise.
Alors que le FMI prévoit une croissance du PIB chinois à 11,2% pour 2007, la Banque centrale chinoise parle d'une progression de près de 12% pour le second trimestre 2007. La croissance chinoise dynamique est surtout tirée par un gigantesque excédent commercial et de forts investissements. La hausse de l'inflation qui contribue à cette surchauffe annoncée pourrait donc entamer la compétitivité des exportations sur le marché mondial de l'Empire du Milieu et même affecter le pouvoir d'achat des ménages.
Pour contrôler l'inflation les autorités monétaires promettent donc de prendre les mesures macroéconomiques nécessaires. En effet l'indice des prix à la consommation qui ont augmenté de 3,2% entre janvier et juin, ont bondi de 4,4% en juin en particulier à cause de la forte inflation agricole qui risque également d'influer sur le chiffre de juillet qui sera publié lundi prochain.
Accusé notamment par les Etats Unis de sous-évaluer stratégiquement le yuan sa monnaie, la Chine devrait néanmoins progressivement "accroître la flexibilité du yuan pour lui permettre un meilleur ajustement de la balance des paiements tout en maintenant la stabilité de base du taux de change à un niveau raisonnable et équilibré", a également souligné la Banque centrale de Chine.
La Bourse chinoise en pleine expansion
D'après le rapport publié ce mercredi par la Banque populaire de Chine, les fonds commun de placement chinois ont plus que triplé leurs actifs nets sur les six premiers mois de l'année 2007. Le marché boursier chinois qui attire de nouveaux investisseurs sur son marché financier voit ses fonds commun de placement atteindre le taux record de 1,8 trillion de yuan soit 172 milliards d'euros. Avec 29 fonds communs de placements supplémentaires et 638 milliards de yuan (61 milliards d'euros) de plus vendus au premier semestre 2007, selon la Banque populaire de Chine, l'activité financière chinoise est en plein boum. Les marchés boursiers de Shanghai et Shenzhen ont atteints des records dans le volume de leurs transactions. En tout 23,7 milles milliards de yuan ont été échangé en dans la première moitié de l'année 2007, il s'agit d'une somme de 19,9 trillions de yuan (1,9 mille milliard d'euros) en plus par rapport à l'année précédente selon la Banque centrale. Toujours selon le rapport de la banque populaire, le volume journalier des transactions a explosé et atteint le chiffre de 202,7 milliards de yuan (19,3 milliards d'euros) au premier semestre 2007 : un record. Les entreprises chinoises vendent donc de plus en d'actions sur le marché national et y auraient même levés des fonds à un niveau record de 249,7 milliards du yuan (23 milliards d'euros) au premier semestre 2007, toujours selon le rapport.
latribune.fr
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03/08/2007
Une réforme de la législation sur le travail du dimanche est à l'étude
Parmi les mille et une réformes prônées par Nicolas Sarkozy pour "libérer le travail dans notre pays et supprimer les mécanismes qui le découragent", il y a celle de la législation sur le travail dominical. Dans la lettre de mission adressée mercredi à Xavier Bertrand, ministre du Travail, le président de la République a redit son souhait déjà exprimé début juillet à Christine Lagarde, ministre de l'Economie: que le gouvernement s'attèle à des propositions visant "l'autorisation du travail le dimanche pour les salariés volontaires".
Si les deux ministres doivent travailler conjointement sur ce sujet, il revient à Xavier Bertrand de "proposer les modifications nécessaires à la législation du travail pour permettre l'ouverture des commerces le dimanche dans le cadre du volontariat des salariés", précise Nicolas Sarkozy. Syndicats, grandes enseignes et petits commerçants sont profondément divisés sur cette question.
Cette réforme est proposée alors que la bataille juridique et la polémique autour des autorisations accordées aux centres commerciaux comme Plan de Campagne près de Marseille ou Usines Center à Vélizy (Yvelines) pour ouvrir le dimanche reviennent au coeur de l'actualité. Le préfet des Bouches-du-Rhône Michel Sappin vient de renouveler pour onze mois les autorisations d'ouvertures dominicales à la plupart des enseignes de Plan-de-Campagne, suscitant l'ire des syndicats.
D'ici l'expiration de ces autorisations, une nouvelle législation devrait voir vu le jour, sans doute début 2008. Le gouvernement de François Fillon dispose d'une base de travail: l'avis du Conseil économique et social (CES) remis fin février à son prédécesseur, Dominique de Villepin. Le principe du repos dominical, reconnu par la loi mais qui connaît de nombreuses exceptions, est réffirmé par le CES, qui plaide par ailleurs en faveur d'une évolution en douceur de la législation.
En terme d'évolutions, l'instance consultative propose notamment que tous les magasins situés en zone touristique puissent ouvrir le dimanche, l'enjeu étant la définition de la zone touristique et le sort réservé aux commerces souvent plus petits situés jute à côté. Le CES souhaite aussi que les commerces soumis aujourd'hui à autorisations administratives (une à cinq par an) le soient demain par la loi. Quant à la question des centres commerciaux, elle n'a pas été encore tranchée par le CES.
latribune.fr
08:11 Publié dans 01 - Actions du Gouvernement | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : legislation, travail, dimanche, economie, modem, ozoir, seine et marne
30/07/2007
La Chine double son budget pour les économies d'énergie
Ces fonds permettront de fermer les unités de production obsolètes, promouvoir des technologies plus performantes et mieux gérer des industries polluantes et consommatrices d'énergie. En 2006, les émissions de dioxyde de carbonne ont dépassé en Chine celles des Etats-Unis.
La Chine a décidé de quasiment doubler les ressources financières qu'elle consacre cette année aux économies d'énergie et à la réduction des émissions de polluants, affectant à ce poste quelque 2,8 milliards de dollars.
Selon un communiqué sur le site de la Commission Nationale pour la Réforme et le Développement (CNRD, principal organisme de planification économique), le gouvernement a décidé de libérer 10 milliards de yuans (1,3 milliard de dollars) supplémentaires pour ce projet, portant le total des ressources dédiées à ce programme à 21,3 milliards de yuans.
La Commission indique que 9 milliards de yuans, soit "13 fois plus que l'an dernier", seront notamment utilisés pour une dizaine de "grands projets de réduction d'énergie", sans donner plus de détails. L'agence Chine nouvelle a indiqué vendredi soir que le gouvernement cherche notamment à fermer les unités de production obsolètes, promouvoir des technologies plus performantes et une meilleure gestion des industries polluantes et consommatrices d'énergie.
Ces dernières ont été responsables de l'échec des autorités à réduire la consommation d'énergie de 4% en 2006 comme elles le souhaitaient, selon un responsable de l'Institut de recherche sur l'Energie de la CNRD, Zhou Dadi, cité par Chine nouvelle.
La communauté internationale - et notamment récemment l'OCDE - ont enjoint la Chine de redoubler d'efforts pour faire face aux graves problèmes environnementaux créés par sa croissance accélérée, alors que, selon un récent rapport de l'Agence de surveillance environnementale néerlandaise (MNP), les émissions chinoises de dioxyde de carbone (principal gaz à effet de serre tenu pour responsable du dérèglement climatique) ont dépassé en 2006, pour la première fois, celles produites par les Etats-Unis.
latribune.fr, avec AFP
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20/07/2007
Christine Lagarde souhaite des "facilités" pour le travail dominical
La ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, Christine Lagarde, a déclaré ce vendredi sur RMC qu'elle "serait très étonnée qu'on arrive à un travail tous les dimanches". Elle imagine plutôt "un système de facilités" pour l'ouverture des commerces.
Sur l'épineux dossier du travail du dimanche, la ministre de l'Economie semble adopter la méthode douce, en privilégiant des "facilités" plutôt qu'une généralisation de l'ouverture dominicale des magains. "Je ne veux pas préjuger", a commenté Christine Lagarde ce vendredi, sur RMC, en indiquant qu'elle allait "en premier lieu consulter, écouter toute les parties prenantes" avec Luc Chatel, secrétaire d'Etat au Tourisme et à la Consommation.
"Je serais très étonnée qu'on arrive à un travail tous les dimanches, je ne pense pas que ce soit jamais un jour comme les autres", a-t-elle poursuivi, en évoquant "un système de facilités" dans le commerce à raison notamment d'un dimanche ouvert sur deux, ou un dimanche par mois, etc, selon les endroits. "Il y a la nécessité de préserver un équilibre dans le commerce car on ne peut pas privilégier les grandes surfaces de périphérie sur les petits commerces", a-t-elle dit, car ces derniers ont une "fonction d'animation" des centres villes.
"Il n'y a rien d'impossible, des solutions sont possibles à condition de bien comprendre les intérêts de chacun", a-t-elle ajouté, en évoquant notamment l'intérêt des salariés en matière de temps de travail et l'intérêt des centres ville qui doivent pouvoir "continuer à vivre". Selon elle, en allongeant la période pendant laquelle les gens consomment, cela augmente la consommation. Ainsi, "en ce moment, je ne peux pas aller dans les magasins car je suis toujours en train de travailler".
Concernant la rémunération du travail dominical, "si le salarié travaille plus que le travail légal", cela devrait entrer selon elle dans le champ de la législation sur les heures supplémentaires tout juste votée au parlement. Pour les salariés, "le texte devra préciser que c'est seulement sur la base du volontariat", a-t-elle encore ajouté, en précisant que de ce point de vue, "à son avis, le dimanche n'est pas un jour comme les autres" et le salarié doit pouvoir dire non à son employeur.
Interrogé sur le problème des salariés de la distribution obligés de travailler le dimanche car ils sont à temps partiel contraints et ne gagnent pas assez les autres jours de la semaine, Christine Lagarde n'a pas directement répondu: "le temps partiel, c'est une série d'autres problèmes. Si les entreprises proposent des temps partiels, c'est qu'elles ne sont pas en mesure de proposer des temps pleins".
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a chargé Christine Lagarde de travailler sur "l'autorisation du travail le dimanche pour les salariés volontaires", dans sa lettre de mission rendue publique le 20 juillet
latribune.fr
"base volontariat", de qui se moque t'on. Par contre, c'est peut être un atout "facilitateur" pour les petits commerces en jouant sur le nombre d'heure supplementaire legale. Attention toutefois, aux recations sur le sujet, il est fort complex.
HP
10:35 Publié dans 01 - Actions du Gouvernement | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : lagarde, economie, travail, modem, ozoir, seine et marne





