17/02/2009
La CFDT propose un «fonds social» de 6 milliards
François Chérèque veut financer des formations pour les chômeurs, un dispositif «jeunes actifs» et une aide aux demandeurs d'emplois non indemnisés. L'Élysée est intéressé mais tique sur le financement.
Selon le secrétaire général de la CFDT, les "économistes préconisent une relance représentant 2 à 3% du PIB" et le plan de relance gouvernemental constitue "à peine 1% du PIB".
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a accusé lundi 16 février l'Etat de "jouer petit bras", et même "pire", dans la lutte contre la crise, en exposant ses propositions pour le sommet social prévu mercredi 18 février à l'Elysée. François Chérèque a indiqué lors d'une conférence de presse que "les économistes préconisent une relance représentant 2 à 3% du PIB" et que le plan de relance gouvernemental constitue "à peine 1% du PIB", alors même que la récession sera supérieure à 1% en 2009, selon les prévisions de l'exécutif.
"Fonds d'investissement social"
"Pour pouvoir le mieux possible passer cette crise en maintenant les emplois, il faut une relance au minimum à 3% du PIB", a-t-il jugé. Le secrétaire général de la CFDT estime que la France "est en train de décider de perdre la sortie de crise au niveau mondial. C'est pire que de jouer petit bras". Le dirigeant de l'organisation syndicale a défendu sa proposition de la semaine dernière de "fonds d'investissement social", financé par l'Etat à hauteur de 5 à 6 milliards d'euros, qui serait "un plan d'investissemen
t massif en direction des salariés et permettra de créer les conditions d'une sortie de crise". "Plusieurs centaines de milliers de salariés peuvent être concernés" par un tel dispositif de formation et de qualification des salariés privés d'emploi ou en chômage technique.
Ce fonds aurait trois grands objectifs.
Primo, il doit «développer les qualifications des salariés et des chômeurs pour les emplois de demain» en appliquant un adage aux allures de slogan : «former plutôt que de licencier». Il concerne les salariés privés d'emploi (suite à un licenciement économique ou une fin de CDD), en chômage technique ou à temps partiel.
Deuzio, le FIS doit contribuer à mettre en place «une politique ambitieuse pour l'accès des jeunes à l'activité». La CFDT propose de créer une sorte de RSA-jeunes : un dispositif «jeune actif» combinant un contrat aidé, une formation en alternance ou un service civique, et un «revenu conséquent».
Tertio, le fonds doit permettre une «solidarité nationale pour les demandeurs d'emploi non indemnisés», c'est-à-dire ne pouvant pas prétendre à une allocation-chômage, faute d'avoir cotisé quatre mois. Une proposition qui ressemble furieusement à la prime «fin de CDD» envisagée par Nicolas Sarkozy.
Financement : Suspension de certaines mesures du bouclier fiscal
François Chérèque a proposé que ce fonds d'investissement social comprenne un chapitre "jeune actif" : en échange d'un "accompagnement vers une activité, le jeune percevrait un revenu "conséquent et modulable" en fonction de ses ressources.
Ce fond serait notamment financé par "la suspension de certaines dispositions de la loi TEPA" (bouclier fiscal) et "un contingentement des heures supplémentaires défiscalisées".
Il s'est également prononcé en faveur d' "une relance de la demande pour soutenir l'économie": revalorisation du Smic rétroactive au 1er janvier 2009 (au lieu du 1er juillet), soit "1,5%", baisses ciblées de TVA sur "les dépenses contraintes" (électricité...), relèvement de l'APL, versement anticipé de la prime du RSA, chèques emploi service universel financés par l'Etat pour "les classes modestes et moyennes" et - déjà connu - "suppression partielle du 2e tiers de l'impôt sur le revenu pour les 1ere et 2e tranches". La CFDT a réclame aussi "l'ouverture d'un véritable dialogue social" dans la Fonction publique.
Nouvelobs/figaro
MoDem Ozoir la ferriere
12:15 Publié dans 03 - Actualités France | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : la cfdt, un «fonds social», 6 milliards, modem, oozir la ferriere





