12/05/2009

EUROPE : 1989-2009: 20 ans de liberté !

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Modem,Ozoir la ferriere

09/05/2009

EUROPE : Les 12 engagements de François Bayrou

bayrou_3.jpgLors de la Convention thématique européenne du dimanche 29 mars, François Bayrou a présenté les 12 engagements européens du Mouvement Démocrate.

 

1 - L’union de l’Europe, maintenant, plus de doutes possibles

 

Dans l’histoire de l’humanité, jamais de peuples libres n’ont choisi de se rapprocher pour relever ensemble les défis de leur temps. C’est l’entreprise historique la plus pacifique et la plus novatrice de tous les temps. Mais comme toutes les constructions humaines, après des succès impressionnants, il est arrivé à l’idéal européen de s’émousser et d’être un sujet de désillusion. Parfois, les peuples ont douté, beaucoup, ou un peu. Aujourd’hui, le doute n’est plus permis. La crise prouve que le chacun pour soi rend impuissant. En revanche, ensemble, on peut agir. L’euro a résisté à la crise et nous a évité les catastrophiques dévaluations d’autrefois. Où en serions-nous si l’euro n’avait pas existé ?

 

Nous proposons une réponse coordonnée de l’Union européenne à la crise, avec un grand emprunt européen de 3% du PIB, destiné, en particulier, à aider les PME à préparer l’avenir. Nous proposons que les grandes politiques de lutte contre la crise, par exemple, le plan automobile, fassent l’objet d’une démarche concertée et coopérative des Etats de l’Union, en tous cas de la zone euro.

 

2 - L’Europe, ce n’est pas seulement une économie, c’est un projet de société, des valeurs humanistes

 

Ceux qui ont voulu limiter l’union de l’Europe à un marché ont trahi l’idéal européen. L’Europe ne peut pas se résumer à la défense de la concurrence en tous domaines et sur tous sujets. Pour nous, démocrates français et européens, l’exigence sociale, civique et écologique doit servir de point de repère. Ce sont les valeurs de l’humanisme européen qui doivent maintenant être défendues, notamment dans nos relations avec les autres puissances mondiales.

 

Nous proposons que l’exigence sociale, démocratique et écologique soit placée au même niveau que la concurrence.

 

3 - En Europe, la compétition doit être rendue équitable

 

Nous ne pouvons pas continuer à imposer à nos entreprises, à nos agriculteurs, des normes légitimes et justes, par exemple en matière d’environnement, et accepter qu’entrent chez nous des produits qui ne les respectent pas.

 

Nous demandons l’équité : les produits qui entrent en Europe doivent être soumis aux mêmes règles que ceux que nous fabriquons chez nous et l’Europe doit les aider à y parvenir.

 

4 - L’Europe, affaire de citoyens

 

Les gouvernants de nos pays et les dirigeants européens préparent toutes les décisions entre eux, dans le secret, sans que nul en soit informé. Des choix très importants, qui nous concernent tous, sont ainsi décidés. Cela ne doit plus être accepté par les peuples. Pour nous, toutes les décisions qui concernent l’avenir des citoyens européens doivent être prises en pleine lumière : c’est aussi notre affaire de citoyens.

 

Nous proposons que les délibérations des gouvernements, au sein du conseil, soient publiques, télévisées, ou diffusées sur internet. Nous proposons que toute préparation de décision de l’Union soit annoncée aux citoyens, sauf urgence, trois mois avant d’être prises, par voie de presse, de manière qu’ils puissent donner leur avis et saisir leurs députés européens.

 

5 - L’Europe ne peut pas organiser la concurrence sauvage des Etats européens entre eux

 

Elle doit, au contraire, les conduire à la coopération. Depuis des années, chaque pays essaie de marquer des points contre les autres. C’est une démarche vouée à l’échec et qui conduit à une impasse.

 

Nous proposons que soit mis en place une harmonisation fiscale qui permette une coopération et non pas des politiques de dumping qui visent à voler les entreprises des uns pour les installer chez les autres.

 

6 - Le savoir et la connaissance priorités de l’Europe

 

Nos pays développés savent désormais que la mondialisation donnera la victoire aux mieux formés, à ceux qui maîtriseront le mieux les découvertes scientifiques et les nouvelles technologies.

 

Nous proposons un doublement progressif du budget européen pour la recherche et, en liaison avec les Etats membres de l’Union, une aide efficace au dépôt de brevets.

 

7 - Pour que l’Europe agisse dans des domaines aussi importants que la recherche, il lui faut des moyens réels

 

Un budget limité à 1% de la production annuelle, c’est infiniment trop bas. D’autant que ce budget est utilisé pour la moitié par la politique agricole (essentielle).

 

Nous proposons un budget européen dont le volume serait décidé par le parlement européen et alimenté par un impôt unique sur l’ensemble des pays de l’Union, par exemple un prélèvement sur les transactions bancaires et boursières.

 

8 - L’Europe, zone de sécurité

 

En Europe, il n’y a pas de frontières pour les réseaux de criminels ou pour les mafias, mais policiers et juges sont eux, arrêtés par les frontières. La partie n’est pas égale et tous les trafics, y compris de drogue et d’êtres humains, en profitent de jour en jour davantage.

 

Nous proposons un procureur européen avec autorité sur les polices et les autorités de poursuite de chacun de nos pays.

 

9 - La responsabilité de l’Europe en matière de politique agricole est plus importante que jamais

 

En cette matière si sensible, qui touche à notre alimentation, à notre environnement, à notre paysage, à l’avenir de l’espèce humaine, notre approche ne peut pas être seulement de marché.

 

Nous défendrons une politique européenne d’agriculture de qualité qui visera à la fois la sécurité alimentaire de l’Europe, l’exigence environnementale, et le maintien d’un vrai tissu d’exploitations agricoles de taille humaine.

 

10 - Aucun des progrès nécessaires de l’Europe ne pourra se faire sans volonté politique

 

L’organisation à 27 est souvent paralysante, les discussions sont interminables, il n’en sort rien. Plus la crise avancera, plus le monde deviendra incertain, plus il nous faudra coopérer pour avancer.

 

Nous défendrons l’idée d’une avant-garde européenne, qui sera capable de faire bouger les choses. Pour nous, c’est la zone euro, les seize pays qui ont une monnaie unique en partage qui doivent former cette avant-garde. Libre aux autres pays de les rejoindre pour renforcer l’ensemble.

 

11 - Il faut convaincre les Européens que l’Europe n’écrase pas leur identité, au contraire qu’elle la garantit

 

Pour nous, Français, la Nation est un bien commun. La langue française, la création culturelle sont protégées : elles doivent l’être encore plus efficacement. Les régions sont une richesse de l’Europe, elles doivent être mises en valeur, avec leur langue et leur culture. L’Europe est un vivier d’identités et de cultures.

 

Nous défendrons l’Europe qui garantit les identités, les modes de vie, les langues et les cultures sur son sol et dans le monde.

 

12 - L’immigration est la partie visible du plus grand drame de l’humanité : le sous-développement et la pauvreté

 

Comme ils ne peuvent plus vivre chez eux, les immigrés prennent tous les risques pour passer nos frontières. Seule une politique d’ensemble, associant tous les pays européens, pourra répondre à ce drame. Mais la vraie réponse, la seule qui compte, c’est le développement.

 

Pour nous, il faut mettre un terme aux politiques de pillage et de corruption du tiers-monde que nous appelons le monde abandonné. Il faut protéger leurs marchés, leur permettre de produire ce qu’ils mangent et de fabriquer ce qu’ils consomment, et cesser de piller leurs matières premières. Pour cela, la lutte contre les paradis fiscaux qui abritent l’argent de la corruption est un impératif. Nous proposons qu’on ne reconnaisse plus en Europe, les contrats signés avec les paradis fiscaux.

 

François Bayrou

Mars 2009

29/10/2007

Portrait social des Français en Europe : le rapport du Centre d'analyse stratégique

Le Centre d'analyse stratégique dresse ce lundi un portrait social de la France en comparaison aux autres pays de l'Union européenne. Il en ressort une France aux réalités sociales contrastées, particulièrement inquiète pour l'avenir de ses enfants.

Le portrait social de la France par rapport aux autres pays de l'Union européenne (UE) que rend public lundi le Centre d'analyse stratégique (CAS, ex-Commissariat général au plan) est riche d'enseignements. La situation sociale des Français est faite à la fois de contrastes et de paradoxes, auxquels s'ajoute une grande peur, celle de la pauvreté. Les Français sont bien plus nombreux (86%) que les autres Européens (65% des Britanniques et 50% des Néerlandais par exemple) et qu'en moyenne dans l'UE (62%) à penser que la pauvreté peut concerner n'importe qui à un moment ou un autre de sa vie. En outre, 13% des Français pensent qu'ils pourraient devenir un jour sans abri, soit la proportion la plus élevée au sein de l'Europe à 25, Lituanie et Lettonie exceptés.

Pourtant, selon les données compilées par le CAS, provenant en grande partie de l'organisme européen de statistiques Eurostat, la France n'est pas plus inégalitaire que la plupart des autres pays européens. Ainsi, le rapport entre les revenus des 10% des Français les plus riches et des 10% des Français les plus pauvres "se situe exactement dans la moyenne de l'Union à 15", note le CAS. Le taux de pauvreté en France est largement amorti par le système de protection sociale: les transferts sociaux permettent ainsi "de diviser par deux le taux de pauvreté en France", souligne l'organisme public. Mais il n'empêche que les dépenses de protection sociale concernent avant tout la vieillesse (43,5%), la maladie (29,2%) et la famille (9,4%), alors que la lutte contre la pauvreté et l'exclusion n'est dotée que de 1,6% du total.

La France compte plutôt moins (en pourcentage) de travailleurs à temps complet ou à temps partiel dans des ménages pauvres qu'en moyenne dans l'Union à 25 (5% et 9% contre 7% et 11%). Soit dit en passant, il aurait été intéressant de comparer avec l'Union à 15 tant les écarts de niveau de vie sont importants entre les 25 pays de l'Union. En effet, être pauvre pour une personne seule signifie vivre avec moins de 797 euros par mois en France, moins de 1.424 euros au Luxembourg et moins de 61 euros en Roumanie! Parmi les catégories de personnes les plus angoissés de perdre leur emploi ou de devenir pauvre se trouvent surtout les personnes au chômage (près de 60% d'entre elles en France contre moins d'une sur deux au sein de l'UE à 25), au foyer et les ouvriers.

Quand on regarde plus dans le détail, la France présente un certain nombre de faiblesses par rapport à ses voisins européens. D'abord, la proportion de personnes très satisfaites par leur niveau de vie en France (16%) se situe à l'avant-dernier rang de l'Union à 15. Le logement, qui compte parmi les principaux motifs de satisfaction des Européens, mécontente une personne sur deux en France. Le chômage, bien qu'en baisse, concerne en France 9,3% de la population active entre 2002 et 2006, soit bien plus que la moyenne de l'UE à 15 (7,8%) et davantage que la moyenne de l'Union à 25 (8,7%). Par ailleurs, le taux de chômage de longue durée, en hausse en Europe depuis 2001, est plus élevé en France que dans l'Union à 15.

Surtout, le taux de chômage des jeunes (15-24 ans) reste très élevé en France (22,1% début 2007 contre 16,3% dans l'Union à 25). "Les jeunes Français peinent plus qu'ailleurs à s'insérer sur le marché du travail" et "bénéficient peu de la baisse du taux de chômage global", note le CAS, qui souligne "une situation particulièrement préoccupante, singulièrement en France pour les jeunes qui n'ont pas poursuivi leurs études au-delà du collège". Dès lors il est peu surprenant que les Français "plus soucieux de sécuriser leur revenu (pouvoir d'achat, chômage, retraites) que la moyenne" de leurs voisins sont "significativement plus pessimistes que la moyenne des Européens sur l'avenir de leurs enfants" (76% contre 64% en moyenne dans l'UE à 25).

Latribune.fr

01/08/2007

Le chômage français tombe à 8% en juin

Le taux de chômage a reculé à 8 % le mois dernier tandis que le nombre de demandeur d'emploi s'est inscrit en baisse de 24.500 personnes. Constatée partout en Europe, cette décrue demande à être confirmée par le rapport de l'Insee attendu à l'automne.

Comme partout en Europe, le chômage en France poursuit sa décrue. En juin, le nombre de demandeur d'emploi a reculé de 24.500 personnes à 1.962.700 chômeurs et le taux de chômage s'est abaissé à 8%. D'après la dernière note de conjoncture de l'Insee, il devrait y avoir 200.000 demandeurs d'emplois en moins à la fin de l'année, dans l'hypothèse où la population active croîtrait de 100.000 personnes cette année.

En mai, le nombre de demandeurs d'emploi avait baissé de 1,2% (-24.100 personnes) pour passer sous la barre des deux millions, ramenant le taux au sens du BIT (Bureau international du travail) à 8,1% de la population active. L'office européen des statistiques Eurostat a néanmoins donné une estimation bien supérieure pour le mois de mai (8,7%), et en l'absence de publication de l'Enquête Emploi de l'Insee, les chiffres du ministère sur le taux de chômage demeurent incertains.

Car si la tendance ne fait aucun doute, il faudra néanmoins attendre l'automne pour que l'Insee confirme l'ampleur de l'amélioration du marché de l'emploi avec la publication ajournée de son enquête emploi 2006. La polémique a été relancée il y a deux semaines par le constat dressé par plusieurs associations de chômeurs CGT-Chômeurs, MNCP, d'une augmentation des radiations - "abusives" selon eux - par l'ANPE. Afin de dissiper le flou autour des chiffres du chômage depuis le report de cette publication, le gouvernement Fillon a commandé un rapport à l'Inspection générale des finances et à l'Inspection générale des affaires sociales.

En Allemagne, première puissance économique de la zone euro, le chômage n'a de cesse de reculer, jusqu'à 9,1% en juin, grâce aux réformes du chancelier Schröder entreprises en 2004 (réformes relatives au marché du travail, à la sécurité sociale et pour améliorer la compétitivité et la capacité d'innovation). De son côté, l'Espagne a ramené son taux de chômage en juin au niveau de 1978, à 7,95% de la population active. Mais la part d'emplois temporaires y reste très élevée.

latribune.fr

23/07/2007

Livret A: recours de la France devant la justice européenne

Paris dépose ce lundi son recours devant la Cour de justice européenne de Luxembourg pour contester la demande de la Commission européenne d'étendre à toutes les banques la distribution du Livret A. Une demande formulée en mai par Bruxelles et qui devait s'appliquer d'ici le 11 février 2008.

 

 C'était attendu, ce sera fait dans la journée. La France dépose ce lundi son recours devant la Cour de justice européenne de Luxembourg pour contester la demande de la Commission européenne d'étendre à toutes les banques la distribution du Livret A, a confirmé Bercy, après une information parue lundi matin dans le quotidien Les Echos.

 

 

La Commission européenne a demandé le 10 mai à la France d'étendre à toutes les banques de l'Hexagone la distribution du Livret A et du Livret Bleu, placements vedettes des Français actuellement réservés à trois établissements: le Crédit Mutuel, la Banque Postale et les Caisses d'Epargne. Bruxelles avait donné jusqu'au 11 février 2008 pour que la France fasse évoluer son dispositif.

 

Bercy a précisé que le recours serait fondé sur trois points principaux. Le premier concerne la définition du "marché pertinent", c'est à dire le marché de référence utilisé pour juger du poids des Livret A et Bleu en France. Tandis que Bruxelles considère le marché de l'épargne liquide comme référent, la France souhaite utiliser le marché des services bancaires en général, ce qui dilue sensiblement le poids relatif des Livrets A et Bleu.

 

Le deuxième argument porte sur les "droits spéciaux" de distribution des Livrets A et Bleu, c'est à dire l'exclusivité accordée à la Banque Postale et au groupe Caisse d'Epargne pour le Livret A et au Crédit Mutuel pour le Livret Bleu. La France fait valoir que ces droits spéciaux "ne constituent pas une entrave à la liberté d'établissement", soit à la libre concurrence. Le troisième point concerne "des désaccords techniques sur l'évaluation du coût des services d'intérêt économique général (SIEG) pour les finances publiques".

 

Latribune.fr