27/12/2007
Le logement, première source d’inégalités entre les Français
Les Français sont de plus en plus inégaux face au logement. Son poids dans leur budget varie désormais beaucoup avec leur niveau de vie, alors que les Français sont plus égaux que par le passé face à l’alimentation. C’est ce qui ressort de la dernière enquête « Budget de famille » de l’Insee.
Selon cette enquête, réalisée tous les cinq ans, « le logement est devenu le poste qui différencie le plus nettement les ménages en fonction de leur revenu ». Ainsi, en 2006, les 20% des ménages ayant les niveaux de vie les plus faibles consacraient en moyenne 24,8% de leurs dépenses de consommation au logement. A l’autre bout de l’échelle des revenus, les 20% les plus aisés n’y consacraient que 10,8%.
Pourtant, en 1979, le poids du logement était pratiquement identique pour toutes les catégories sociales, rappelle l’Insee, représentant 12% environ du budget des Français. Depuis, il est resté stable pour les ménages les plus aisés. Mais il a fortement augmenté pour les autres. Ce creusement de l’écart s’explique notamment par le fait que les ménages les plus modestes « sont plus souvent locataires », indique l’Insee : c’est le cas de 48% d’entre eux, contre 18% pour les 20% les plus riches.
Le logement est tout aussi discriminant entre les différents types de ménages. Il pèse plus lourd chez les personnes seules (23% de leur consommation en 2006) et les familles monoparentales (21%) que chez les couples avec enfants (13%).
Dans le même temps, les écarts entre les ménages face au poids de l’alimentation dans leur consommation se sont considérablement réduits. En 1979, ce poste représentait 35% du budget des ménages les plus modestes et 18% de celui des ménages les plus aisés, soit un écart de 17 points. En 2006, cet écart n’est plus que de 4,3 points, avec une part de 17,2% du budget des plus modestes consacrée à l’alimentation, contre 12,9% pour les plus riches.
« La part de l'alimentaire ne peut plus être, comme autrefois, considérée comme un bon indicateur du niveau de vie d'un ménage », en conclut l'Insee.
lexpansion.com
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28/08/2007
Le logement plombe le pouvoir d'achat des ménages
24 euros de plus dans le porte-monnaie. C'est en moyenne la progression du pouvoir d'achat des ménages français de juin 2006 à juin 2007, selon une étude de 60 millions de consommateurs, le mensuel de l'Institut national de la consommation (INC). Soit 0,8% d'augmentation une fois déduites les dépenses sous contraintes (carburant, téléphone, etc.). C'est peu. Un an auparavant et sur la même période, le pouvoir d'achat des ménages n'avait progressé que de 0,9%, toujours selon l'INC.
Ces chiffres contrastent avec ceux, plus optimistes, de l'Insee. Pour 2007, l'Institut national de la statistique table sur une accélération du pouvoir d'achat de 3,2%, après 2,4% en 2006. l'Institut national de la statistique explique ses bonnes prévisions par une amélioration des revenus salariaux, les baisses d'impôts promises et une baisse de l'inflation. Dans son calcul du pouvoir d'achat, il pondère autrement l'énergie et le loyer. Surtout il n'y intègre pas les achats de logements, qu'il considère comme un investissement.
Pourtant, « l'achat d'un logement n'est pas un investissement mais bien un acte de consommation, qui permet à un ménage de vivre », objecte Lionel Maugain, un des auteurs de l'étude de l'INC. L'an dernier, 60 millions de consommateurs avait déjà invité l'Insee à réviser son mode de calcul du pouvoir d'achat, afin de prendre en compte les nouveaux modes de consommation comme l'internet et le téléphone mobile. De son côté, le Bureau d'informations et de prévisions économiques (Bipe) avait également émis des critiques sur le calcul de l'Insee. Il prévoyait une hausse du pouvoir d'achat de seulement 0,5% en 2006 et 0,6% en 2007.
Pour obtenir le chiffre de 0,8%, l'INC a comparé le revenu mensuel brut moyen des ménages d'une année à l'autre et en a soustrait les différentes hausses de prix : loyers, remboursements de logements, produits alimentaires, honoraires des médecins, etc. En juin 2007, ce revenu a atteint 3093 euros, soit 65 de plus qu'en juin 2006. Mais sur ces 65 euros, 41 ont été alloués à des hausses de prix, laissant 24 euros d'augmentation réelle mensuelle. « Ce chiffre traduit mieux le ressenti des ménages », estime Lionel Maugain.
L'augmentation des loyers a enlevé en moyenne près de 6 euros aux ménages par rapport à juin 2006. Celle liée à un achat immobilier 5 euros, sans compter l'entretien et la réparation du logement (+1,40 euro). Autre gouffre financier, la voiture, dont l'inflation des dépenses de réparation et d'entretien a grevé le budget des ménages de 7 euros par mois. Le poste santé est lui menacé par les hausses des assurances, celles des honoraires de médecins et les déremboursements de médicaments. Selon la ministre de l'économie Christine Lagarde, Nicolas Sarkozy devrait annoncer des mesures pour répondre aux inquiétudes sur le pouvoir d'achat, lors de l'université d'été du Medef de Jouy-en-Josas, jeudi.
LExpansion.com
08:10 Publié dans Divers | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : logement, plombe, pouvoir d'achat, menages, modem, modem ozoir, ozoir la ferriere
22/08/2007
SUBPRIME suite : 1 à 3 millions d'Américains pourraient perdre leur logement, selon un sénateur démocrate
"A cause de certains types de crédits accordés entre 2004 et 2006, les modifications (d'intérêts) peuvent faire passer les mensualités de 400 dollars à plus de 1 500 dollars, pour les gens qui ont pris les typiques crédits hypothécaires à risques qui offraient des taux d'intérêt au rabais au démarrage", a ajouté le sénateur démocrate du Connecticut, candidat à l'investiture de son parti pour la présidentielle 2008.
M. Dodd s'exprimait à l'issue d'une rencontre avec le président de la Fed, Ben Bernanke, et du secrétaire au Trésor, Henry Paulson. Il a par ailleurs appelé les autorités à prendre davantage de mesures pour éviter les saisies.
INCERTITUDE SUR LA POLITIQUE DE LA FED
"Nous sommes au plus haut niveau des saisies de logements depuis 37 ans, et au plus bas niveau depuis 10 ans pour les mises en chantier de logements. Donc je demande instamment au gouvernement de faire tout le nécessaire pour que les gens puissent garder leur logement", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse à Washington."Un à trois millions personnes pourraient perdre leur logement, non pas parce qu'ils ont perdu leur emploi, ni parce que l'économie s'est effondrée, mais parce qu'ils ont eu de mauvaises conditions pour leur emprunt immobilier" a-t-il plaidé.
Ben Bernanke et Henry Paulson ont été invités à expliquer ce qu'ils comptaient faire face aux turbulences financières lors d'une réunion à huis clos avec le président de la commission bancaire du Sénat, le démocrate Christopher Dodd. Ni la banque centrale ni le Trésor n'ont communiqué sur cet entretien, mais M. Dodd s'est montré satisfait des assurances obtenues.
"J'ai demandé au président (de la Fed) s'il était prêt à utiliser tous les outils à sa disposition, et il a répondu que, oui, il était prêt à cela", a-t-il indiqué M. Dodd à l'issue de la rencontre. Selon lui, M. Bernanke n'aurait pas mentionné la possibilité d'une baisse du principal taux directeur de la Fed, ou Fed funds, qui est fixé à 5,25 %.
lemonde.fr
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