14/04/2008

Conférence de presse du 14 avril

1456582482.jpgDéclaration de François Bayrou (seul le prononcé fait foi) : "Mesdames, Messieurs, Je vous remercie d'avoir accepté cette rencontre. J'ai voulu vous dire quel est, à mes yeux, l'enjeu des semaines qui viennent pour le Mouvement démocrate et de la manoeuvre qui est engagée autour de lui. Depuis quelques jours, nous savons de manière certaine que des mouvements présentés comme internes, la mise en cause de la ligne d’indépendance de notre mouvement, n'avaient en réalité pas grand chose de spontané, qu'ils étaient dirigés et agités de l’extérieur, et pour parler clairement, de l’Elysée. Je veux vous dire ma réaction lorsque j’ai lu ces documents et les échos de presse nombreux qui les précédaient et qui, tous, allaient dans le même sens. Je me suis dit qu’on attendrait du président de la République, dans une telle période de crise financière, économique, sociale, d’éducation, qu’il s’occupe de l’essentiel pour le pays, et qu’il respecte tous ses concitoyens même s’ils ne sont pas d’accord avec lui.

Je me suis dit que l’intrigue, la déloyauté, le cynisme, ce n’était pas cela qu’on attendait des gouvernants en démocratie, surtout de ceux qui articulant une promesse illusoire, une de plus, affirmaient vouloir construire une « démocratie exemplaire ».

La manœuvre qui est préparée est d’une clarté biblique, pour ne pas dire d’une assez grande naïveté. Nous en connaissons désormais les tenants et les aboutissants.

Elle consiste primo : à « cibler » un certain nombre d’élus en leur promettant portefeuilles, galons et chamarrures, et à dresser ainsi les élus contre la volonté d’indépendance des militants.

Secundo : à essayer de déstabiliser le Mouvement démocrate en prétendant qu’on pourrait dans un illusoire retour en arrière faire revivre l’UDF d’antan, contre la décision solennelle de son congrès, en en faisant de nouveau l’allié inconditionnel du parti majoritaire.

Tertio : pour s’assurer de la manœuvre, que l’UDF serait attaquée dans son patrimoine, le patrimoine dont elle est dépositaire comme association, qui a été construit au fil du temps contre tous les assauts et toutes les menaces, sous ma présidence exclusivement, avec l’arrière-pensée que l’on puisse par le même moyen priver notre famille politique du financement public obtenu par ses candidats.

Quattro, enfin : que cette manœuvre conduirait à l’éclatement du Mouvement démocrate, à un pseudo « parti du centre » de plus, un satellite de plus autour de l’UMP, pour noyer la voix originale du Mouvement démocrate dans les sables mouvants d’un centre inféodé. Le but étant d’obtenir le plus grand nombre possible de faux centres de manière à faire croire qu’il n’en existe vraiment aucun…

Cette manœuvre s’accompagne, annonce -t-on ouvertement, d’un changement du mode de scrutin pour les élections régionales, destiné, croient-ils, à nous empêcher de trouver notre place dans cette élection.

Cet ensemble de manœuvres, je ne le laisserai pas se dérouler sans réagir.

Car il y va d’un immense enjeu, d’un enjeu bien plus important que l’existence d’un parti ou le combat d’un homme ou d’une équipe.

Le but de cette manœuvre, c’est qu’il n’y ait pas en France de centre indépendant, de courant démocrate pour offrir un choix nouveau à notre pays.

Le fond de cette manœuvre, c’est de mettre un terme définitif au pluralisme dans notre pays, en éliminant ceux qui lui résistent, et d’instaurer une fois pour toutes le bipartisme à l’américaine, deux partis et deux seuls, avec quelques satellites décoratifs pour sauver les apparences.

Si cette manœuvre réussissait, cela voudrait dire que les Français seraient à l’avenir condamnés à choisir à tous coups, entre l’UMP et le PS, l’UMP et ses satellites et le PS et ses satellites.

Il n’y aurait donc plus de recours pour tous ceux qui estiment qu’il peut arriver, et qu’il arrive souvent, que l’UMP et le PS se trompent tous les deux !...

Il n’y aurait plus de solution, plus d’espoir, pour tous ceux qui pensent, qui savent, qu’un grand pays  moderne, avec sa complexité, dans les temps si bouleversants , si bouleversés que nous vivons, ne peut pas avoir, pour son avenir, le choix qu’entre deux options.

Cela n'existe d'ailleurs dans aucun pays du monde.

Le combat que nous allons conduire pour sauvegarder et garantir la pleine indépendance, l’autonomie de pensée et de choix du Mouvement démocrate, ce combat n’est pas seulement pour nous, c’est un combat pour le pluralisme en France.

De ce combat, j'en suis persuadé depuis longtemps, le jour où il aura été conduit à son terme, d’autres courants politiques profiteront et ce sera un bien.

Et c’est d’autant plus important, cette défense du pluralisme,  au moment de l’histoire où nous sommes, au moment où le projet qui fut porté par Nicolas Sarkozy révèle se révèle, dans son erreur de jugement, et souvent dans sa mystification.

Tout montre, je le dis avec gravité, que la France va dans le mur, avec une dégradation parallèle et accélérée de la situation économique, financière et sociale.

Un certain nombre des fondamentaux qu'a choisis Nicolas Sarkozy sont préoccupants pour notre pays.

Je veux en citer quatre exemples, de désaccords profonds :

Nous sommes en désaccord depuis le premier jour avec la politique qui a été choisie pour les finances publiques de notre pays, qui a consisté à laisser croire follement, pendant des mois, que l’équilibre se retrouverait par la distribution d’argent facile, en particulier par des avantages fiscaux pour ceux qui étaient déjà les plus favorisés. Cette politique de légèreté, en peu de mois, a conduit à un déficit de dix milliards d’euros supérieur au déficit de l’année précédente. Cette politique « keynésienne », ou pseudo-keynésienne, qui est, disons-le en passant, traditionnellement, la politique même du parti socialiste, va déboucher sur un accident économique et budgétaire sans précédent car il n’y a plus de marge de manœuvre, et il n'y a plus de soupape d'échappement.

Nous sommes en désaccord avec les fausses promesses et nous craignons la crise sociale qu’une telle déception peut entraîner. On a promis, pendant la campagne présidentielle, à des Français qui l'ont cru,  tout et le contraire de tout : on a promis l’augmentation du pouvoir d’achat ; on a promis qu’on rendrait aux Français 68 Milliards d’euros ; on a promis le Revenu de solidarité active pour les plus pauvres ; on a promis des droits sociaux supplémentaires ; on a promis que l’éducation serait la priorité de la nation. Aucune de ces promesses n’a été respectée et aucune ne le sera car leur addition était en soi intenable, comme je l'ai dit pendant la campagne présidentielle. Leur addition était intenable étant donné la situation du pays. Mais on a appliqué la vieille loi qu’on enseignait dans les Hauts-de-Seine : « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Cet abus de promesses a nourri le risque d’une crise sociale, la pauvreté gagnant, et les classes qu’on appelait hier moyennes étant de plus en plus exposées, aussi bien aux franchises, qu’à l’augmentation des produits de première nécessité comme le gaz, ou à un appel général aux mutuelles. Je ne sais pas quelle forme peut prendre cette crise sociale, mais à l’état endémique, cette crise sociale est le fond de l’humeur de notre pays.

Nous sommes en désaccord avec ce que Nicolas Sarkozy a choisi de faire de la fonction présidentielle. Et nous avons une tout autre idée de ce que doit être le président de la République. Pour nous, le président de la République, c’est l’homme de la nation et non pas l’homme d’un parti ou d’un clan. Il est pour nous incompatible avec l’idée de la fonction d’imaginer que le président de la République puisse, au vu et au su de tout le monde, présider au comité qui organise la majorité. Cela veut dire qu’il est le représentant de ses partisans, et non pas le représentant du pays tout entier. Or dans les mois et les années qui viennent, plus que jamais, le pays a besoin d’un président qui soit au-dessus des intérêts et des contingences des partis. Car les problèmes qui viennent ,menacent la nation tout entière, dans sa substance, dans son tissu social, dans son unité.

C’est la fonction symbolique du président de la République qui est en jeu. Je sais bien que nous sommes dans un temps où certains croient que « symbolique »  signifie « de peu d’importance ». Le ministre de la Défense a récemment déclaré ainsi que vraiment le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN « était une affaire purement symbolique ». Or les peuples et les hommes, et tous les temps sont là pour le confirmer, n’ont cessé d’éprouver que le symbolique était au contraire essentiel, au sens le plus lourd du terme.

C’est pourquoi , quatrième sujet de préoccupations urgent, nous nous battrons de toutes nos forces pour persuader notre pays et l’ensemble des décideurs que cette décision de faire rentrer la France dans la structure intégrée de l’OTAN est une faute pour notre pays. C’est la perte d’un atout, symbolique et donc décisif, pour son identité, pour sa voix singulière dans le monde et en Europe. Depuis des décennies, et particulièrement durant ces dernières années, un équilibre avait été trouvé qui répondait au double intérêt de notre pays : nous étions des partenaires dans l’alliance atlantique, capables de participer chaque fois que nous l’estimions juste et nécessaire, comme on l'a vu lors de la première guerre du golfe, come on l'a vu dans les Balkans, comme on l'a vu  en Afghanistan. Mais nous affirmions en même temps notre singularité, notre capacité de dire non, haut et fort, haut et clair, et le monde entier le savait, le monde entier en tout cas l’a vérifié au moment du « non » retentissant que la France de Jacques Chirac a opposé à la décision américaine d’envahir l’Irak. C’est un abandon historique qui est en train de se préparer ici et le fait que cet abandon soit, en effet, symbolique, s’entendra dans le monde entier et chacun prendra acte de ce que la France est redevenue pays comme les autres.

Et c’est grave pour le destin de l’Europe. Les choses étant aujourd’hui ce qu’elles sont, c’est l’indépendance de la France qui garantissait l’authenticité de l'indépendance de l’Europe. Différents, nous étions la quille du bateau. Rentrés dans le rang, le bateau n’aura plus de quille : nous n’aurons plus les moyens de nous opposer au conformisme de l’alignement. Il a été surabondamment montré, ces dernières années, que les alliés les plus proches, les plus anciens des Etats-Unis, les plus intimes, et Tony Blair au premier rang, n’avaient aucune capacité d’influer dans les moments cruciaux sur les décisions de la première puissance du monde. L’Europe n’a pas , pour nous, à solliciter la permission d’exister. C’est le contraire. La volonté d’exister s’affirme, mais ne se sollicite pas.

Il est donc d’importance nationale que les Français, quand ils auront constaté l’échec inéluctable de la majorité, ne soient pas contraints, obligés  de se livrer au Parti socialiste comme il est aujourd’hui, et dont un certain nombre d’orientations méconnaissent et risquent d’aggraver la réalité du pays.

En tout cas, il est d’importance nationale que le moment venu, les Français aient le choix. Qu’ils se voient offrir un choix réel entre des voies de recours différentes.

Il est d’importance nationale autrement dit, qu’une alternative démocratique soit construite et présentée aux Français.

La France, dans sa démocratie, dans sa gestion, dans ses priorités, dans sa vie sociale, économique, dans sa vie internationale a besoin d’un autre projet .

Mais ce projet ne pourra être défini, porté et défendu que par un mouvement politique assuré de lui-même, décidé à résister aux menaces et aux tentations, où les élus sont en phase avec les adhérents et les militants, et où les militants eux-mêmes sont cohérents.

C’est pourquoi je conduirai sans faiblir la contre-attaque contre ces manoeuvres. Si c’est d’un combat qu’il s’agit, ce combat, nous allons le mener.

J’ai décidé d’en appeler aux adhérents, aux militants et aux sympathisants du Mouvement démocrate. C’est l’heure de la grande clarification pour échapper aux tentatives de déstabilisation et pour construire un mouvement cohérent.

Je le dis aux adhérents qui ont fait le Mouvement démocrate : c’est maintenant à vous de vous exprimer. C’est votre détermination qui fera tranquillement échec à toutes les manœuvres, d’où qu’elles viennent. Je vous appelle à exprimer votre conviction, à prendre à votre tour les choses en main.

Je vais donc soumettre au suffrage des adhérents, dans une consultation à laquelle chacun sera associé, un texte d’orientation qui ne laissera aucune place à l’ambiguïté. Et j’invite tout dirigeant qui ne serait pas d’accord avec la ligne d’indépendance que je défends à soumettre sa propre motion aux adhérents. Alors nous compterons les soutiens. C’est maintenant, devant nos adhérents et militants que tout débat doit être conduit et tranché.

Cette clarification devra être accomplie avant l’été pour que cessent les manœuvres de déstabilisation. Le 26 avril devant ceux qui ont porté nos couleurs aux élections municipales, le 14 mai devant notre conseil national, nous fixerons les conditions de cette consultation en même temps que le calendrier et les conditions de l’élection de nos instances locales.

Pour moi, les choses sont claires : je n’accepterai plus ni manœuvres internes, ni déstabilisation externe, ni le bazar. C’est vers nos adhérents que je me tourne. Il faut leur exposer clairement et nous le ferons, les données de la situation. Et il faut leur faire confiance pour trancher, pour fixer une fois pour toutes le cap et les règles, et donc le destin, de notre mouvement."

26/01/2008

COMITE DE SOUTIEN

Le Mouvement Démocrate a reçu pendant l'année 2007 plus de 200 000 messages d'internautes, nous tenons à vous en remercier très chaleureusement. Vous avez pris la peine de nous écrire pour nous faire part de vos suggestions ou remarques, de vos réflexions ou interrogations, et le plus souvent pour nous exprimer votre soutien et témoigner votre confiance.

200 000, c'est un chiffre formidable, un chiffre révélateur d'un élan sans précédent, un chiffre dont nous sommes fiers !

En 2008 nous allons bien évidemment maintenir avec vous ce lien que nous considérons comme essentiel. Ce lien qui nous a permis de décrypter, comprendre et évaluer vos réactions, vos attentes, vos encouragements et votre engagement. Ce lien avec vous est une forme de proximité, de contact direct qui permet au Mouvement Démocrate et tout particulièrement à François Bayrou d'être à l'écoute de nos adhérents, de nos sympathisants et de tous les citoyens français et étrangers.

31/10/2007

« Accords possibles » avec le PS et l’UMP pour le Modem aux municipales selon Bayrou

Le patron du Mouvement démocrate (MoDem) développe sa stratégie d’autonomie, et a tancé Azouz Beggag, candidat à Lyon, qui voulait faire de la capitale des Gaules un bastion « anti-Sarkozy ». Il a expliqué ce matin qu’il y aurait des « accords possibles » à la fois avec l’UMP et le Parti socialiste lors des élections municipales de mars prochain.

« Il y aura des accords possibles, locaux, entre l’UMP et le Mouvement démocrate et entre le Mouvement démocrate et le Parti socialiste », a expliqué François Bayrou sur RMC-Info et BFM-TV. Dans la région par exemple, c’est la perspective d’une alliance à droite qui se dessine à Dunkerque, ou le Modem s’est mis d’accord sur la commune avec l’UMP de Guy Lécluse contre le socialiste Michel Delebarre. Reste à savoir quel sera le déroulement des accords dans les villes détenues par la droite.

Anti-Sarkozy : « pas la bonne approche»

« Je souhaite que chaque fois que ces accords interviennent, les listes soient le plus large possibles », a poursuivi l’ancien candidat à la présidentielle. « Je ne crois pas que l’approche pour une élection locale doive être une approche partisane ». Dans la même veine, il donc fort logiquement condamné les propos d’Azouz Begag, candidat à l’investiture à Lyon, qui a affiché sa volonté de faire de Lyon « l’épicentre de la résistance anti-Sarkozy » : «Il a tort», explique François Bayrou. « Avec beaucoup d’amité pour lui, je veux lui dire que ce n’est pas la bonne approche ». « On va pas recommencer à faire comme ça du camp contre camp, du tous contre un ou un contre tous », a-t-il ajouté, disant refuser « les attitudes sectaires ».

« Pour moi, ce qui compte dans une élection municipale à Lyon, ce n’est pas principalement la politique nationale, c’est principalement la vie des Lyonnais », a expliqué François Bayrou. «Les élections municipales, c’est fait pour rendre meilleure la vie des gens dans une ville», résume-t-il.

A Paris, il a espéré que les listes autonomes présentées dans chaque arrondissement et conduites par Marielle de Sarnez « convaincront les Parisiens et que la question qui se posera, ce ne sera pas à qui on se rallie, mais qui se rallie à nous ».

lavoixdunord.fr

 

13/08/2007

François Bayrou contre la suppression du Premier ministre

François Bayrou perplexe sur le comité de réforme

01/08/2007

Bayrou mesure l'ampleur de sa solitude (article Lefigaro)

L'ancien candidat à l'Élysée espère que les municipales lui redonneront des raisons d'espérer.

Il siège tout en haut à droite de l'hémicycle. Parmi les non-inscrits. Presqu'au poulailler. Au Palais Bourbon, son bureau a été réattribué au sarkozyste Frédéric Lefebvre, suppléant d'André Santini, l'ancien complice, devenu ministre du gouvernement Fillon. Malgré les 18 % recueillis au premier tour de la présidentielle, un record pour un candidat centriste, François Bayrou est aujourd'hui très isolé. À l'exception du Béarnais Jean Lassalle, tous les députés UDF qui lui étaient restés fidèles lors de la création de l'UMP, en 2002, l'ont abandonné pour rallier la majorité présidentielle et le Nouveau Centre. Ou, comme Anne-Marie Comparini et Gilles Artigues, ont été battus.

Le président de l'UDF avait prévenu qu'il se ferait entendre à l'Assemblée nationale. « On n'a pas besoin d'être cent pour être entendu comme cent », a-t-il expliqué récemment aux adhérents de son parti. Depuis le début de la législature, il est donc intervenu pour critiquer le « paquet fiscal », le « report à 2012 » de l'objectif de retour à l'équilibre des finances publiques et la réforme des universités. Mais l'ancien candidat à l'Élysée reste, pour le moment, largement inaudible.

Une fois encore, Bayrou va donc devoir repartir au combat, pour retrouver sa place au soleil entre une UMP largement dominante et un PS totalement balkanisé. Avec un premier objectif, développer le Mouvement démocrate qu'il a lancé le 10 mai dernier, lors d'un conseil national de l'UDF à la Mutualité. Le MoDem revendique 80 000 préadhésions par Internet, dont 45 000 ont été concrétisées. Mais déjà, sont apparues les premières difficultés.

Thierry Benoit, l'un des quatre députés élus sous l'étiquette UDF-MoDem, a souhaité le rassemblement de la famille centriste sur une ligne permettant de faire revenir les députés partis au Nouveau Centre. « Il faut que tout le monde se retrouve, un François Bayrou, un Jean Arthuis, un Charles de Courson, un François Sauvadet, un Hervé Morin », a-t-il déclaré, émettant des réserves sur la création du MoDem. D'autres, comme Didier Bariani, refusent de voir l'UDF se fondre dans le MoDem.

« Choc des cultures »

Entre une structure unitaire, plus efficace, et une fédération, plus souple, François Bayrou n'a pas de position dogmatique. En juillet, il est allé à la rencontre des adhérents, troublés par la claque des législatives, les débuts en fanfare de la présidence Sarkozy et le divorce avec le Nouveau Centre. Partout, il a entendu les inquiétudes de militants et de cadres qui veulent savoir comment « faire vivre ensemble d'anciens adhérents de l'UDF et des nouveaux adhérents MoDem ».

Beaucoup sont des écologistes en rupture de ban ou des électeurs de gauche déçus. « Sur le terrain ça ne se passe pas idéalement », se plaignent les militants. Face à « ce choc des cultures », Bayrou a appelé tout le monde à « dialoguer, discuter, pour s'apercevoir qu'en réalité, les valeurs sont communes ». Pour son principal lieutenant, Marielle de Sarnez, une formation politique « ne doit pas rester en vase clos, mais doit au contraire ouvrir la porte ».

Du 13 au 16 septembre, François Bayrou organise un « Forum démocrate » à Seignosse, sur la côte landaise. Il s'agira, avant le congrès fondateur du MoDem, fin octobre ou début novembre, de réfléchir à de nouveaux statuts, à de nouvelles méthodes de travail et à une charte éthique. Pour tenter de fédérer tout le monde.

Le MoDem espère ensuite se refaire une santé à la faveur des municipales, en présentant un maximum de listes au premier tour, puis en recherchant des « partenariats » au second, en fonction « des hommes, des situations locales et des projets ». « Nous avons la chance de pouvoir faire élire une nouvelle génération d'hommes et de femmes dans toute la France », affirme Marielle de Sarnez, qui conduira les listes MoDem à Paris. Avec l'ambition de trouver sa place entre Françoise de Panafieu et Bertrand Delanoë.

PARU DANS LE FIGARO.

lefigaro.fr

27/07/2007

Les candidats Sarkozy et Royal ont dépensé plus de 20 millions d'euros

Les comptes de campagne des candidats à l'élection présidentielle des 22 avril et 6 mai ont été publiés au Journal officiel du 27 juillet.

Entre les deux candidats qualifiés au second tour, le montant total des dépenses aura été quasiment équivalent : 21 038 891 euros pour Nicolas Sarkozy et 20 712 943 euros pour Ségolène Royal. Le candidat de l'UMP a dépensé 12,38 millions en réunions publiques, contre 7,19 millions à sa rivale du PS. En revanche, selon les chiffres fournis à la commission nationale des comptes de campagne, M. Sarkozy a déboursé 527 800 euros en enquêtes et sondages quand Mme Royal y consacrait 836 807 euros.

Pour les candidats éliminés au premier tour, c'est François Bayrou qui a engagé le plus gros budget (9,746 millions, soit un ratio de 1,43 euro par voix obtenue), suivi par Jean-Marie Le Pen (9,683 millions, soit 2,52 euros par voix). Viennent ensuite Marie-George Buffet (4,822 millions, 6,82 euros par voix) ; Philippe de Villiers (3,098 millions, 3,78 euros par voix) ; Arlette Laguiller (2,115 millions, 4,33 euros par voix) ; Dominique Voynet (1,436 million, 2,49 euros par voix) ; José Bové (1,204 million, 2,49 euros par voix) ; Olivier Besancenot (918 330 euros, 0,61 euro par voix) ; Frédéric Nihous (844 280 euros, 2 euros par voix) et Gérard Schivardi (713 960 euros, 5,78 euros par voix).

LE MONDE | 27.07.07 | 16h02  •  Mis à jour le 27.07.07 |

25/07/2007

ITW F.Bayrou sur rue89.com

François Bayrou dénonce la peoplisation du pouvoir lors de son interview sur rue89.com

ITW F.Bayrou sur rue89.com (2)

François Bayrou veut introduire plus de proportionnelle lors de son interview sur rue89.com HP

19/07/2007

Mouvement democrate - Fédération de Seine et Marne

MESSAGE DE PATRICK SEPTIERS, PRESIDENT DE L'UDF77

Cher(e) ami(e),


Ce premier semestre 2007 a été riche en événements politiques. Les bons résultats de notre parti aux élections présidentielles et législatives en Seine-et-Marne ont reflété l’engagement de chacun d’entre nous, et ce malgré des contextes locaux difficiles. Au nom de la fédération, je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui ont activement participé à ces campagnes, porteuses d avenir.

Aujourd’hui s’ouvrent de nouvelles perspectives, entre autres :
• Participer à la création d’un nouveau parti, le MoDem, 10fb58a9ce45a4fe67d880f417d65686.gif
• Se préparer pour les prochaines échéances électorales, les municipales et cantonales de mars 2008.

Lors du Conseil départemental du 2 juillet dernier, j’ai proposé que notre Fédération présente une motion lors du congrès UDF prévu fin octobre pour affirmer la position de notre département dans le débat national. Dans cet objectif, je vous invite à me faire parvenir vos propositions dans les meilleurs délais.

Au cours du Bureau politique du 12 juillet, François Bayrou a rappelé la ligne politique de l’UDF, basée sur l’indépendance. Il a par ailleurs confirmé sa volonté de voir une forte représentation du nouveau parti lors des prochains rendez-vous politiques.
En ce qui concerne les fichiers des nouveaux adhérents du MoDem, qui nous font terriblement défaut, François Bayrou a enfin accepté de les transmettre à chaque Président de Fédération. Ainsi, j’inviterai l’ensemble des adhérents, UDF et MoDem, à des rencontres démocrates début septembre, avant les assises nationales des 13, 14 15 et 16 septembre prochains.

Dans l’attente de vous retrouver à la rentrée pour préparer ensemble l’avenir, je vous souhaite de bonnes vacances.

Cordialement

Patrick SEPTIERS
Président de l'UDF77
http://www.udf77.org/