20/10/2008
Pas de baisse du prix du gaz !
Alors que le prix de l'essence retombe, celui du gaz n'a cessé d'augmenter. Et la décrue est d'autant moins en vue que GDF Suez est déjà en déficit sur son activité de distribution.
À l'approche de l'hiver, les consommateurs attendent avec impatience une diminution du prix du gaz dans la foulée de celui de l'essence. Le super sans plomb est pratiquement revenu à son niveau du début de l'année alors que les tarifs de GDF Suez ont augmenté de près de 15 %.
Pourtant, il est peu probable que le carburant bleu diminue avant l'année prochaine. Théoriquement, GDF Suez aurait même dû annoncer une nouvelle hausse au début du mois. Il ne l'a pas fait pour une raison officiellement technique : le groupe présidé par Gérard Mestrallet attend le dénouement des négociations avec l'État sur le nouveau contrat de service public qui doit définir la méthode de calcul des révisions de prix. Le consommateur vient ainsi d'échapper à une quatrième hausse des tarifs du gaz cette année. Au début du mois, tous les ingrédients de la hausse étaient en effet réunis pour alourdir la facture GDF.
D'abord, la répercussion de la récente hausse des prix de gros sur les prix de détail. Les contrats à long terme entre importateurs et exportateurs prévoient que les prix soient actualisés chaque trimestre en fonction du cours moyen du pétrole durant les six mois précédents. La révision d'octobre a ainsi dû répercuter la hausse des prix de la matière première, le méthane, entre le 1er mars et le 31 août. Or ce prix est indexé sur celui du baril de pétrole, qui a atteint son sommet historique, à 147 dollars, en juillet dernier. Compte tenu de cet effet retard, GDF Suez paie aujourd'hui son gaz importé plus cher qu'il y a trois mois. Ce qui ne peut qu'aggraver le déficit d'exploitation de son activité de distribution de gaz depuis le début de l'année.
La chute de l'euro
Par ailleurs, les contrats à long terme n'assurent que 80 % des approvisionnements de gaz de GDF Suez. Ceux-ci doivent être complétés par des achats ponctuels sur le marché dit « spot ». Ce marché lui permet de faire face à des pointes de consommation. Or il se trouve qu'actuellement les prix « spot » flambent. Le méthane importé de Russie, premier fournisseur de l'Europe, a même dépassé pour la première fois les 500 dollars les 1 000 m3 le 1er octobre. Il n'est certes pas anormal que le gaz renchérisse en automne. Mais le record d'octobre marque un déficit d'offre par rapport à la demande qui semble de mauvais augure pour l'avenir. La glissade de l'euro a aussi contribué à la hausse des prix. Les importations de gaz sont facturées en dollars. Or l'euro a perdu 15 % par rapport à avril dernier.
Une fois le tarif du gaz actualisé, il est soumis à l'approbation de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), autorité administrative indépendante qui vérifie l'exactitude de son calcul. Mais c'est Bercy qui valide le nouveau tarif par arrêté ministériel. Et c'est là que le bât blesse. Pour GDF Suez, une hausse ou une baisse du tarif du gaz est indifférente. Quel que soit le sens de la variation du coût de la matière première importée, elle est répercutée intégralement sur le consommateur, à la hausse comme à la baisse, sans conséquence sur le résultat du groupe. En revanche, s'il est facile au ministre de l'Économie de signer un arrêté annonçant une baisse, il en va autrement en cas de hausse. Surtout dans le contexte de crise actuel. On comprend donc que la révision de tarif d'octobre ait été prudemment reportée.
lefigaro.fr
On oubliera surement la baisse de 53% du pétrole sur une période finalement assez longue.
Modem, Ozoir la Ferriere
06:37 Publié dans 03 - Actualités France | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : gaz, prix, baisse, modem ozoir, ozoirlaferriere
01/04/2008
Les prix à la production français augmentent encore
Les prix à la production ne donnent aucun signe de ralentissement dans l'industrie française, selon l'Insee. Après une progression de 0,6% en janvier, ils enregistrent une nouvelle avancée, de 0,4% en février. Sur un an, l'avancée est de 4,9%.
Hors énergie et industrie alimentaire - cette dernière étant le principal secteur montré du doigt dans les problèmes de pouvoir d'achat que rencontrent les consommateurs français - les prix ont progressé de 0,3% en février (après 0,5% en janvier). Sur un an, la hausse des prix à la production hors énergie et alimentaire est de 1,7%.
Autant dire que ces chiffres ne vont pas dans le sens d'un retour au calme sur le front de l'inflation. En février, les prix à la consommation ont augmenté de 2,8% sur un an, de même qu'en janvier. Ces niveaux sont les plus élevés depuis mai 1992. Et, selon le gouverneur de la Banque de France, cette pression sur les prix ne devrait pas diminuer dans les mois qui viennent, du fait, essentiellement, de la hausse des prix de l'énergie et des matières premières industrielles et de certaines denrées alimentaires.
Pas étonnant dans ces conditions que les ménages français aient le moral en berne. Il est quasiment à un plus bas historique. Il faut en effet remonter à janvier 1987 pour trouver pareil niveau, selon les derniers indicateurs.
Seule consolation, l'inflation est encore plus élevée dans d'autres pays de l'Union européenne. Ainsi, le taux d'inflation s'est élevé à 3,3% sur un an en février dans toute la zone euro. Et, en Espagne, le taux annuel d'inflation, qui vient d'être annoncé pour mars, s'affiche à 4,6%.
latribune.fr
12:42 Publié dans Divers | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : prix, production, français, augmentent encore
29/10/2007
L'UFC-"Que choisir" dénonce à nouveau les prix "abusifs" de l'eau
Sur la base de ces nouveaux calculs, l'association conclut que "les résultats varient très peu", la marge moyenne (résultat ramené au chiffre d'affaires) des opérateurs (régie ou compagnie privée) des dix villes du premier échantillon tombant de 33,2 % à 30,6 %. "Nous estimons qu'un taux raisonnable doit se situer entre 15 % et 20 % pour les réserves et les profits", indique François Carlier, directeur des études et de la communication de l'UFC-Que choisir.
On en est très loin dans certaines villes : la marge monte à 58,7 % en moyenne pour les 114 communes du Syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif), 56,1 % à Marseille, où l'eau est "2,2 fois plus cher que ce qu'elle coûte", 47,8 % à Lyon, ou 45,7 % à Reims. En revanche, quelques villes sont dans la fourchette recommandée par l'UFC-Que choisir : Chambéry (10,4 %), Clermont-Ferrand (13,9 %), Annecy (15,9 %) et Grenoble (19,5 %) – quatre agglomérations où l'eau est gérée en régie municipale.
"PRATIQUES IRRÉGULIÈRES"
Régies publiques contre entreprises privées (Veolia Eau et Suez-Lyonnaise des eaux) ? M. Carlier se défend d'opposer systématiquement les deux et note que certaines régies – le Sedif pour la distribution dans les départements franciliens et le Siapp pour l'assainissement – présentent des factures "abusives" aux consommateurs.
Il dénonce aussi les "pratiques irrégulières" de certaines collectivités, et rappelle que la Cour des comptes a reproché au Siapp de financer la coûteuse gestion des eaux pluviales par la facture alors qu'elle relève du budget des collectivités locales. L'UFC n'en dénonce pas moins les "bénéfices faramineux" des Veolia et autres Suez.
Antoine Frérot, directeur général de Veolia Eau, reconnaît que les prix des entreprises privées sont plus élevés de 15 % à 20%. "Le service est plus complexe et mieux géré, explique-t-il. Les réseaux gérés par les entreprises perdent en général 20 % d'eau en moins que les services en régie. Les entreprises acquittent aussi une fiscalité plus lourde que les collectivités locales. Si on tient compte de ces éléments, le service est en fait un peu moins cher pour la délégation que pour la régie directe."
M. Frérot conteste que le marché de l'eau soit peu concurrentiel. "Sur les dernières années, 10 % à 12 % des contrats changent de main (d'un groupe privé à l'autre)", un taux "normal dans un système concurrentiel", juge-t-il. "Sur les 700 contrats mis en renouvellement chaque année, moins d'une dizaine revient en régie", remarque-t-il. Avec une explication : "Les élus préfèrent déléguer les responsabilités, ils redoutent les responsabilités en cas de problème sanitaire."
M. Carlier concède que les entreprises privées ont souvent des contrats plus difficiles, notamment des eaux plus polluées à traiter. Mais il dénonce "une surestimation de la sécurité" et des usines surdimensionnées au nom de la sécurisation de l'approvisionnement, un élu ne détestant rien tant qu'une coupure d'eau décidée par le préfet.
Il se demande aussi pourquoi l'effet de densité ne joue pas en faveur des grandes villes : l'eau y est plus chère alors que les frais de canalisations, très importants dans le prix de revient, sont moins importants qu'en zone rurale en raison des faibles distances pour raccorder les clients.
"ASYMÉTRIE D'INFORMATION"
De nombreux contrats d'eau arrivent à échéance et l'UFC-Que choisir demande plus de vigilance aux élus. Mais les données publiques manquent et le rapport annuel du maire sur l'eau, obligatoire depuis 1995, est trop succinct. "Dans la renégociation des contrats, l'asymétrie d'information entre l'élu et les grandes entreprises donne un avantage aux secondes", souligne M. Carlier.
L'association lance un "appel aux maires" pour qu'ils envisagent un retour à la régie publique. Au moins pour disposer d'un levier de négociation et obtenir une baisse des tarifs de Veolia et Suez. Elle propose aussi "un débat contradictoire et factuel" avec les édiles pour comparer leurs données à celles de l'UFC-Que choisir. Il n'est pas sûr qu'ils soient prêts à ouvrir la boîte noire de la gestion de l'eau – surtout à la veille des élections municipales de mars 2008.
Lemonde.Fr
18:44 Publié dans Divers | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : eau, UFC, prix, abusifs, modem, modem ozoir, ozoir la ferriere
30/08/2007
Les prix des marques de distributeurs ne cessent d'augmenter
Les prix des produits alimentaires de marques de distributeurs (MDD) n'ont cessé d'augmenter depuis la réforme de la loi Galland sur la revente à perte début 2006, à l'inverse des grandes marques qui continuent de baisser, selon une étude de Nielsen Panel International. L'étude indique en effet que les prix des MDD ont augmenté de 1,11% en juin, alors que les grandes marques ont continué de reculer, de 2,97%. L'écart entre les MDD et les grandes marques se réduit rapidement depuis la réforme en 2006 de la loi Galland sur la revente à perte.
Cette loi de 1996 avait débouché sur le creusement de cet écart, en provoquant une explosion des "marges arrière". Les marges arrières sont des sommes payées par les fournisseurs de grandes marques, exigées par les distributeurs, en échange de prestations commerciales réelles (mise en valeur du produit en tête de gondole, campagne d'affichage ) ou supposées.
La Loi Galland avait pour but de protéger les petits commerçants, en empêchant la grande distribution de répercuter l'ensemble des réductions et des marges arrières dans le prix de vente aux consommateurs. Mais Luc Chatel, secrétaire d'Etat à la Consommation et au tourisme, avait annoncé le 10 août dernier qu'il fallait "redonner de la concurrence au bénéfice du consommateur". La réforme "permettra de réintégrer dans le prix de vente final l'ensemble des avantages obtenus par les distributeurs", ce qui devrait "permettre de baisser de l'ordre de 3 à 7% les prix des grandes marques dans la grande distribution" avait-il alors expliqué. La réforme vise à plafonner progressivement ces "marges arrières".
L'étude nuance cette évolution du prix selon le circuit de distribution : dans les hypermarchés où l'offre des produits de grandes marques est la plus abondante, les prix ont baissé de 0,76% en juin, alors qu'ils ont augmenté de 0,22% dans les supermarchés. Il s'agit des prix en général, car les prix des grandes marques ont pour leur part chuté, dans les hypers comme dans les supers : une chute de 3,26% sur un an en juin pour les hypermarchés, et de 2,45% dans les supermarchés.
Cette étude survient alors que le pouvoir d'achat est un thème fort de la rentrée. Le gouvernement, s'est déjà saisi du dossier, l'équipe de François Fillon multipliant les annonces contre la vie chère. Cela va du premier ministre dénonçant les abus dans la téléphonie jusqu'à Christine Lagarde, ministre de l'Economie, recommandant la vigilance sur le prix du pain. Celle-ci a d'ailleurs indiqué que des annonces "en matière de pouvoir d'achat" devraient figurer au programme de l'université du Medef, à laquelle elle sera présente demain.
Et comme le prix du cartable devrait peser lourd dans le budget des familles cette année, Xavier Darcos, ministre de l'éducation nationale, en a été de ses conseils pour minimiser la facture des fournitures scolaires. Il a même annoncé hier que les grandes enseignes de la distribution se sont engagées à offrir trente produits de première nécessité au même prix que l'an dernier. Une enquête récente de Familles de France révélait dernièrement que cette rentrée scolaire reviendrait à 206,68 euros pour un enfant entrant en sixième, soit 2,06% de plus que l'année dernière, après trois années de prix relativement stables.
Les syndicats, eux aussi, font entendre leur voix sur ce thème du pouvoir d'achat, l'un des "problèmes chauds" de la rentrée pour le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly. Il a par ailleurs affirmé sentir "qu'il y'avait une ouverture, que le gouvernement était prête à examiner une discussion pour 2007 pour les salaires" des fonctionnaires. Il a affirmé qu' "on ne répond pas uniquement au pouvoir d'achat en essayant de contenir les prix" comme voulait le faire jusqu'à présent le gouvernement", ajoutant qu'il "faut purger les problèmes chauds et les problèmes chauds aujourd'hui, c'est notamment le pouvoir d'achat".
La CFTC, inquiète elle aussi de la hausse des prix annoncée pour la rentrée, a demandé dans un communiqué que soient "réformées les modalités de fixation du Smic afin de tenir compte de la structure de consommation réelle des ménages les plus démunis". Son secrétaire général, Jacques Voisin, demandera aussi "la création d'une instance qui évalue les pratiques de la grande distribution", car "l'augmentation du pouvoir d'achat, c'est tout autant l'augmentation des salaires que la maîtrise des prix", précise le communiqué.
Malgré la volonté affichée du gouvernement, les Français se montrent sceptiques sur cette question du pouvoir d'achat : la loi "Travail, emploi et pouvoir d'achat", texte phare du programme Sarkozy, adopté dès cet été ne les a pas convaincus. Le pouvoir d'achat est, selon un récent sondage TNS Sofres, la seule faiblesse pour le président : seuls 28% des sondés jugent efficace l'action de l'équipe au pouvoir contre la vie chère, contre 68% d'un avis contraire.
latribune.fr
09:04 Publié dans Divers | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : prix, marque distributeur, modem, modem ozoir, ozoir la ferriere, seine et marne
29/08/2007
Les enseignes de la grande distribution s'engagent à baisser les prix de trente fournitures scolaires
Là j'avoue je ne vous mettrais pas le texte du monde.
Par juste curiosité, avez vous demandé dans votre entreprise, à l'homme ou la femme, responsable des achats généraux le prix d'une ramette de papier 80g format A4 de 500 feuilles. Entre 3 et 4 €TTC.
Maintenant regardez vorte ticket de caisse.
MArge nette grande distribution XXX%
HP
08:16 | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : ramette, prix, modem, modem ozoir, ozoir la ferriere, seine te marne
27/08/2007
Les hausses de prix pèsent sur la rentrée
LA BAGUETTE à 1 euro ! Dans certaines boulangeries, ce seuil psychologique va être franchi dès cette rentrée. Les artisans boulangers envisagent une augmentation de 5 centimes du pain préféré des Français, généralement facturé entre 75 et 95 centimes. Les adhérents de la Fédération des entreprises de boulangerie et de pâtisserie prévoient des augmentations d'« au moins 8 % ».
Il s'agit de répercuter auprès des consommateurs les hausses des cours du blé, qui ont quasiment doublé en un an, pour atteindre vendredi des records historiques (au-delà de 241,50 euros la tonne). Céréales, lait, métaux, pétrole... Les matières premières flambent depuis plus d'un an. Le développement de la consommation dans les pays émergents (dont la Chine) et l'essor des biocarburants (maïs, colza, canne à sucre) font pression sur la demande mondiale. Résultat, des productions qui étaient souvent surabondantes, comme le lait, peinent à fournir. Et il n'y a plus aucun stock.
Ainsi, le prix du lait a quasiment doublé (de 2 000 à 4 000 euros la tonne) en un an. Il manque un milliard de litres en Europe pour satisfaire les besoins (la France en produit 23 milliards). Du coup, le prix du beurre s'est envolé de 40 % depuis le début de l'année. Danone a déjà annoncé une augmentation de 2,5 % de ses yaourts, Lactalis (fromages Président, Société, yaourts La laitière) de 4 % à 5 %. Nestlé a annoncé le 15 août qu'il allait continuer dans ce sens. Une réunion de la filière laitière est prévue fin septembre pour discuter d'une augmentation de 0,5 % des quotas de production autorisés par Bruxelles.
Des négociations «agressives»
Les volailles (nourries aux céréales), les oeufs, le porc, le chocolat, le jus d'orange, les fruits et légumes suivent la même tendance. Tout comme les biscuits, les glaces, les confitures ou les pâtes.
L'alimentaire n'est pas seul concerné. Les prix des cahiers de la rentrée vont refléter la hausse des prix de la pâte à papier. Les matériaux utilisés dans le bâtiment renchérissent les devis. Les métaux qui entrent dans la composition des produits industriels, le pétrole dans ceux des plastiques ou des transports, risquent de pousser à la hausse les prix des biens de consommation, d'équipement ou de certains services.
Jusqu'où les entreprises peuvent-elles répercuter ces hausses sur leurs consommateurs ? C'est la question clé qui risque d'animer la rentrée sociale.
« Depuis le passage à l'euro, les gens regardent les prix de très près et ne sont pas prêts à laisser passer les augmentations, particulièrement quand cela touche à l'alimentation », estime Nicolas Bouzou, économiste à l'Institut Asteres. L'alimentaire ne représente pourtant que 15 % des dépenses des ménages. Ces hausses, si elles rognent sur le pouvoir d'achat, ne se traduiront, au pire, que par quelques dixièmes de points d'inflation.
Industriels et commerçants se préparent donc à un bras de fer dont ils ont le secret pour savoir qui les assumera sans les répercuter sur les étiquettes. « Les semaines qui viennent vont être chaudes et les négociations plus agressives que d'habitude », pronostique Jean-René Buisson, président de l'Association nationale des industries alimentaires. Généralement, les prix dans la grande distribution sont fixés pour l'année. Mais les producteurs vont, dès septembre, demander aux chaînes de supermarchés des augmentations de tarifs pour refléter la flambée de leurs coûts de revient. « La plupart du temps, les augmentations sont refusées par les distributeurs. Mais ce serait déjà exceptionnel si on arrivait à maintenir les prix actuels, qui ont baissé de 3 % depuis deux ans dans le cadre des négociations Sarkozy », estime Jean-René Buisson.
Côté distributeurs, Michel-Edouard Leclerc, coprésident de l'Association des hypermarchés du même nom, dénonce un « psychodrame parfaitement inutile et exagéré, aux parfums de spéculation ». « Nous serons impitoyables, poursuit-il. J'ai donné consigne à tous les acheteurs de ne rien céder au-delà de la répercussion de la hausse de certaines matières premières, comme la farine ou le sucre, au prorata de leur part dans la composition des produits. »
Le gouvernement surveille le sujet comme le lait sur le feu. Christine Lagarde, ministre de l'Économie, a réuni tous les acteurs - agriculteurs, industriels, distributeurs - fin juillet. Une nouvelle rencontre est prévue à la mi-septembre. Mais les marges de manoeuvre sont maigres. Une nouvelle phase de la réforme de la loi Galland sur le commerce doit être négociée, qui reste à définir. Dans ce contexte, la création d'une TVA sociale pourrait se révéler explosive.
lefigaro.fr
HP : A quand une revision dela loi Galland, ne pas oubliez les taux de remise arrières, en sus des marges faites sur la vente, pour la grande distribution...edouard..qd même...
08:46 Publié dans Divers | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : hausses, prix, rentrée, modem, modem ozoir, ozoir la ferriere, seine et marne








