24/04/2009

Pakistan : seul pays musulman à posséder la bombe atomique.

Les Etats-Unis s'affirment "extrêmement inquiets" de la situation dans le nord du pays. Le ministre du gouvernement provincial annonce toutefois que les combattants sont en train de se retirer

 

Les talibans sont en train se retirer ce vendredi 24 avril du district de Buner, au nord-ouest du Pakistan, a annoncé le ministre de l'Information du gouvernement provincial Mian Iftikhar Hussain. "Ils sont maintenant en train de se retirer de Buner", a-t-il déclaré.

"Les talibans ont commencé à quitter Buner, sans conditions", a confirmé de Buner au téléphone à l'AFP un haut responsable des autorités locales, Syed Mohammad Javed. "Ce retrait sera achevé ce soir", a-t-il précisé, ajoutant : "Nous avons dit aux talibans que le gouvernement s'assurerait qu'aucune activité contraire à l'islam ne soit menée dans la zone".687187.jpg

"Notre chef a donné l'ordre que les talibans se retirent immédiatement de Buner", explique de son côté Muslim Khan, le porte-parole des rebelles islamistes.

"Les talibans se sont déjà retirés de quelques endroits et nous achèveront ce retrait dans quelque temps", a déclaré Muslim Khan, au téléphone depuis un lieu inconnu.

 

(…)

Les Etats-Unis s'alarment de cette situation et s'inquiètent pour l'avenir de leur allié pakistanais qui est le seul pays musulman au monde à posséder la bombe atomique.

"On ne peut assez souligner la gravité de la menace pour l'existence de l'Etat du Pakistan que représente l'avance continue des talibans, qui sont maintenant à quelques heures d'Islamabad", a déclaré Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine.

Cette avancée a été effectuée par un "groupe de terroristes et autres aux liens vagues, qui tentent de prendre le contrôle de l'Etat pakistanais qui, comme nous le savons, est un Etat nucléaire", a-t-elle ajouté. (..)

 

Nouvelobs.com

 

 

A mon sens, la crédulité démocratique et notre manque de pragmatisme risquent d’être pour les extrémistes un atout formidable pour ces derniers developpement. Face à l’inexistence de réponse du gouvernement Pakistanais, l’horreur de laisser la bombe atomique dans les mains de fou se rapproche. Pire, dans cette prise de position, qq soit la réponse de l’occident, les extrémistes trouveront là un ferment énorme de recrutement de nouveau soldat. Le Pakistan marque une étape extrêmement importante dans l’évolution stratégique de cette guerre, qqsoit l'issue. A suivre.

 

Modem Ozoir la Ferriere

16/04/2009

Pakistan - La charia contre la paix à Swat

Asif Ali Zardari, président de la République du Pakistan, a signé le 13 avril 2009 un accord avec les talibans instaurant les tribunaux islamiques contre la promesse d'un cessez-le-feu.

« Le président a signé. » La charia est applicable concrètement dans la vallée du Swat, au nord-ouest du Pakistan, avec l’instauration de tribunaux islamiques. En contrepartie, les extrémistes qui contrôlent la région se sont engagés à observer un cessez-le-feu.

 

Les talibans sont désormais libres de mettre en place les infrastructures nécessaires à l’application de la loi islamique.

 

Dès le 16 février, un accord entre le gouvernement local de la Province de la frontière du Nord-Ouest et les talibans de la vallée du Swat accordait la mise en place de la charia contre le cessez-le-feu et le désarmement des combattants d’al-Qaida. Le ministre pakistanais de l’Intérieur, qui « espérait » que ceux qui avaient réclamé l’application de la charia déposeraient les armes, n’a pas obtenu gain de cause.

 

Certes « il n’y aura pas lieu de tirer un coup de feu si les lois islamiques sont appliquées », a annoncé le porte-parole des talibans, mais reste que les insurgés refusent de déposer les armes.

 

Quoi qu’il en soit, cet accord, outre de rogner un peu plus l’autorité d’Islamabad dans la région, permet aux extrémistes de gagner du terrain. La frontière afghano-pakistanaise et ses zones tribales qui servent de base arrière aux combattants afghans sont plus que jamais hors de contrôle.

 

Un accord vertement critiqué Concrètement, exécutions sommaires et déni du droit des femmes seront désormais légaux.

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« Les femmes ne seront pas autorisées à travailler ou à se rendre aux marchés, car nous ne voulons pas qu’elles se donnent en public », rappelle le porte-parole taliban. La communauté internationale, Etats-Unis en tête, qui restent le principal bailleur de fonds du Pakistan, a réagi.

 

Cet accord a été vivement critiqué tant il aggrave la faiblesse du pouvoir central pakistanais. Rappelons qu’en 2001 le président d’alors, Pervez Musharaf, s’était rallié à la « grande guerre contre le terrorisme » de George Bush.

 

A juste titre, la communauté internationale craint à présent qu’un tel accord ne favorise l’expansion des islamistes, dont l’influence progresse spectaculairement dans la zone frontalière entre l’Afghanistan et le Pakistan.

 

Bien que Zardari continue de rappeler ses engagements à « renforcer la démocratie », le « pacte » qu’il vient de signer avec les talibans met durablement au placard un certain nombre de libertés.

 

Francesoir.fr

 

La démission dans la région du gouvernement pakistanais, va permettre aux extrémistes de ce préparer à étendre leur influence dans les pays limitrophes. Cette fausse paix est à mon sens une catastrophe géopolitique qui engendrera, une fois encore, des actions terroristes. Aujourd’hui, ces extremistes peuvent revendiquer un territoire. Ils seront à 100km d’Islamabad.

09/08/2007

Pakistan: le président Musharraf envisage d'imposer l'état d'urgence

Le président pakistanais Pervez Musharraf n'exclut pas d'instaurer l'état d'urgence dans son pays, face aux attaques répétées des intégristes pro-talibans et aux menaces de frappes américaines visant ces derniers dans le nord du pays, a annoncé jeudi un ministre à l'AFP.

L'imposition de l'état d'urgence a été discutée au sein du gouvernement, a indiqué à l'AFP le ministre adjoint de l'Information, Tariq Azeem. "Mais je ne peux pas confirmer si une décision a été prise ou pas", a-t-il ajouté. "Les circonstances sont réunies pour que les dispositions de la Constitution qui prévoit l'état d'urgence soient invoquées", a-t-il poursuivi. Le Pakistan "fait face à des menaces internes et externes" et la possibilité de l'instauration de l'état d'urgence par le général Musharraf "ne peut être exclue", a souligné le ministre.

Il a invoqué les attaques et les attentats suicide de plus en plus fréquents des combattants islamistes pro-talibans dans les zones tribales du nord-ouest du pays, frontalières avec l'Afghanistan, mais aussi jusque dans la capitale, et les menaces brandies récemment par les plus hauts responsables américains de frappes aériennes visant des bases présumées d'Al-Qaïda et des talibans dans ces zones, sur le territoire pakistanais.

Le général Musharraf, qui avait déjà imposé l'état d'urgence le 14 octobre 1999 quand il s'est emparé du pouvoir par un coup d'Etat sans effusion de sang, réunira jeudi les principaux responsables du pouvoir à Rawalpindi, la ville garnison qui jouxte Islamabad, avant de faire une déclaration, a assuré à l'AFP un haut responsable sous couvert de l'anonymat.

"Le président va présider une réunion pour prendre une décision concernant l'état d'urgence", a précisé cette source.

L'état d'urgence implique la suspension des droits et des libertés fondamentales prévues dans la Constitution, selon un juriste.

La position du chef de l'Etat s'est considérablement détériorée à l'approche des élections présidentielle et législatives prévues à la fin de l'année. Sur le plan politique, il est de plus en plus contesté dans la rue et vient d'essuyer un revers important avec un jugement de la Cour suprême lui ordonnant fin juillet de rétablir dans ses fonctions le président de cette haute juridiction qu'il avait suspendu en mars.

Sur le plan de la sécurité, les attentats suicide et les attaques des militants fondamentalistes ont tué plus de 230 personnes dans tout le pays depuis le siège, puis l'assaut, les 10 et 11 juillet, de la Mosquée Rouge d'Islamabad, où l'armée a tué une centaine de militants radicaux lourdement armés qui s'y étaient retranchés.

Les Etats-Unis, qui affirment qu'Al-Qaïda et les talibans afghans ont reconstitué leurs forces dans les zones tribales du nord-ouest, menacent à mots à peine couverts d'y mener des frappes aériennes ciblées, ce qui provoque la colère des dirigeants pakistanais qui parlent d'ingérence et redoutent des manifestations massives dans tout le pays si cela devait arriver.

L'armée a donc lancé de grandes offensives dans les zones tribales contre des repaires présumés d'Al-Qaïda et de talibans afghans, soutenus par des combattants pakistanais. C'est aussi une des raisons invoquées par M. Azeem pour justifier un éventuel état d'urgence.

AFP