18/06/2009
Chine : un inventaire des “villages du cancer”
Pollution industrielle rime avec tumeurs. C’est ce que montre la carte réalisée par le journaliste Deng Fei.
Après avoir mené un travail d’investigation sur la multiplication des cas de cancer dans un village très pollué situé à 50 kilomètres de Pékin, le journaliste Deng Fei a voulu élargir ses recherches en faisant un inventaire des cas similaires à l’échelle de la Chine. Son enquête est récemment parue dans le magazine hongkongais Fenghuang Zhoukan, avec une carte qui a suscité un grand intérêt.
S’appuyant exclusivement sur des informations parues dans les journaux chinois, Deng Fei a répertorié une centaine de localités où, depuis une dizaine d’années, la recrudescence du cancer sous toutes ses formes soulève la question d’un lien avec la pollution. Dans au moins sept de ces villages, on a comptabilisé entre 50 et 200 décès possiblement liés à la détérioration de l’environnement. Ces “villages du cancer” sont le plus fréquemment situés aux abords de centres industriels, en aval de cours d’eau pollués ou encore à proximité de mines. Le degré élevé de pollution des eaux et de l’air est essentiellement dû aux déchets industriels ou domestiques ainsi qu’aux métaux lourds.
Courrierinternationnal.com
MoDem Ozoir la Ferrière
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22/01/2009
Pékin redoute un printemps social agité
Confrontés à la montée du chômage, les dirigeants communistes multiplient les directives pour prévenir les «incidents de masse».
C'est de cette gare poussiéreuse et grouillante, par les neuf grandes voies ferrées qui partent en éventail vers toutes les provinces du pays, que se répand le mal qui pourrait menacer la stabilité de la Chine. Des centaines de milliers de travailleurs migrants se pressent aux guichets de Canton, frénésie compréhensible avant le Nouvel An chinois où 188 millions de voyageurs
vont se croiser en tous sens. Sauf que cette année ne ressemble à aucune autre. Les temps dorés, ceux de la croissance à deux chiffres, sont terminés. Pour la première fois depuis sept ans, les exportations sont en baisse et, dans le Sud manufacturier, les entreprises ferment par milliers. Pour beaucoup de voyageurs, le billet retour sera de trop.
Le printemps chinois pourrait être chaud. Les dizaines de millions de travailleurs migrants constituent une vraie bombe à retardement. Sur 200 millions de «mingongs», 20 millions seraient déjà sur le pavé. Sur la grande esplanade bétonnée où des bus déversent des cohortes d'ouvriers, un groupe bivouaque autour de balanciers de fortune dont les paniers sont remplis de jouets et d'objets électroniques. Quatre hommes, trois femmes et des enfants qui dorment sur des nattes. Tous de la même ville de Tongren, dans le Guizhou. Ils sont venus ensemble, et ils repartent ensemble. «J'ai travaillé pendant six ans dans une usine de matériaux de construction, raconte Tian Rugang, j'ai gagné assez d'argent pour ouvrir un petit commerce près de chez moi, de ma famille. Si ça ne marche pas, je reviendrai…»
Lendemains douloureux
Quand la baisse de la demande mondiale a commencé à faire toussoter les régions exportatrices du Sud de la Chine, en novembre, des émeutes ont bien éclaté ici ou là. Mais les incendies ont vite été éteints par les gouvernements locaux qui ont mis la main à la poche pour régler des salaires non payés par des patrons hongkongais ayant filé à l'anglaise. Et puis, il y avait cette perspective du Nouvel An, qui faisait «avaler» la perte d'emploi. Les lendemains de fête risquent d'être douloureux. Et c'est dans les provinces de l'Hinterland chinois, où cette main-d'œuvre se rapatrie, que les convulsions devraient être les plus violentes. L'heure de vérité va sonner après la mi-février, quand la période de vacances du Nouvel An chinois - qui tombe cette année le 26 janvier - sera terminée.
Les dirigeants communistes ne cachent plus leur inquiétude et multiplient les directives pour prévenir les «incidents de masse». Côté maintien de l'ordre, les autorités provinciales ont reçu pour consigne de se préparer et le dispositif de sécurité a déjà été renforcé dans les gares. En amont, une circulaire leur demande de s'attaquer à la « tâche urgente » des travailleurs migrants privés d'emploi. Il leur est recommandé de veiller à ce que les salaires ou indemnités leur aient été versés, de créer des emplois et de proposer des formations. Le gouvernement demande aussi aux banques de faciliter les crédits pour la création de petites entreprises et aux administrations de simplifier les procédures. Dans le même esprit, les entreprises d'État doivent suspendre tout licenciement.
Inquiétude générale
Un rapport de l'Académie chinoise des sciences sociales (CASS) révèle que le chômage urbain a crû aux alentours de 9,4 %, le double du chiffre officiel. D'autres sources estiment qu'il pourrait atteindre 12 %, voire 14 % en 2009. Ce mardi, le ministre des Ressources humaines Yin Chengji a concédé publiquement que plus d'un demi-million de citadins chinois avaient perdu leur emploi au cours du dernier trimestre 2008, «du fait de l'impact de la crise économique mondiale». Et les ouvriers ne sont pas les seuls touchés. Le même rapport de la CASS estime que le quart des 6,1 millions de futurs diplômés chinois pourraient avoir du mal à trouver un emploi l'année prochaine. Or, un million des diplômés de 2008 serait déjà le bec dans l'eau. Fait inhabituel, le premier ministre chinois s'est rendu à l'Université de Pékin juste avant Noël. «Étudiants, tranquillisez-vous, je vous prie, nous traitons en priorité le problème de l'emploi des diplômés», leur a solennellement déclaré Wen Jiabao.
Les étudiants avaient été à la pointe du mouvement démocratique du «printemps de Pékin». Pour le pouvoir chinois, le pire scénario serait que les troubles se multiplient, fassent tache d'huile et se politisent, en cette année d'anniversaires sensibles dont les vingt ans de Tiananmen.
Figaro.fr
Ensemble Ozoir la Ferriere
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16/07/2008
Le malaise social des travailleurs migrants chinois tourne à l'émeute dans le Zhejiang
Plus d'un millier de travailleurs migrants chinois ont attaqué récemment, et trois jours durant, le poste de police de Kanmen, une ville d'un comté de la province du Zhejiang, située au sud de Shanghaï, illustrant la persistance d'un malaise social dans les campagnes de Chine.
Selon une information diffusée, lundi 14 juillet, par la branche hongkongaise du Centre pour les droits de l'homme et la démocratie (CHRD), la colère des ouvriers a explosé, jeudi, après que l'un d'eux eût été battu par des policiers. La victime, Zhang Zhongfu, protestait contre le refus de la police de lui attribuer un permis de résident.
L'incident a d'abord provoqué une manifestation d'une centaine de personnes autour du commissariat. Les policiers ne voulant rien entendre aux doléances des ouvriers protestant contre le passage à tabac de leur camarade, l'affaire a tourné à l'émeute. Le CHRD ne donne pas de détails sur le bilan éventuel de blessés amis précise que 23 émeutiers ont été arrêtés, dont Zhang Zhongfu.
Les travailleurs migrants ou "mingong", en chinois, représenteraient une force de travail de près de 200 millions de personnes. Paysans pauvres de villages reculés des provinces défavorisées, ils sont venus en ville participer à l'extraordinaire essor d'urbanisation de la Chine de la fin du XXe siècle. Parfois exploités par des patrons qui ne les paient pas, ils travaillent dans des conditions dégradantes avec des horaires harassants.
PERMIS DE RÉSIDENCE
Ce que demandait Zhang Zhongfu est à la racine du malaise des "mingong". Venus des campagnes, ils n'ont pas toujours d'existence légale en ville, formant une population flottante qui ne possède pas le document donnant des droits au citoyen chinois, le permis de résidence ou "houkou". Sans lui, pas d'école pour les enfants, pas de sécurité sociale, pas de couverture médicale... Autant d'avantages sociaux que la "dérive" capitaliste de la Chine a par ailleurs largement érodés pour l'ensemble de la population.
Les autorités ont annoncé à plusieurs reprises des mesures destinées à lutter contre les discriminations dont sont victimes les travailleurs migrants. Le système du "houkou" reste cependant, pour l'essentiel, en vigueur en Chine même s'il est devenu de moins en moins un objet de contrainte en province.
Cette émeute fait suite à d'autres violences, qui ont éclaté le 28 juin dans la province méridionale du Guizhou. Une manifestation réunissant une trentaine de milliers de personnes avait, elle aussi, dégénéré en bataille de rues dans le chef-lieu du comté de Wengan. La foule avait attaqué des bâtiments publics et des commissariats de police avant de renverser et d'incendier de nombreux véhicules. Le meurtre et le viol d'une jeune fille de 17 ans avaient provoqué cette flambée de colère.
Les camarades de classe de la victime accusaient la police de protéger le suspect de ce crime, qui serait le fils d'un responsable local. Le chef de la police a été par la suite démis de ses fonctions mais il a accusé les émeutiers d'être liés aux triades, les organisations chinoises de type mafieuses. La presse locale a annoncé, lundi, qu'une centaine de personnes avaient été arrêtées à la suite de cette émeute.
A la veille des Jeux olympiques, qui auront lieu à Pékin en août sous très haute surveillance policière, le pouvoir entend prouver qu'il est capable d'imposer la loi et l'ordre et de promouvoir le concept de "société harmonieuse" voulu par le président Hu Jintao. En 2006, selon les statistiques officielles, 87 000 manifestations et violences ont secoué de nombreuses villes et comtés de province. Depuis, le gouvernement a cessé de publier les chiffres illustrant ces dysfonctionnements sociaux.
Lemonde.fr
Violentes protestations contre le PCC a Guizhou le 30 juin 2008
MoDem Ozoir, Ozoir la Ferrière
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22/08/2007
GEOPOLITIQUE : Le Groupe de Shanghai s'affirme face à l'OTAN
"Le Groupe de Shanghai n'est pas une organisation anti-OTAN." Le quotidien russe Novyé Izvestia résume ainsi l'esprit du 7e sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS, appelé aussi Groupe de Shanghai), qui s'est tenu les 16 et 17 août dernier dans la capitale kirghize, Bichkek.
Outre les pays membres (la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, l'Ouzbékistan, la Russie et le Tadjikistan), ce sommet a réuni les pays observateurs (l'Inde, l'Iran, la Mongolie et le Pakistan) et les "observateurs" – le Turkménistan et l'Afghanistan.
Mais une comparaison avec l'OTAN est "inadéquate", selon Vladimir Poutine, dont les propos ont été rapportés par le quotidien russe Izvestia. "L'OCS n'est pas dans une logique d'alliance en ‘bloc' fermée", poursuit le président russe, qui multiplie ces derniers mois les mises en garde contre "l'unilatéralisme" de Washington.
"Pas un mot n'a été prononcé sur une éventuelle transformation de l'OCS en alliance politico-militaire, bien qu'une telle velléité soit évidente, surtout après la tenue de manœuvres militaires conjointes près de Tcheliabinsk [en Russie]. D'autant que ces exercices deviendront réguliers", soulignent les Izvestia, avant de conclure : "Ce qui cimente un ensemble de pays aussi disparate, c'est le souhait des Russes et des Chinois de voir diminuer l'influence américaine dans la zone, bien que personne n'ait parlé explicitement des Etats-Unis."
"L'OCS réunit les deux tiers de l'Eurasie, soit la moitié de l'humanité. En quelques années seulement, elle est devenue une organisation internationale de renom, un facteur de stabilité et de paix régionales", observe le webzine ouzbek PressUz. Une série de documents, dont la Déclaration de Bichkek, ont été signés pour mettre en avant la dimension "coopérative et pacifique" de l'OCS. Le président kazakh, Noursoultan Nazarbaev, a évoqué l'idée de création d'un "club énergétique régional" qui pourrait devenir "le cœur névralgique de l'OCS", signale le quotidien de Moscou Nezavissimaïa Gazeta.
Cependant, "ce sommet se distingue des précédents par un nouveau rapport des forces régionales, dicté par l'influence grandissante de la Chine et les nouvelles orientations stratégiques des pays d'Asie centrale. La rivalité sino-russe pour les zones d'influence continue jusque dans le domaine culturel", constate la Nezavissimaïa Gazeta. "Mais si Pékin tente d'avancer ses pions économiques pour pénétrer en Asie centrale, toujours selon le même journal, Moscou, lui, met en avant la dimension politico-militaire et stratégique de l'OCS, donnant ainsi la priorité à la lutte antiterroriste et au renforcement de la sécurité régionale."
Le quotidien kirghiz Vetchernyi Bichkek partage cette analyse : "Le bilan de ce dialogue, qui a vu l'OCS monter en puissance, est d'affirmer la nécessité de ‘se muscler' face aux formes d'extrémisme de plus en plus inédites. Il est certain que l'influence de l'organisation dans le monde croît très vite et que le nombre de pays désireux d'en faire partie augmente, poursuit le journal. Mais ils devront attendre, car la pire perspective pour le Groupe serait de se transformer en une 'association' d'Etats aux intérêts discordants."
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21/08/2007
Des produits chinois de nouveau mis en cause
Le gouvernement néo-zélandais a annoncé, ce mardi, qu'il enquêtait sur des vêtements d'importation fabriqués en Chine et dans d'autres pays qui présenteraient des niveaux élevés de substances chimiques.
La substance incriminée, le formaldéhyde, à partir duquel on fabrique le formol, est parfois utilisé dans la confection pour prévenir la moisissure. Mais il peut provoquer des irrations cutanées et des problèmes respiratoires.
L'enquête a été ouverte par le ministère de la Consommation à la suite de la diffusion d'un reportage télévisé affirmant que des tissus de laine et coton en provenance de Chine en contenaient jusqu'à 900 fois le niveau limite fixé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
"Nous sommes très préoccupés par cette question, et si des mesures doivent être prises, nous agirons très rapidement", a dit la directrice générale du ministère, Elizabeth MacPherson.
Par ailleurs, le principal groupe de grande distribution de Nouvelle-Zélande, The Warehouse Group, a annoncé qu'il retirait provisoirement de ses rayons des pyjamas fabriqués en Chine à la suite de deux incidents au cours desquels ces vêtements ont pris feu, occasionnant des brûlures mineures. L'entreprise attend les résultats de tests.
La question de la sécurité des produits "Made in China" a été relancée par une série d'affaires récentes, dont la décision du numéro un mondial du jouet, l'américain Mattel, de retirer une vingtaine de millions de jouets produits en Chine. Les autorités chinoises ont pris la défense de leurs entreprises, dénonçant une campagne de dénigrement biaisée et ne rendant pas compte de la réalité de la production chinoise.
latribune.fr
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14/08/2007
1.340 esclaves retrouvés dans des briqueteries chinoises
Parmi ces victimes, 367 sont handicapées mentales, a révélé lundi l'agence de presse Chine nouvelle, citant Sun Baoshu, ministre adjoint du Travail.
Le scandale n'avait été révélé qu'après une pétition de parents, à la recherche de leurs enfants disparus. Ces derniers avaient été enlevés pour être vendus à des briqueteries de la province du Shanxi, dans le nord du pays.
Les victimes, des paysans, des adolescents et des enfants, étaient obligées de travailler dans des conditions épouvantables, et étaient battues et gardées par des chiens.
Depuis juin, la police a inspecté 277.000 briqueteries, mines et ateliers. Les autorités ont précisé que 67.000 de ces sites ne possédaient pas de permis légal.
Selon Chine nouvelle, 147 personnes au total ont été arrêtées et 98.000 employeurs ont été contraints de signer des contrats de travail avec 1,5 million d'ouvriers. Quelque 130 millions de yuan (12,5 millions d'euros) en arriérés de salaire et compensations devront également être versés.
Les autorités ont condamné 95 responsables provinciaux du Parti communiste, ajoute Chine nouvelle. "Nous ne ferons preuve d'aucune clémence envers les cadres (du parti) impliqués dans des activités illégales ou ayant protégé ceux qui les perpétraient", a ajouté Sun Baoshu.
Un garde de briqueterie ayant battu un ouvrier à mort a été condamné le mois dernier à la peine capitale, et 28 responsables ont été condamnés à des peines de prison allant jusqu'à la perpétuité.
Ce mois-ci, 31 autres personnes ont été condamnées à des peines s'échelonnant de 18 mois à cinq ans de prison.
Reuters
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13/08/2007
L'inflation en Chine à son plus haut niveau en une décennie
L'inflation est, depuis quelques mois, un des soucis permanents des autorités chinoises . Selon les chiffres publiés ce lundi par le Bureau national des statistiques (BNS), à +5,6% en juillet (+4,4% en juin), l'indice des prix à la consommation, principale jauge de l'inflation, dépasse largement l'objectif annuel de 3% souhaité par le gouvernement. Sur les sept premiers mois de l'année, sa progression reste cependant contenue à 3,5%, a précisé le BNS.
La hausse des prix de juillet est encore une fois due à celle des prix de l'alimentaire qui a grimpé de 15,6%, avec notamment un bond de 45,2% des prix de la viande. Cette reprise de l'inflation, sensible depuis la fin de l'année dernière, a déjà motivé plusieurs hausses des taux d'intérêt et alimente les attentes des économistes pour une nouvelle mesure similaire.
"La Banque centrale est sûrement sous pression pour accroître les taux d'intérêt, d'autant que le taux réel (la différence entre taux d'intérêt et inflation) est toujours en territoire négatif", a commenté Cheng Manjiang, analyste de Bank of China International.
Le taux de rémunération des dépôts à un an est aujourd'hui de 3,33%, et ne compense donc pas l'inflation pour les épargnants qui gardent leur argent en banque. Nombreux sont d'ailleurs les particuliers qui se sont laissés attirer depuis l'an dernier par la Bourse et ses perspectives de placement plus risqués mais aussi plus rémunérateurs, alors que l'indice composite de la place de Shanghai a gagné plus de 75% cette année, après 130% déjà en 2006.
Latribune.fr
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10/08/2007
Quand les Telphones portables explosent
A peine remise des scandales des aliments pour chiens et chats, du dentifrice, des poissons d’élevage et des pneus défectueux, la Chine va peut-être devoir ajouter un nouveau titre à son triste palmarès : des batteries de téléphones portables explosives. Les autorités de réglementation de la province du Guandong, l’un des plus grands pôles mondiaux de production d’électronique, ont reconnu cette semaine que certaines batteries de portables, destinées à des modèles Motorola et Nokia, avaient échoué aux tests de sécurité. Dans certaines conditions, elles ont tendance à exploser.
Ces batteries auraient été fabriquées par Motorola, ainsi que par l’usine Sanyo de Pékin, puis distribuées par des sociétés établies dans la province du Guangdong, près de Hong Kong – l’une des plus grandes régions exportatrices du pays.
On ignore si certaines de ces batteries non conformes et dangereuses ont été exportées. La veille du jour où les autorités ont lancé leur mise en garde, on apprenait dans les médias officiels qu’en juin, dans l’ouest de la Chine, un jeune homme de 22 ans avait été tué par l’explosion du portable Motorola qu’il avait dans la poche de sa chemise. L’homme était soudeur, ce qui expliquerait l’explosion.
Motorola et Nokia – deux des plus grands fabricants mondiaux de téléphones portables – ont aussitôt nié le moindre lien avec les distributeurs des batteries incriminées. “Les batteries testées n’étaient pas des modèles Motorola, c’étaient des contrefaçons”, assure Yang Boning, porte-parole de Motorala à Pékin. “Ces sociétés ne sont pas nos fournisseurs.”
Des dirigeants de Nokia affirment qu’ils enquêtent sur cette affaire. Ils cherchent à déterminer si de telles batteries peuvent équiper des téléphones Nokia. La société finlandaise soutient qu’elle n’a pas fabriqué de batteries en Chine et qu’elle n’avait aucune relation commerciale avec les distributeurs chinois mis en cause. Motorola et Nokia sont néanmoins très préoccupés par ces produits non conformes, car ils jouent là leur réputation en Chine, un pays qui compte plus de 40 millions d’utilisateurs de téléphones portables, soit le plus grand nombre d’abonnés de la planète
courrierinternationnal.com
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30/07/2007
La Chine double son budget pour les économies d'énergie
Ces fonds permettront de fermer les unités de production obsolètes, promouvoir des technologies plus performantes et mieux gérer des industries polluantes et consommatrices d'énergie. En 2006, les émissions de dioxyde de carbonne ont dépassé en Chine celles des Etats-Unis.
La Chine a décidé de quasiment doubler les ressources financières qu'elle consacre cette année aux économies d'énergie et à la réduction des émissions de polluants, affectant à ce poste quelque 2,8 milliards de dollars.
Selon un communiqué sur le site de la Commission Nationale pour la Réforme et le Développement (CNRD, principal organisme de planification économique), le gouvernement a décidé de libérer 10 milliards de yuans (1,3 milliard de dollars) supplémentaires pour ce projet, portant le total des ressources dédiées à ce programme à 21,3 milliards de yuans.
La Commission indique que 9 milliards de yuans, soit "13 fois plus que l'an dernier", seront notamment utilisés pour une dizaine de "grands projets de réduction d'énergie", sans donner plus de détails. L'agence Chine nouvelle a indiqué vendredi soir que le gouvernement cherche notamment à fermer les unités de production obsolètes, promouvoir des technologies plus performantes et une meilleure gestion des industries polluantes et consommatrices d'énergie.
Ces dernières ont été responsables de l'échec des autorités à réduire la consommation d'énergie de 4% en 2006 comme elles le souhaitaient, selon un responsable de l'Institut de recherche sur l'Energie de la CNRD, Zhou Dadi, cité par Chine nouvelle.
La communauté internationale - et notamment récemment l'OCDE - ont enjoint la Chine de redoubler d'efforts pour faire face aux graves problèmes environnementaux créés par sa croissance accélérée, alors que, selon un récent rapport de l'Agence de surveillance environnementale néerlandaise (MNP), les émissions chinoises de dioxyde de carbone (principal gaz à effet de serre tenu pour responsable du dérèglement climatique) ont dépassé en 2006, pour la première fois, celles produites par les Etats-Unis.
latribune.fr, avec AFP
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