18/10/2009
Jean Sarkozy ou le scandale d'une amnésie collective
Le quotidien belge s'étonne de la polémique provoquée par la candidature du fils du président à la tête de l'Etablissement d'aménagement public de La Défense (EPAD). Les Français auraient-ils oublié que leur pays est celui où les "fils de" sont rois ?
Les Français auraient pu, par exemple, s'intéresser au pouvoir d'influence de l'épouse du Président. Qui, aujourd'hui, est manifeste, voire sans précédent. L'a notamment attesté, ces derniers mois, une série de nominations de proches de Carla Bruni-Sarkozy à la tête de grandes institutions culturelles. Ils ont choisi de se passionner plutôt pour la promotion de la descendance de leur chef d'Etat. Au risque de donner l'impression d'être victime d'amnésie collective.
Car Nicolas Sarkozy est loin d'être le premier hôte de l'Elysée à favoriser sa descendance. Ce qui le singularise par rapport à ses prédécesseurs, c'est la manière totalement décomplexée dont il procède. Et l'ampleur du hiatus avec ses propres engagements de campagne, que cette pratique révèle. Pour rappel, avant son arrivée à l'Elysée, le candidat Sarkozy avait (par exaltation, imprudence ou cynisme ?) promis que, sous son règne, la France aurait "une République exemplaire", caractérisée notamment par des nominations "irréprochables".
Pour d'éminents constitutionnalistes comme Dominique Rousseau, qui s'exprimait mercredi soir [14 octobre] dans les colonnes du Monde, cet usage "n'est pas symbolique de la Ve République, mais plutôt de la culture monarchiste française latente dans notre pratique politique et constitutionnelle depuis 1789". Même si cette habitude est tout sauf exclusivement française, comme viennent encore de le rappeler les scrutins en Grèce ou au Japon.
S'agissant de la France, les mémorialistes de la République remontent jusqu'aux "grandes dynasties politiques" que constituèrent jadis les familles Carnot, Arago ou Jeanneney. Plus proche de nous, le Président Giscard d'Estaing se démena longtemps pour assurer une carrière politique à sa progéniture, réussissant à ce qu'un de ses fils devienne le plus jeune conseiller général de France, comme le fut un jour un certain Jean Sarkozy. Son prédécesseur Georges Pompidou eut un fils qui se fit élire en grande partie sur son nom au Parlement européen. François Mitterrand fit sévir son fils Jean-Christophe, surnommé "Papa m'a dit", à la cellule africaine de l'Elysée (ce qui lui valut d'être plus tard condamné par la justice) et siéger un autre de ses fils, Gilbert, à l'Assemblée. Et, sous Jacques Chirac, une conseillère omnipotente à l'Elysée n'était autre que sa propre fille Claude.
Le pouvoir présidentiel, du reste, n'est pas le seul à recourir à ces pratiques. Au Parlement siègent encore à présent des héritiers de fameuses lignées politiques que sont les Debré, Dassault ou Poniatovski. Dans les gouvernements, on a vu un Pierre Joxe ou un Jean-Louis Debré, eux aussi des "fils de". L'actuelle ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, compte son fils parmi ses plus proches collaborateurs. Son collègue de la Défense, le néocentriste Hervé Morin, fut accusé d'avoir bombardé nombre de membres de sa famille sur les listes de son parti.
A l'échelon municipal, que dire de la dynastie Baudis, qui gouverna Toulouse pendant des décennies ? Des Parisien Tiberi et Dominati, qui réussirent à placer leurs rejetons ? De la récupération par la droite de la fille de l'ex-Premier ministre Bérégovoy ?
Sans parler de deux "filles de" que l'on compte aujourd'hui parmi les plus féroces contempteurs des pratiques de la famille Sarkozy : Martine Aubry et Marine Le Pen.
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MoDem Ozoir la Ferrière
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14/10/2009
La France à l'honneur ce matin en Asie
Il faut le souligner car ce n’est pas si fréquent que l’actualité en France se retrouve ainsi dans les journaux d’Asie, de l’Australie à la Chine en passant par la Nouvelle-Zélande. Et c’est bien sûr l’affaire Jean Sarkozy qui attire l’attention de nos confrères.
A commencer par le Sydney Morning Herald en Australie qui titre « Dans une affaire de népotisme, Sarkozy estime que son fils a été jeté en pâture aux loups ». Le journal explique que le président français est intervenu pour défendre son fils, Jean qui à 23 ans, a toutes les chances de devenir le président de l’Epad, l’organisme de développement de tout le quartier d’affaires de la Défense.
« C’est le dernier bond en avant de sa carrière de météorite », écrit le Sydney Morning Herald. « Les alliés de Nicolas Sarkozy ont sorti l’artillerie lourde pour défendre le fils, poursuit le journal, ils estiment que le fils a le « droit » (entre guillemets dans le texte), de poursuivre sa carrière ». Les internautes lui suggèrent des pistes : le Sydney Morning Herald cite ce commentaire d’un internaute sur Twitter « Jean est mûr pour briguer le poste de secrétaire général des Nations unies »…
Le China Daily adopte un ton inhabituel pour parler de l’affaire…
« Il a 23 ans, il n’a pas de diplôme universitaire et il a péché un boulot de chef du premier quartier d’affaire de France », écrit d’emblée le China Daily. « Jean Sarkozy dont le papa est le président de la nation, peut avoir à peu près tout ce qu’il veut », poursuit le journal qui dresse le portrait de Jean Sarkozy : « Ses phrases toutes faites, ses manières expansives et son charme forcé rappellent son père »…
Le China Daily égrène les réactions de l’opposition dont celle de Ségolène Royal : « S’il n’avait pas le nom qu’il porte, serait-il à ce poste là ? » ou celle d’Arnaud Montebourg : « Il n’y a plus de limites, tout est permis, il n’y a plus de principes, plus de règles ».
En Inde, le Times of India s’attache plus à l’aspect financier du poste
« Le fils de Nicolas Sarkozy qui est âgé de 23 ans a péché (le Times of India utilise le même terme que le China Daily) un poste clé qui met en jeu des milliards d’euros dans le quartier d’affaires de la Défense. Un boulot que, selon l’opposition, il n’a pas mérité », écrit le journal indien. « En France, explique le Times of India, les élus occupent souvent plusieurs postes à la fois, même dans les différentes arcanes du gouvernement, mais il est rare qu’un politicien soit élu alors qu’il est encore à l’école ».
La polémique franco-française relayée jusqu’en Nouvelle-Zélande
Avec ce titre du New Zealand Herald : « Sarkozy accusé de népotisme envers son fils, étoile montante de la politique ». « Il est grand, blond, plus glamour que son père, et il se défend des accusations qui sont portées contre lui », écrit le journal le journal néo-zélandais : « Je ne suis pas plus légitime qu’un autre candidat mais je ne le suis pas moins ».
Le New Zealand Herald qui a baptisé Jean, de « Sarkozy Junior », rappelle qu’il marche dans les pas de son père puisqu’il est chef de la majorité UMP au Conseil général des Hauts-de-Seine. Dans les opposants à cette nomination, le journal néo-zélandais cite François Bayrou qui accuse Sarkozy père de revenir à l’Empire romain quand Caligula attribuait le poste de consul à son cheval….
C’est la « berlusconisation » de la France conclut le New Zealand Herald, pour ne citer que ces quatre journaux. De nombreux autres articles sur le sujet circulent dans la presse d’Asie, notamment dans la presse pakistanaise
Valérie Rohart Radio France International
EPAD :L'Etablissement public d'aménagement de la Défense, dont Jean Sarkozy est candidat à la présidence du Conseil d'administration
Que représente l'Epad ?
3,3 millions de mètres carrés de bureaux, 2.500 entreprises et 150.000 emplois : le quartier de la Défense, situé au nord-ouest de Paris abrite les sièges sociaux de nombre d'entreprises du CAC 40. Il est sorti de terre à l'initiative du général de Gaulle, qui, en 1958, décide d'aménager le vaste espace s'étendant après les Champs-Elysées, entre les communes de Neuilly, Puteaux et Courbevoie. Pour ce faire, il crée un Etablissement public chargé d'aménager ce quartier, baptisé la Défense. L'Epad est né.
Quel est son rôle ?
Dans la zone de la Défense, décrétée «opération d'intérêt national», l'Etat délivre lui-même les autorisations de construire. Tel est l'essentiel de l'activité de l'Epad, qui se charge des études d'urbanisme et de la vente des droits à construire, par laquelle elle se finance. Elle a également la haute main sur l'aménagement des infrastructures du quartier. Son budget avoisine cette année les 115 millions d'euros.
L'Epad doit fusionner début 2010 avec l'Epasa (Etablissement Public Seine Arche à Nanterre), chargé d'aménager 320 hectares à Nanterre. Le nouvel établissement, l'Epadsa (Etablissement public d'aménagement de la Défense Seine-Arche) aura en charge, outre les 160 hectares originaux et les 320 de Nanterre, près de 300 autres situés entre cette dernière et La Garenne-Colombes. Au total, plus de 770 hectares.
lefigaro.fr
MoDem Ozoir la Ferrière
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06/05/2009
Un jeune adulte sur cinq est pauvre en France
L’Insee publie, mercredi 6 mai, son édition 2009 du rapport "Les revenus et le patrimoine des ménages". Cette étude, qui s'appuie sur les résultats d'une enquête sur les revenus de 2006, fait apparaître que le niveau de vie médian en France se situe à 17 600 euros, soit 1 470 euros mensuels, en hausse de 1,7 % par rapport à 2005 (en euros constants).
Le niveau de vie correspond, selon l'Insee, au revenu disponible du ménage, divisé par le nombre d'unités de consommation dans ce ménage (une unité de consommation pour le premier adulte du ménage, 0,5 unité pour les autres personnes de plus de 14 ans, et 0,3 unité au-dessous de 14 ans).
Avec 17 760 euros annuels, ce sont les 18-24 ans qui ont le niveau de vie le plus faible, alors que ce niveau de vie est à son maximum dans la tranche d'âge 55-59 ans (plus de 24 000 euros), selon l'étude. Elle relève également que, pour les plus de 75 ans, ce niveau de vie (plus de 20 000 euros) "est proche de celui des quadragénaires et supérieur à celui des trentenaires".
EN 2006, 21 % DES 18-24 ANS VIVAIENT AVEC MOINS DE 880 EUROS PAR MOIS
Les 10 % de personnes les plus aisées disposent d'un niveau de vie de 33 190 euros. Les 10 % de personnes les plus modestes disposent pour leur part d'un niveau de vie de 9 720 euros, soit 3,4 fois moins. La progression de la valeur du niveau de vie est plus rapide pour les plus riches : + 2,9 %, contre + 1,7 % pour les plus modestes.
Le rapport de l'Insee détaille par ailleurs l'évolution de la pauvreté. En ce qui concerne la pauvreté monétaire, l'étude estime le "seuil de pauvreté" à 880 euros en 2006 (contre 865 euros en 2005). Elle considère que, selon ce critère, près de 7,9 millions de personnes peuvent être considérées comme "pauvres" (contre 7,7 millions en 2005). "Parmi elles, la moitié a un niveau de vie inférieur à 720 euros par mois", précise-t-elle.
Les 18-24 ans sont ceux dont le taux de pauvreté est le plus élevé : 21 % d'entre eux vivaient avec moins de 880 euros par mois en 2006. Les 25-29 ans sont mieux lotis : leur taux de pauvreté est inférieur de 9,2 points à celui de la classe d'âge précédente et proche de la moyenne (11,9 %).
L'Insee évoque par ailleurs la "pauvreté en conditions de vie", dont elle estime qu'elle concerne "12,7 % des ménages" en 2006, taux qui est "en recul depuis 10 ans". La pauvreté en conditions de vie est définie par le "nombre de privations auxquelles le ménage déclare être confronté". "Par convention, précise l'Insee, c'est à partir de huit carences ou difficultés qu'un ménage est qualifié de pauvre en conditions de vie."
Lemonde.fr
MoDem Ozoir la Ferrière
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03/02/2009
Les chiffres alarmants du mal-logement en France
La Fondation Abbé Pierre, qui a publié mardi son rapport 2009, évalue à 3.498.800 le nombre de Français concernés par le phénomène, et rappelle que 600.000 personnes âgées vivent sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de 628 euros mensuels.
La Fondation Abbé Pierre évalue également à 6.617.000 le nombre total des personnes «en situation de réelle fragilité à court ou moyen terme», avec parmi elles les personnes en situation de précarité pour impayés de loyers (1.412.000) ou celles vivant en situation de surpeuplement (3.507.000).
DOCUMENT - L'intégralité du rapport 2009 (en PDF)
MoDem Ozoir la Ferrière
12:05 Publié dans 03 - Actualités France | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : mal-logement, france, modem, ozoir la ferrière
08/01/2009
L'impôt sur le revenu
Edition 2007 annuaire statistique de la direction générale des finances publiques.
Elle met en exergue les différences selon les régions. En France, seulement 53,6% des foyers ont été imposables à l'impôt sur le revenu (IR) au titre de leurs ressources de 2006, soit 19 millions de foyers sur les 35 millions que compte le pays. Mais en région Ile-de-France, ce taux grimpe à 63,4%, tandis qu'il tombe à 46,3% en Corse et à 27,5% dans les départements d'outre-mer.
En 2006, les écarts étaient similaires. Il est vrai qu'ils ne font que refléter les différences de richesses sur le territoire, elles-mêmes très stables d'une année sur l'autre. Le revenu fiscal moyen en France est de 21 930 euros. Il est maximal en Ile-de-France (28 308 euros en moyenne), en Alsace (22 907 euros) et en Rhône-Alpes (22 740 euros). Les départements d'outre-mer ferment la marche (14 888 euros), avec la Corse (18 250 euros) et le Nord-Pas-de-Calais (18 853 euros).
Et au sein même d'une région, les écarts sont notables. Le revenu fiscal moyen est de 56 950 euros dans la circonscription de Paris-Ouest - un record en France -, et de 18 852 euros à quelques kilomètres de là, en Seine-Saint-Denis.
Autre enseignement, l'IR reste toujours aussi concentré : 1% des foyers français, soit les quelque 386 000 redevables qui ont payé chacun plus de 17 000 euros d'IR, ont fait rentrer 37% de recettes de cet impôt. L'IR moyen payé par les contribuables en 2007, 2 560 euros, n'est donc pas très représentatif. Seule nouveauté majeure comparée aux années précédentes : il a baissé de 6,9% par rapport à 2006, soit 189 euros. « C'est la conséquence de la réforme de 2006, qui a supprimé l'abattement de 20% et a diminué le nombre de tranches », explique-t-on à Bercy. Au total, la recette globale d'IR s'est élevée à 54,1 milliards en 2007, contre 56,7 milliards en 2006.
S'il y a en revanche un impôt qui n'a pas baissé en 2007, c'est bien l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). La recette pour l'État a été de 4,4 milliards, en hausse de 20% sur un an. D'après les premières données publiées en juillet dernier, la collecte de 2008 a été moins abondante, en raison des mesures du paquet fiscal votées après l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Mais le nombre d'assujettis à l'ISF ne cesse de grimper : 456 856 foyers en 2006, 527 866 en 2007 et a priori 548 000 en 2008. Sans surprise, c'est en Ile-de-France (201 396 foyers), en Provence-Alpes-Côte d'Azur (52 636 foyers) et en Rhône-Alpes (51 351 foyers) que les redevables se concentrent.
Figaro.fr
Modem Ozoir la Ferrière
05:20 Publié dans 03 - Actualités France | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : impôt, revenu, france, modem, ozoir la ferriere
29/01/2008
France : importantes disparités dans les hausses des prix en 2007
L'inflation a été de 1,5% en 2007, certes. Mais derrière ce chiffre global se cachent d'importantes disparités. Ainsi, les enfants coûtent de plus en plus cher. Le prix des crèches et assistantes maternelles a gagné 4,2%. Ceux des cantines scolaires de 2,1%,
Les tarifs liés au logement prennent l'ascenseur. Les loyers d'habitation augmentent de 3,2%. Le coût de la distribution d'eau pour les ménages grimpe de 2,3%, tandis que celui de l'enlèvement des ordures ménagères s'envole de 7%. Le prix des appareils ménagers affiche une baisse de 1,7%, qui atteint même 4,4% pour les lave-linge et lave-vaisselle.
Les prix des produits et services liés aux transports progressent de 2,4%. Parmi eux, ceux des automobiles neuves a augmenté de 2%. Le prix des carburants est en hausse de 1,8%, voire de 2,7% pour le super. Le billet de train accuse quant à lui une hausse de 2,4% et celui du billet d'avion de 2%.
Les prix alimentaires progressent de 1,4%, dont 2,5% pour les produits frais et 2,1% pour la viande, alors que l'habillement et les chaussures grimpent modestement de 0,6%.
Les prix des produits liés à la santé restent sages, avec une quasi stabilité de 0,4%. Les médicaments et produits pharmaceutiques sont en baisse de 1,8%, les honoraires des dentistes n'augmentent que de 1,3%. Mais ceux des médecins bondissent de 4,1%.
Seuls produits dont les prix diminuent franchement, ceux liés aux loisirs et à la communication. Les équipements de téléphone et de télécopie connaissent une forte baisse de 14,1%. Celui des services de télécommunications diminue de 0,4%. Le prix des téléviseurs plonge de 22,2% et celui des équipements photos et cinéma de 17%. Les ordinateurs baissent de 14,4%. Mais dans le même temps, les prix des livres augmentent de 0,9% et celui des journaux et périodiques de 2,1%.
latribune.fr
12:15 Publié dans 01 - Actions du Gouvernement | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : France, importantes disparités, hausses des prix, 2007, modem, modem ozoir
28/08/2007
Un rapport s'alarme de l'état de l'école primaire en France
PARIS (Reuters) - Quatre élèves sur dix sortent de l'école primaire avec de graves lacunes et 15% sont en grande difficulté, affirme le Haut conseil à l'éducation (HCE) dans le rapport à la tonalité alarmante qu'il a remis à Nicolas Sarkozy.
"Si le collège, considéré par beaucoup comme le 'maillon faible', a suscité depuis 20 ans débats et polémiques (...), notre école primaire se porte moins bien que l'opinion publique l'a cru longtemps", peut-on lire dans le document d'une trentaine de pages présenté au chef de l'Etat par Bruno Racine, le président du HCE.
"Chaque année, quatre écoliers sur dix, soit environ 300.000 élèves sortent du CM2 avec de graves lacunes. Près de 200.000 d'entre ont des acquis fragiles et insuffisants en lecture, écriture et calcul. Plus de 100.000 n'ont pas la maîtrise des compétences de base dans ces domaines", écrivent les auteurs du rapport.
Selon leurs calculs, si 60% des élèves obtiennent des résultats "acceptables ou satisfaisants", 25% ont des "acquis fragiles" et 15% connaissent des difficultés "sévères ou très sévères".
Autre constat inquiétant des experts du HCE: l'école n'aide pas à gommer les inégalités de départ entre les enfants. "Elle ne parvient pas, malgré la conscience professionnelle de son corps enseignant, à réduire des difficultés pourtant repérées très tôt chez certains élèves et qui s'aggraveront tout au long de leur parcours de vie", dit le rapport. Pire, l'école primaire "semble s'être résignée à l'échec des élèves qui accumulent les insuffisances". Elle se révèle en outre "globalement incapable de mettre en place un soutien et un rattrapage efficaces".
L'école maternelle, où les enfants sont reçus de trois à six ans, n'est pas épargnée par le rapport, qui juge qu'elle "ne met pas tous les enfants dans les conditions de réussir l'école élémentaire".
LE SPORT DANS LE SOCLE DE COMPETENCES?
Et les auteurs d'enfoncer le clou: "la question de la responsabilité de l'école maternelle dans l'échec scolaire à long terme ne peut pas être éludée", écrivent-ils.Pour expliquer ces lacunes, le rapport avance plusieurs pistes. Il constate tout d'abord un manque de coordination. Les élèves ont souvent plusieurs maîtres, notamment en raison du nombre d'enseignants travaillant à temps partiel (un professeur des écoles sur dix).
Le rapport souligne aussi que les ressources humaines, aujourd'hui "mal réparties", devraient être consacrées "à l'amélioration du soutien collectif et individualisé des élèves" - dont Nicolas Sarkozy avait fait l'une de ses promesses de campagne présidentielle.
Dans son discours de politique générale début juillet, François Fillon a annoncé la mise en place "sans délai" des études dirigées. La mesure sera appliquée dans tous les collèges à la rentrée 2008 et dans toute la chaîne scolaire en 2011.
Le HCE suggère que les professeurs soient mieux formés dans des domaines comme la prévention des difficultés d'apprentissage, l'évaluation des élèves et les relations entre les enseignants et les parents. Nicolas Sarkozy souhaite qu'un débat s'engage sur les conclusions du rapport, notamment la question des inégalités et du rôle de la maternelle, a fait savoir son porte-parole, David Martinon, après le rendez-vous.
La remise du rapport, qui s'est tenue en présence du ministre de l'Education Xavier Darcos, a été l'occasion pour le président de renouveler "sa très grande confiance dans le monde enseignant", a-t-il ajouté. Le rapport a été accueilli avec prudence par les syndicats d'enseignants. Selon le SNUipp, principale organisation dans le primaire, il "noircit le tableau de l'école primaire". "Pour autant, la situation des élèves en difficulté scolaire est insupportable", souligne un communiqué.
Composé de neuf membres, le Haut conseil à l'Education a été mis en place par la loi d'avril 2005, dite loi Fillon, sur l'éducation. C'est cette même loi qui avait instauré un socle de connaissances et de compétences que doivent acquérir les élèves à la fin de la scolarité obligatoire, à 16 ans. Un socle auquel Nicolas Sarkozy souhaite introduire le sport comme matière de référence, selon son porte-parole.
10:26 Publié dans 01 - Actions du Gouvernement | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : primaine, france, modem, modem ozoir, ozoir la ferriere, seine et marne
06/08/2007
La crise du "subprime" provoque des dégâts en cascade
Le phénomène n'est toutefois plus circonscrit aux seuls Etats-Unis. Il s'est aussi propagé en Europe. Ainsi en Allemagne, le fonds du réseau mutualiste Union Investment a gelé un de ses produits, victime collatérale du subprime américain. Désormais, afin d'éviter la fuite des capitaux, il est impossible pour un investisseur institutionnel d'effectuer des retraits. De même, la banque IKB a été obligée de lancer un profit-warning sur son exercice 2007-2008, car elle est elle-même très exposée aux portefeuilles immobiliers. Lundi dernier, l'action IKB a dévissé de 20%. Selon Reuters, l'impact « subprime » s'élèverait pour elle à environ 17,5 milliards d'euros !
Face à ce qui ressemble de plus en plus à un effet domino, les autorités publiques ont tenté de reprendre la main pour rasséréner les acteurs du marché. Ainsi, Robert Kimmitt, le secrétaire américain adjoint au Trésor, a-t-il affiché sa sérénité face à la crise. Selon lui, celle-ci ne devrait pas se propager à l'économie nationale. Toutefois, il a reconnu que les « flottements » sur le marché de l'immobilier mettraient « quelques trimestre pour se dissiper ». En France, le gouverneur de la Banque de France s'est évertué, lui aussi, à calmer le jeu. Christian Noyer a ainsi souligné dans l'éditorial du dernier numéro du Bulletin mensuel de l'établissement que la crise du subprime ne présentait pas de « risque global » pour les banques européennes, car les « montants en cause sont suffisamment limités ». Tout juste consent-il à admettre que leur profitabilité pourrait en être affectée mais pas leurs bilans. En attendant, les banques trinquent en bourse. A commencer par Natixis, plus exposée que ses consoeurs. Son action plongeait de près de 10% vendredi à Paris. Crédit Agricole, BNP-Paribas ou encore Société Générale perdaient chacune entre 1 et 2%. La veille, la société de gestion Oddo avait décidé de fermer trois de ses fonds de placement, eux aussi touchés.
lexpansion.com
08:40 Publié dans 04 - Acutalités Internationales | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : subprime, degat, etats-unis, france, modem, ozoir, seine et marne
03/08/2007
BANQUE DE FRANCE : Noyer estime que la France doit respecter ses promesses pour être crédible
Christian Noyer estime que la Banque de France doit respecter ses engagements en matière de finances publiques pour être crédible en Europe. Le président de la Banque de France invite la France à réformer son marché du travail et prendre des mesures visant "l'augmentation des taux d'activité"
Le gouverneur de la Banque de France (BdF), Christian Noyer juge que la France doit respecter ses engagements en matière de finances publiques pour être crédible en Europe, alors qu'elle souhaite un plus grand poids des gouvernements de la zone euro face à la BCE.
"La France a pris, dans le cadre réformé du Pacte européen de stabilité et de croissance, des engagements", et "leur respect conditionne la crédibilité des efforts engagés (...) sur la scène européenne", affirme Christian Noyer dans sa lettre introductive au rapport annuel de la BdF, reçue ce jeudi par l'AFP.
"Deuxième économie par la taille de la zone euro, la France ambitionne d'y jouer un rôle moteur pour en renforcer (...) le "gouvernement économique" ", précise Christian Noyer, qui siège au conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE). "L'intérêt de notre économie et de nos citoyens commande une grande maîtrise des finances publiques", insiste-t-il, notamment dans le "souci des générations futures".
Nicolas Sarkozy a fait des critiques contre la politique de la BCE l'un de ses chevaux de bataille, jugeant que l'institut monétaire se focalise trop sur la lutte contre l'inflation aux dépens de la croissance. Il souhaite un plus grand poids politique des pays de la zone euro face à la Banque centrale, à travers l'Eurogroupe, qui réunit les ministres des Finances de la zone.
Parallèlement, le président français a retardé à 2012 la promesse de ramener la dette de la France sous 60% du produit intérieur brut et de combler ses déficits publics, alors que le gouvernement précédent s'était engagé sur 2010 auprès des 12 autres pays de la zone euro. Christian Noyer rappelle que le fait que la "stabilité des prix figure au premier rang des objectifs" de la BCE est le "fruit de l'expérience".
"De nombreux pays ont tenté, au cours des décennies précédentes (...) de stimuler la croissance par des politiques monétaires expansives", à savoir des dévaluations, et "toutes ces tentatives ont échoué", poursuit-il, allusion aux attaques régulières de Nicolas Sarkozy envers l'euro fort, qui a récemment atteint des niveaux historiques à plus de 1,38 dollar.
Le président de la Banque de France invite enfin la France à réformer son marché du travail et prendre des mesures visant "l'augmentation des taux d'activité", jugeant que, dans une économie mondiale "le refus d'adaptation conduirait inévitablement à moins de croissance et à plus d'insécurité pour chacun des Français".
latribune.fr
08:13 Publié dans Divers | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : banque, france, noyer, promesses, credible, modem, ozoir
France-Libye: deux contrats d'armement pour 296 millions d'euros
La Libye a signé avec des entreprises françaises des contrats d'un montant total de 296 millions d'euros (402 millions de dollars) portant sur l'achat d'équipements militaires. Le plus important est un contrat de 168 millions signé avec MBDA, filiale d'EADS.
Après la polémique suscitée par les déclarations du fils du colonel Kadhafi dans les colonnes du Monde sur les conditions de la libération des infirmières bulgares, la Libye enfonce le clou en annonçant jeudi dans la soirée qu'elle a signé avec des entreprises françaises des contrats d'un montant total de 296 millions d'euros (402 millions de dollars) portant sur l'achat d'équipements militaires.
Dans le détail, Tripoli a signé un contrat de 168 millions d'euros portant sur l'achat de missiles antichar Milan (un missile portable de moyenne portée.) et un contrat de 128 millions d'euros portant sur des systèmes de communication radio sécurisés, Tetran. Les deux contrats ont été signés avec des filiales d'EADS dont MBDA pour le plus important.
Interrogé, le porte-parole de l'Elysée David Martinon a déclaré jeudi soir sur LCI: "J'image que c'est vrai". Mais "je ne confirme pas", a-t-il ajouté. "Ce n'est pas mon boulot de commenter des tractations commerciales"."Je ne suis pas au coeur de la négociation", a-t-il par la suite expliqué à l'Agence France Presse (AFP). Et de réaffirmer qu'aucun contrat n'avait été signé lors de la visite du président Nicolas Sarkozy en Libye, qui a suivi la libération du médecin et des infirmières intervenue le 24 juillet. Mais il a estimé que cette visite "très réussie" s'était faite aussi "pour le plus grand bénéfice des industriels français, ça a accéléré beaucoup les choses".
Le quotidien "Le Monde" qui s'était entretenu avec Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi révélait mercredi (dans son édition datée de jeudi) que le "coeur du sujet" entre Paris et Tripoli n'est pas le projet nucléaire, mais "l'affaire militaire". "Nous allons acheter à la France des missiles antichar Milan", révélait le fils du leader libyen, acteur clef de l'accord sur la libération. Le président Sarkozy avait immédiatement réaffirmé mercredi la position française constante depuis le début de cette affaire, assurant qu'il n'y avait eu "aucune" contrepartie à ces libérations.
En France, la polémique n'a cessé d'enfler sur les conditions dans lesquelles elles sont intervenues. La gauche, notamment par la voix du numéro un socialiste François Hollande, réclame sans relâche "la transparence" sur cet épisode. "Tout ça commence à ressembler à une affaire d'Etat. J'espère que ce ne va pas apparaître comme un mensonge d'Etat", a déclaré de son côté le député PS André Vallini.
latribune.fr
08:08 Publié dans 01 - Actions du Gouvernement | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : france, libye, armement, euros, millions, modem, ozoir








