01/04/2008

Les prix à la production français augmentent encore

Ils ont gagné 0,4% en février et 4,9% sur un an.

Les prix à la production ne donnent aucun signe de ralentissement dans l'industrie française, selon l'Insee. Après une progression de 0,6% en janvier, ils enregistrent une nouvelle avancée, de 0,4% en février. Sur un an, l'avancée est de 4,9%.

Hors énergie et industrie alimentaire - cette dernière étant le principal secteur montré du doigt dans les problèmes de pouvoir d'achat que rencontrent les consommateurs français - les prix ont progressé de 0,3% en février (après 0,5% en janvier). Sur un an, la hausse des prix à la production hors énergie et alimentaire est de 1,7%.

Autant dire que ces chiffres ne vont pas dans le sens d'un retour au calme sur le front de l'inflation. En février, les prix à la consommation ont augmenté de 2,8% sur un an, de même qu'en janvier. Ces niveaux sont les plus élevés depuis mai 1992. Et, selon le gouverneur de la Banque de France, cette pression sur les prix ne devrait pas diminuer dans les mois qui viennent, du fait, essentiellement, de la hausse des prix de l'énergie et des matières premières industrielles et de certaines denrées alimentaires.

Pas étonnant dans ces conditions que les ménages français aient le moral en berne. Il est quasiment à un plus bas historique. Il faut en effet remonter à janvier 1987 pour trouver pareil niveau, selon les derniers indicateurs.

Seule consolation, l'inflation est encore plus élevée dans d'autres pays de l'Union européenne. Ainsi, le taux d'inflation s'est élevé à 3,3% sur un an en février dans toute la zone euro. Et, en Espagne, le taux annuel d'inflation, qui vient d'être annoncé pour mars, s'affiche à 4,6%.

latribune.fr

27/12/2007

Le logement, première source d’inégalités entre les Français

Une étude de l’Insee montre que les Français sont de plus en plus inégaux face au logement, dont le poids dans le budget varie avec le niveau de vie.

Les Français sont de plus en plus inégaux face au logement. Son poids dans leur budget varie désormais beaucoup avec leur niveau de vie, alors que les Français sont plus égaux que par le passé face à l’alimentation. C’est ce qui ressort de la dernière enquête « Budget de famille » de l’Insee.

Selon cette enquête, réalisée tous les cinq ans, « le logement est devenu le poste qui différencie le plus nettement les ménages en fonction de leur revenu ». Ainsi, en 2006, les 20% des ménages ayant les niveaux de vie les plus faibles consacraient en moyenne 24,8% de leurs dépenses de consommation au logement. A l’autre bout de l’échelle des revenus, les 20% les plus aisés n’y consacraient que 10,8%.

Pourtant, en 1979, le poids du logement était pratiquement identique pour toutes les catégories sociales, rappelle l’Insee, représentant 12% environ du budget des Français. Depuis, il est resté stable pour les ménages les plus aisés. Mais il a fortement augmenté pour les autres. Ce creusement de l’écart s’explique notamment par le fait que les ménages les plus modestes « sont plus souvent locataires », indique l’Insee : c’est le cas de 48% d’entre eux, contre 18% pour les 20% les plus riches.

Le logement est tout aussi discriminant entre les différents types de ménages. Il pèse plus lourd chez les personnes seules (23% de leur consommation en 2006) et les familles monoparentales (21%) que chez les couples avec enfants (13%).

Dans le même temps, les écarts entre les ménages face au poids de l’alimentation dans leur consommation se sont considérablement réduits. En 1979, ce poste représentait 35% du budget des ménages les plus modestes et 18% de celui des ménages les plus aisés, soit un écart de 17 points. En 2006, cet écart n’est plus que de 4,3 points, avec une part de 17,2% du budget des plus modestes consacrée à l’alimentation, contre 12,9% pour les plus riches.

« La part de l'alimentaire ne peut plus être, comme autrefois, considérée comme un bon indicateur du niveau de vie d'un ménage », en conclut l'Insee.

lexpansion.com

14/08/2007

INSOLITE : Un chien allemand fait du grabuge sur ordre français

BERLIN - Un homme en fauteuil roulant en état d'ébriété a envoyé au moins six personnes à l'hôpital en Allemagne en ordonnant à son chien d'attaquer des commerçants et une policière qu'il avait préalablement insultés, annonce la police.

"Hormis le fait qu'il était saoul, nous ne connaissons pas pour l'heure les motivations de cet homme", a indiqué un porte-parole de la police de Karlsruhe.

"Il est d'origine allemande, mais il a ordonné en français à son chien d'attaquer", a ajouté le représentant des forces de l'ordre.

fr.today.reuters.com

08/08/2007

Le déficit commercial français se creuse de deux milliards au premier semestre

Le déficit commercial de la France s'est encore creusé au premier semestre 2007, atteignant 15,046 milliards d'euros contre 12,917 milliards d'euros un an plus tôt. En juin, il s'est établi à 3,011 milliards d'euros contre 3,218 milliards en mai. Pour Hervé Novelli, le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, l'euro fort et le pétrole cher pèsent sur la France mais cela n'explique pas tout.

Et deux milliards de plus dans le tour du commerce extérieur français. Le service des Douanes qui dépend du ministère de l'économie (Bercy) annonce ce mercredi matin que le déficit commercial de la France s'est encore creusé au premier semestre 2007, atteignant 15,046 milliards d'euros contre environ 12,917 milliards d'euros un an plus tôt.

Cette tendance négative ne s'est pas démentie en juin. Sur ce mois, le déficit s'est encore creusé de deux cent millions d'euros. Il s'est en effet établi à 3,011 milliards d'euros contre 3,218 milliards en mai. Cela ne veut pas dire que la France n'exporte pas. En juin, ses ventes à l'étranger ont augmenté de deux milliards d'euros, passant de 32,277 milliards d'euros en mai à 34,276 milliards un mois plus tard.

Mais dans le même temps, les Français consomment (c'est même le principal moteur de la petite croissance économique que connait l'Hexagone) et pas seulement des produits tricolores. De sorte qu'en juin, les importations ont elles aussi augmenté de près de deux milliards d'euros, passant de 35,495 à 37,287 milliards d'euros.

Et le niveau élévé de l'euro n'explique pas tout. D'ailleurs, notre grand voisin, l'Allemagne, elle aussi touchée par l'euro fort, reste le champion du monde des exportations.

C'est ce qu'a déclaré en substance ce mercredi matin sur RTL Hervé Novelli, le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur : "l'euro fort peut être un handicap notamment à la grande exportation, mais à l'évidence dans la zone euro cela n'est pas la seule variable explicative", a-t-il déclaré. Et d'ajouter : "sur les cinq premiers mois de l'année, nous avons vendu plus d'avions que nous n'en avons jamais vendu et donc le facteur de l'euro fort n'est pas l'unique explication".

La flambée des cours du pétrole (même si les cours viennent de retomber un peu après leurs records de la semaine dernière) "pèse énormément" sur les chiffres, ajoute le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur. "Le prix du pétrole a été multiplié par cinq depuis 2000 (...) mais cela n'explique pas tout, l'Allemagne aussi subit l'augmentation du prix du pétrole".

A ses yeux, les difficultés du commerce extérieur français viennent aussi voire surtout de "considérations structurelles, qui sont au coeur de notre économie et qui nous empêchent de donner toute notre mesure".

 

latribune.fr

 

HP : qu'avons nous à exporter ? que faisons nous pour nos PME ? que faisons nous pour être compétitif ?

Notre tissu industriel est en ruine comparé à l'Allemagne.

 

01/08/2007

Le moral des Français se dégrade pour la première fois en sept mois

L'indicateur du moral des ménages a reculé de 3 points à -15 en juillet. Les perspectives d'évolution de l'inflation et du niveau de vie en France se dégradent nettement. Heureusement, les Français continuent de penser qu'il est opportun de consommer.

Après l'amélioration post-électorale, les Français ont le moral qui flanche. L'indicateur de l'Insee qui calcule leur humeur a reculé de trois points en juillet, à -15, un premier recul depuis sept mois. Les 28 économistes interrogés par Reuters s'attendaient en moyenne à une stabilisation, tablant sur un indicateur résumé à -12. Le moral des ménages n'avait pas baissé depuis le mois de décembre, et s'était amélioré fortement depuis, en particulier entre avril et mai, mois du dernier scrutin présidentiel, où l'indicateur avait bondi de sept points à -14.

La baisse la plus forte concerne les perspectives d'évolution du niveau de vie en France, qui recule de -3 à -9, tandis que la variable sur l'évolution passée de la situation financière des ménages baisse elle aussi (-11 à -14). "Preuve que les efforts du gouvernement pour convaincre du bien fondé des réformes restent insuffisants, dans la mesure où ils peinent à convaincre"; indique Nicolas Bouzou, économiste chez Asterès. Les ménages se montrent aussi plus pessimistes sur leur situation financière future, qui passe de 1 à -3, et sont de ce fait moins nombreux que le mois dernier à penser qu'il est opportun d'épargner.

En juillet, l'opinion des ménages concernant l'évolution du chômage reste stable, de même que les variables mesurant la situation financière actuelle des ménages et leur capacité future à épargner. Le taux de chômage au sens du BIT est revenu à 8,0% en juin, au plus bas depuis le début des années 80.

 

Enfin, leur sentiment concernant l'inflation passée et future se détériore. "Hausse du pétrole, tensions sur les marchés de matières premières agricoles (l'exemple de la flambée des prix du blé a été largement médiatisée), les inquiétudes concernant l'inflation (certainement un peu exagérées) refont surface", constate Nicolas Bouzou. Seule l'opinion des ménages concernant l'opportunité de faire des achats importants s'améliore en juillet, passant de -6 à -4. Donc malgré cette baisse d'humeur, les Français devraient continuer de consommer et de soutenir la croissance.

latribune.fr

Le chômage français tombe à 8% en juin

Le taux de chômage a reculé à 8 % le mois dernier tandis que le nombre de demandeur d'emploi s'est inscrit en baisse de 24.500 personnes. Constatée partout en Europe, cette décrue demande à être confirmée par le rapport de l'Insee attendu à l'automne.

Comme partout en Europe, le chômage en France poursuit sa décrue. En juin, le nombre de demandeur d'emploi a reculé de 24.500 personnes à 1.962.700 chômeurs et le taux de chômage s'est abaissé à 8%. D'après la dernière note de conjoncture de l'Insee, il devrait y avoir 200.000 demandeurs d'emplois en moins à la fin de l'année, dans l'hypothèse où la population active croîtrait de 100.000 personnes cette année.

En mai, le nombre de demandeurs d'emploi avait baissé de 1,2% (-24.100 personnes) pour passer sous la barre des deux millions, ramenant le taux au sens du BIT (Bureau international du travail) à 8,1% de la population active. L'office européen des statistiques Eurostat a néanmoins donné une estimation bien supérieure pour le mois de mai (8,7%), et en l'absence de publication de l'Enquête Emploi de l'Insee, les chiffres du ministère sur le taux de chômage demeurent incertains.

Car si la tendance ne fait aucun doute, il faudra néanmoins attendre l'automne pour que l'Insee confirme l'ampleur de l'amélioration du marché de l'emploi avec la publication ajournée de son enquête emploi 2006. La polémique a été relancée il y a deux semaines par le constat dressé par plusieurs associations de chômeurs CGT-Chômeurs, MNCP, d'une augmentation des radiations - "abusives" selon eux - par l'ANPE. Afin de dissiper le flou autour des chiffres du chômage depuis le report de cette publication, le gouvernement Fillon a commandé un rapport à l'Inspection générale des finances et à l'Inspection générale des affaires sociales.

En Allemagne, première puissance économique de la zone euro, le chômage n'a de cesse de reculer, jusqu'à 9,1% en juin, grâce aux réformes du chancelier Schröder entreprises en 2004 (réformes relatives au marché du travail, à la sécurité sociale et pour améliorer la compétitivité et la capacité d'innovation). De son côté, l'Espagne a ramené son taux de chômage en juin au niveau de 1978, à 7,95% de la population active. Mais la part d'emplois temporaires y reste très élevée.

latribune.fr

27/07/2007

12 millions - Le nombre de Français qui ne partent jamais en vacances

Douze millions de Français ne partent jamais en vacances, soit près d'un foyer sur cinq, dont une majorité pour des raisons financières, selon une étude de la société de conseil en marketing Acxiom publiée jeudi. 42% des foyers privés de vacances ont un revenu mensuel net inférieur à 1.200 euros. La part de ceux ne gagnant qu'entre 600 et 900 euros atteint 18,9%, alors que ce taux est limité à 9,3% pour l'ensemble de la population française.

"Pour la majorité des foyers ne partant pas en vacances, il s'agit d'un choix subi, résultant de contraintes économiques lourdes. C'est le cas notamment des familles modestes en milieu urbain", a commenté Frédéric Grelier, responsable des études chez Acxiom. D'autres foyers "font le choix de ne pas partir car les vacances ne correspondent pas à leur style de vie, plutôt sédentaire, comme les retraités en milieu rural par exemple", a-t-il ajouté. Les Français qui ne partent pas en vacances sont plutôt âgés (37,3% ont 65 ans et plus), 42,4% sont retraités et 33% sont issus d'un milieu rural. 72,4% ne partent même pas en week-end.Les couches sociales les plus fragiles sont surreprésentées: 50,3% des non partants vivent seuls et 18,9% n'ont aucun diplôme (contre 10,8% au sein de la population française).

L'étude sur les vacances a été réalisée à partir de l'enquête sur la consommation des foyers réalisée entre mars et avril par Acxiom à l'aide d'un questionnaire auquel 461.081 ménages ont répondu.


LExpansion.com