14/07/2009

Les biocarburants en Allemagne : de la première à la troisième génération

Les biocarburants sont des carburants d'origine végétale issus de la biomasse (matière organique). Il faut distinguer biocarburants de première génération - dont les principales filières sont le biodiesel (produit à partir de l'estérification d'huiles végétales avec du méthanol) et le bioéthanol (produit par distillation du sucre issu de plantes) - des biocarburants de seconde génération - qui valorisent la biomasse ligno-cellulosique d'origine forestière et agricole : bois, paille, déchets végétaux. Il existe également des biocarburants de troisième génération, agrocarburants produits à partir de microalgues.

 

En 2007, environ 53 millions de tonnes de carburants ont été consommées en Allemagne. Les biocarburants, avec 4,6 millions de tonnes consommées, ont ainsi couvert 7,3% du besoin en carburant (en pourcentage énergétique) (source FNL1), ce qui représente une économie d'environ 15 millions de tonnes de CO2 (source BMU).

 

L'Allemagne s'est affirmée comme étant le producteur leader européen de biocarburants de première génération. Ces carburants sont sources de controverses depuis ces deux dernières années : forte compétition avec le marché alimentaire, rentabilité énergétique discutable (avec le transport, la fabrication des pesticides et des engrais), utilisation limitée à un nombre restreint de véhicules... Ces polémiques ont amené le gouvernement allemand à revenir sur certains objectifs concernant les biocarburants de première génération. La baisse de consommation de biocarburants enregistrée depuis 2008 pourrait s'aggraver si le contexte réglementaire moins favorable aux biocarburants de première génération n'est pas modifié.

 

L'Allemagne se tourne davantage vers les biocarburants de seconde et troisième générations, plus prometteurs en matière d'efficacité énergétique, de réduction des émissions polluantes et de respect de l'environnement. Elle est aujourd'hui leader dans la recherche sur les biocarburants de deuxième génération et de nombreux projets d'installations pilotes réunissent industriels, centres de recherche et constructeurs automobiles. Néanmoins, une mise sur le marché n'est pas attendue avant quelques années.

 

Au sommaire de ce document :

 

1. Introduction

 

2. Les biocarburants de première génération

2.1. Le marché du biodiesel

2.2. Le marché du bioéthanol

2.3. Le cadre politique allemand concernant les biocarburants

2.4. Limitations

 

3. Les biocarburants de deuxième génération

3.1. Présentation et avantages par rapport aux biocarburants de première génération

3.2. Biomasse et production

3.3. Recherche allemande sur les principales voies de conversion

3.4. L' Allemagne et les biocarburants de 2ème génération : faisabilité d'une unité industrielle?

3.5. Législation et financement des BtL en Allemagne

3.6. Les acteurs des biocarburants de 2ème génération

 

4. Les biocarburants de troisième génération

4.1. Présentation

4.2. Acteurs des biocarburants de troisième génération

 

5. Conclusion

 

6. Annexes

- Tableaux et chiffres

- Les biocarburants en France

- Acteurs et contacts dans le domaine des biocarburants en Allemagne

 

SMM09_024.pdf

Ambassade de France en Allemagne

 

MoDem ozoir la ferriere

03/08/2007

Berlin veut récupérer les oeuvres d'art allemandes restées en Pologne

La polémique sur la restitution des oeuvres d'art allemandes restées en Pologne après la seconde guerre mondiale, l'une des sources de tensions entre Berlin et Varsovie, a été ravivée, jeudi 26 juillet, par la parution en "une" du quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung d'un article sur "les derniers prisonniers de guerre allemands".

A l'image de la Russie, la Pologne a conservé un grand nombre de biens culturels allemands sur son territoire, notamment des centaines de milliers d'objets provenant de l'ancienne bibliothèque d'Etat prussienne de Berlin. Pendant la guerre, l'essentiel des collections de la bibliothèque avait été évacué vers divers dépôts dispersés sur l'ensemble du territoire allemand, dont une bonne partie se trouvait dans les régions de l'Est, devenues polonaises après 1945, pour les protéger des bombardements aériens.

Depuis 1980, les autorités polonaises ont officiellement confirmé la présence d'une partie de ces fonds à la bibliothèque de l'université Jagellon à Cracovie. Y sont conservés 1 400 ouvrages du Moyen Age et de l'époque moderne, environ 19 000 manuscrits asiatiques et gravures historiques et des partitions de musique de Beethoven, Bach ou Mozart.

Des recherches effectuées en 1994 et 1995 par la fondation Preussischer Kulturbesitz, qui gère aujourd'hui les archives de l'ancienne bibliothèque prussienne, ont permis de localiser d'autres objets dans des bibliothèques à Lodz, Lublin, Poznan et Varsovie. Le lieu de stockage d'autres collections reste encore inconnu. "Certains objets sont conservés dans de mauvaises conditions", s'inquiète Hans-Joachim Otto, député libéral et président de la commission des affaires culturelles du Bundestag.

Ouverts en 1992, les pourparlers entre Berlin et Varsovie sur la restitution des biens culturels allemands sont bloqués depuis 2005 et l'arrivée au pouvoir, en Pologne, de la droite conservatrice des frères Kaczynski. Berlin déplore n'avoir obtenu aucune avancée sur ce dossier ces derniers temps.

Au ministère des affaires étrangères polonais, les diplomates sont sur la brèche. "Nous n'avons rien bloqué. Nous continuons à chercher une solution politique", s'agace Wojciech Kowalski, responsable de la restitution des biens culturels.

Le contentieux est d'autant plus aigu que Varsovie le lie inextricablement à la destruction des biens culturels polonais par les occupants nazis. Des pertes chiffrées à quelque 20 milliards de dollars. Selon diverses estimations, de 60 000 à 500 000 oeuvres d'art polonaises auraient été détruites ou pillées par les troupes du IIIe Reich, et 50 millions de livres réduits en cendres, notamment des manuscrits médiévaux et des incunables détruits après l'insurrection de Varsovie en 1944.

"Que signifie "restituer" des biens ? Nous n'avons rien volé à personne, s'étrangle M. Kowalski. Pourquoi la Pologne devrait-elle être punie ? Elle a sauvé et restauré ces oeuvres d'art allemandes. L'Allemagne nazie a tout brûlé sur son passage. Si on restituait ces biens aux Allemands, qu'auraient-ils à nous restituer ? Quasiment rien."

"Evoquer ce sujet en première page du journal n'était pas une bonne idée", commente pour sa part Stephen Bastos, de la Société allemande de politique étrangère (DGAP). L'attitude polonaise est "compréhensible", mais "les biens culturels allemands ne peuvent constituer une réparation pour la destruction du patrimoine culturel polonais", souligne, de son côté, la fondation Preussischer Kulturbesitz.

Quelques partitions de Beethoven, Mozart et Bach ont bien été remises par la Pologne à la RDA en 1977, de même qu'une Bible de Luther lors d'un voyage du chancelier Gerhard Schröder à Varsovie. Des gestes de "bonne volonté" restés sans suite.

Pour exiger ses biens, l'Allemagne s'appuie sur une convention de La Haye signée en 1907 qui interdit la saisie ou la destruction d'oeuvres d'art. Convention inadaptée aux situations créées après guerre par le déplacement des frontières, rétorque Varsovie.

Dans le traité de voisinage signé par l'Allemagne et la Pologne en 1991, une clause stipule la restitution des biens culturels des deux côtés de la frontière. Mais "les droits polonais et allemand sont incompatibles, la seule issue est politique", rétorque, à Varsovie, Wojciech Kowalski.

"Le gouvernement allemand a évité, ces dernières années, d'aborder ce sujet, dénonce le député allemand Hans-Joachim Otto. Le temps est venu, surtout depuis l'entrée de la Pologne dans l'Union européenne, d'aborder le sujet avec franchise."

Lemonde.fr

01/08/2007

Le taux de chômage allemand recule à 9% en juin

Le nombre de chômeur a diminué plus que prévu en juin. L'activité et la consommation domestique prennent le relais en Allemagne des exportations et de l'investissement comme moteur de croissance. Le pays resistera mieux au ralentissement américain et à la hausse des taux.

Dix-huitième mois consécutif de baisse du chômage en Allemagne. Le nombre de demandeurs d'emploi a diminué davantage que prévu en juillet par rapport à juin, de 45.000 en données CVS. La prévision moyenne des économistes interrogés par l'agence Bloomberg donnait un recul de 28.000 chômeurs seulement sur le mois. Le taux de chômage a reculé à 9%, son plus bas depuis 14 ans contre 9,1% en juin.

"La croissance continue d'avoir des effets positifs sur le marché de l'emploi", constate Matthias Rubisch, économiste chez Commerzbank interrogé par l'agence Bloomberg à Francfort. "Nous restons au-dessus du potentiel de croissance" qui permet la création d'emplois, ajoute-t-il. Le 5 juillet au Parlement, le ministre de l'Economie Michael Glos en était même venu à déplorer le manque de main d'oeuvre qualifiée en Allemagne.

En données brutes, moins suivies pas les économistes mais qui font référence dans le débat public, le chômage en Allemagne a très légèrement augmenté en juillet, avec un taux brut de 8,9% contre 8,8% en juin. En juillet, 3,715 millions de personnes étaient inscrites au chômage, soit 28.000 de plus que le mois précédent, mais 671.000 de moins qu'en juillet 2006.

"L'amélioration de la confiance du secteur des services et de l'emploi permet d'envisager une croissance davantage portée par la consommation et l'activité domestique, et moins par les exportations et l'investissement", indique Dominic Bryant, économiste chez BNP Paribas. Ce qui permet de penser que l'Allemagne est le pays de la zone euro le mieux placé pour faire face au ralentissement américain et à la hausse des taux d'intérêt de la BCE prévue en septembre.

Publié hier, le taux de chômage français a reculé à 8 % le mois dernier tandis que le nombre de demandeur d'emploi s'est inscrit en baisse de 24.500 personnes. De son côté, l'Espagne a ramené son taux de chômage en juin au niveau de 1978, à 7,95% de la population active. Mais la part d'emplois temporaires y reste très élevée.

latribune.fr