06/11/2008

Homopoliticus : Dmitri Medvedev pourrait s'effacer au profit de Vladimir Poutine

 Le président russe Dmitri Medvedev pourrait démissionner en 2009 afin de faire place nette pour son prédécesseur et actuel Premier ministre Vladimir Poutine, rapporte le quotidien Vedomosti, citant une source au Kremlin. Lire la suite l'article

 

Medvedev a proposé mercredi de modifier la durée du mandat présidentiel pour le porter de quatre à six ans. Selon le quotidien, cette mesure fait partie d'un plan élaboré par le directemedved.JPGur adjoint de cabinet de Medvedev, Vladislav Sourkov.

 

Ce plan impliquerait que Medvedev fasse adopter la modification de la constitution et des réformes sociales impopulaires. Poutine pourrait ensuite revenir pour une longue période, affirme le quotidien Vedomosti.

 

Ce scénario prévoit ensuite que Medvedev démissionne rapidement en invoquant les amendements constitutionnels et qu'une présidentielle soit organisée dans le courant de l'année. Le quotidien en conclut que Poutine pourrait effectuer deux nouveaux mandats de six ans et diriger la Russie jusqu'en 2021.

 

Cité par le quotidien, le porte-parole de Poutine a dit ne voir aucune raison pour que Poutine revienne au pouvoir.

 

Reuters

 

MoDem, ozoir la ferriere

29/10/2007

RUSSIE • Comment Poutine peut rester président après 2008

A ceux qui pensent que le chef du Kremlin quittera son poste à l'issue de son deuxième mandat présidentiel, comme l'exige la Constitution, le site de l'hebdomadaire moscovite Novoïé Vremia apporte un démenti qui ne manque pas d'arguments... Le "plan Poutine" est en route. 

 La semaine dernière, le mythe d'un troisième mandat consécutif de Vladimir Poutine a cessé d'être un mythe. Dans de nombreuses villes russes, des manifestations de soutien au président ont rassemblé plusieurs milliers de personnes réclamant qu'il reste au pouvoir. Ils étaient ainsi 5 500 à défiler au Kamtchatka le 23 octobre, plus de 30 000 en Tchétchénie et plus de 10 000 à Tver le 24, plus de 2 000 à Novy Ourengoï le 25. Ailleurs encore, des manifestations du même genre se préparent activement. Tout porte à croire que ce n'est là que le début d'une grande campagne nationale visant à montrer tout l'amour que la population porte au président. Cette campagne a débuté le 18 octobre, durant les trois heures qu'a duré l'échange télévisé entre Poutine et les citoyens [qui lui adressaient leurs questions]. D'après les informations dont nous disposons, la Constitution pourrait être bientôt modifiée, et ces changements concerneraient le nombre et la durée des mandats présidentiels.

La manière la plus simple de permettre à Poutine de demeurer à son poste se décompose en trois étapes : d'abord, déposer un projet de loi constitutionnelle fédérale. Plusieurs personnes peuvent proposer un amendement afin de changer le chapitre IV de la Constitution, celui qui concerne le président de la Fédération de Russie. Il s'agit de Vladimir Poutine, le président, de Sergueï Mironov, le président du Conseil de la Fédération [Sénat], et de Boris Gryzlov, le président de la Douma [Assemblée nationale]. La deuxième étape serait de faire adopter cette loi par l'Assemblée fédérale [Douma et Conseil de la Fédération] ou les Parlements d'au moins deux tiers des sujets de la Fédération [entités administratives, au nombre de 85]. Enfin, il faudrait que la loi constitutionnelle ainsi adoptée soit approuvée par les régions. Et le tour serait joué.

Si Boris Gryzlov osait contrarier Vladimir Poutine (qui s'est toujours montré farouchement opposé à l'éventualité d'une modification de la Constitution pour son bénéfice personnel) et proposait, en tant que président de la Douma, un projet de loi constitutionnelle fédérale au Conseil de la Fédération, il est fort probable que Sergueï Mironov soutiendrait son initiative et aurait lui aussi le courage de passer outre la colère du président. Et d'où lui viendrait ce courage ? De la vox populi, évidemment, puisqu'elle est la vox Dei. Et même le président de l'Etat russe est obligé d'en tenir compte, car, dans la hiérarchie, il est au-dessous de Dieu. Et, d'ailleurs, il ne dispose pas de sa personne : il appartient au peuple.

C'est pour cette raison que se succèdent des manifestations citoyennes parfaitement organisées protestant contre le départ de Poutine. L'apogée de cette vaste campagne devrait être la victoire écrasante du parti du "plan Poutine", Russie unie, lors des législatives de décembre. Le tandem "victoire de Poutine – victoire de Russie unie" sera forcément gagnant. Les politologues du Kremlin ont déjà qualifié ces législatives de référendum de soutien à la politique de Poutine, et c'est une manœuvre très habile dès lors qu'il s'agit de préparer l'opinion publique à un revirement complet. Ce sera désormais un jeu d'enfant pour notre propagande hautement professionnelle de persuader les Russes qu'il est indispensable et inévitable d'en arriver à modifier la Constitution. Ce n'est plus qu'une question de semaines. 

Newtimes.ru

10/08/2007

Garry Kasparov face à Poutine le parrain

Pour comprendre le régime de Vladimir Poutine, le Russe Garry Kasparov, ancien champion d'échecs devenu opposant politique, ne recommande pas les grands classiques de la politologie, mais les oeuvres de l'écrivain américain Mario Puzo. "Si vous êtes pressé, vous pouvez également regarder les DVD, car les oeuvres de Mario Puzo ont été adaptées au cinéma. Commencer par sa trilogie 'Le Parrain' serait un bon début", écrit Kasparov dans un article initialement publié par le 'Wall Street Journal' et repris par le quotidien allemand. "Les historiens discernent dans le Kremlin d'aujourd'hui des emprunts à 'l'Etat corporatif' de Mussolini, aux juntes latino-américaines et au parti révolutionnaire pseudo-démocratique du Mexique, le PRI. Toutefois, un fan de Puzo comprendra mieux le régime de Poutine : sa hiérarchie stricte, le chantage et les intimidations, l'omerta - et surtout l'argent qui coule à flot. En d'autres termes, nous avons affaire à une mafia. Si un membre du milieu se rebelle contre le parrain, il est mort."

 http://www.tagesspiegel.de/kultur/Putin-Der-Pate;art772,2...