08/04/2008

L'intox de Leclerc

Le distributeur promet une baisse des prix de 25% si le gouvernement l'autorise à vendre les médicaments sans ordonnance. La ministre de la Santé crie à l'imposture.

«Soigner un rhume sera bientôt un luxe» scande la dernière pub de Leclerc avec l'image forte d'un bijou serti non pas de pierres précieuses, mais de gélules et comprimés. Le message est fort, mais il s'agit de «publicité mensongère», a dénoncé mardi la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot «Pour traiter un rhume, il y a des médicaments remboursés vous allez voir votre médecin et il va vous prescrire des médicaments remboursés», répond la ministre.

Il faut dire que Michel-Edouard Leclerc réclame depuis plusieurs années de pouvoir commercialiser dans ses centres de distribution certains médicaments. Son argument pour en finir avec le monopole de ceux qu'il appelle les «potards» : faire baisser les prix des médicaments. Vendredi, Michel-Edouard Leclerc a promis qu'il vendrait les médicaments à prescription facultative 25% moins chers que dans les pharmacies, si le gouvernement ouvrait ce marché à la distribution. Roselyne Bachelot a exprimé son indignation sur i-Télé mardi en taxant cette vaste campagne de «publicité mensongère». «Les expériences étrangères montrent qu'après trois mois de baisse, les prix des médicaments reflambent, c'est une publicité mensongère», a-t-elle ajouté.

Leclerc a lancé vendredi une campagne publicitaire à la mécanique bien huilée pour réclamer la vente dans ses supermarchés de médicaments non remboursés par la Sécurité sociale. Un site internet a été lancé pour l'occasion.

extrait, lefigaro.fr

ME Leclerc oublie de plus en plus souvent la loi, et ses remises arrières lui permettant de faire de la publicité, même pour des produits qu'il ne vend pas. Je m'interroge, aurait il pu baisser encore le prix, donc augmenter le pouvoir d'achat de nous, simple client, en remettant intégralement dans les prix le coût de cette publicité.

Pourquoi lui, aurait il le droit de faire sa Loi, alors que nous simple citoyen nous devons utiliser le procédé démocratique.

Au fait, la vache-qui-rit, fameuse vilaine marque selon lui, a déjà réintégré les linéaires des magasins Leclerc.

Leclerc, plus de 25 milliards d'euro de C.A.

Leclerc et Berlusconi, même combat ? Là aussi je m’interroge.

04/09/2007

PRESSION : Le président des magasins Leclerc dénonce les hausses tarifaires des fournisseurs

Michel-Edouard Leclerc, président des magasins Leclerc, dénonce "une tempête de hausse tarifaire" allant de 4 à 12% imposée par les fournisseurs de la grande distribution.

Dans une interview au quotidien Metro, Michel-Edouard Leclerc, président des centre de distributions Leclerc, dénonce "une tempête de hausse tarifaire" allant de 4 à 12% imposée par les fournisseurs de la grande distribution, estimant ces hausses "pas entièrement justifiées".

"Nous assistons aujourd'hui à une tempête de hausse tarifaire de la part de nos fournisseurs, qui se situe entre 4 et 12%. Nous ne pouvons pas accepter des hausses d'une telle ampleur, car elles ne sont pas entièrement justifiées", explique le patron du leader de la grande distribution en France.

"Depuis deux ans, les prix des fournisseurs ont augmenté, en moyenne, de 6%. Pour autant, sur la même période, les 8 000 articles de grande marque ont baissé de 5,6%", argue-t-il. Le responsable estime que les risques inflationnistes sont aujourd'hui limités en France, mais plaide néanmoins pour une réforme plus poussée de la loi Galland. Cette loi définit de manière très rigide le seuil de revente à perte, en-dessous duquel les distributeurs n'ont pas le droit de vendre.

"Avec la nouvelle vague de hausse tarifaire qui se profile pour l'année 2008, nous avons besoin que Nicolas Sarkozy parachève la réforme de la loi Galland, qui nous permettra de négocier les tarifs avec nos fournisseurs", dit-il.

Face aux craintes de hausse des prix des produits alimentaires liées à la flambée des matières premières agricoles, le gouvernement a récemment multiplié les annonces, notamment à l'encontre de la grande distribution. Lors de l'université d'été du Medef à Jouy-en-Josas (Yvelines) jeudi, le président Nicolas Sarkozy a dit souhaiter un assouplissement de la loi Galland portant sur le seuil de revente à perte, ce qui permettrait de faire baisser les prix.

latribune.fr

PS: il oublie les marge arrière, les taux incroyables de rentabilité......en sus du principe que seul lui à le droit de gagner sa vie en faisant croire aux autres qu'il perd de l'argent....