24/08/2007
Devedjian: "Sarkozy fait descendre l’État de son piédestal"
Dans un entretien au Figaro, le secrétaire général délégué de l'UMP estime que l’ouverture est une réponse à un éventuel rapprochement PS-MoDem.
http://www.lefigaro.fr/elections-legislatives-2007/200708...
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Ancrage à gauche ou recentrage: le PS cherche sa voie
Cent jours après sa défaite aux élections présidentielles, le Parti socialiste n'en finit plus d'étaler au grand jour ses divisions alors que s'ouvre la semaine prochaine sa traditionnelle université à la Rochelle. Trois jours de débats et d'ateliers sur le thème du "Diagnostic pour la rénovation" lors desquels les socialistes tenteront d'y voir plus clair sur le chemin politique à suivre. Un rendez-vous "totalement dépassé" pour Gaëtan Gorce, député PS de la Nièvre, qui parle de "carnaval de déclarations", de "bal des procureurs" et de "sorte de concours des mondanités socialistes".
Jean-Luc Mélenchon, sénateur socialiste de l'Essonne, ne fera pas le déplacement, jugeant qu'il ne s'agit que d'une "cérémonie mondaine à usage personnel du premier secrétaire". Très critique envers son parti, "réduit à une compétition d'egos et à une bouillie intellectuelle sur le thème de la rénovation", il plaide pour une opposition plus marquée à la politique de Nicolas Sarkozy. "Chaque fois qu'il faut mettre en cause la politique de classe de Sarkozy, le PS semble embarrassé", estime-t-il. "On en fait plus sur les infirmières bulgares que sur le paquet fiscal. Sarkozy y va sans hésitation, mais François Hollande en reste aux pleurnicheries bon chic bon genre".
Un avis à l'opposé de celui de Manuel Valls. "Nous pouvons faire un bout de chemin avec la majorité à condition qu'elle nous entende sur des sujets qui peuvent faire consensus", explique le député socialiste de l'Essonne, souvent cité dans le cadre de la stratégie d'ouverture de Nicolas Sarkozy. "Je pense aux moyens qu'il faut donner à la justice, à la lutte contre la criminalité ou encore au dossier de l'immigration". Partisan d'un recentrage politique du PS, Manuel Valls estime que les socialistes doivent "admettre définitivement" le fait d'être dans une économie de marché et dire également qu'ils ne sont pas favorables "à une société de l'assistanat".
Vincent Peillon, co-fondateur du courant Nouveau Parti socialiste, appelle pour sa part la gauche à "transgresser les frontières d'appareils politiques qui se survivent pour des raisons qui n'ont plus lieu d'être", avec l'organisation "des assises de la gauche et des progressistes". "Si nous ne faisons pas cela, nous reproduirons les mêmes enfermements, les mêmes malentendus, et nous laisserons la gauche dans l'état où nous la trouvons aujourd'hui, divisée, fragilisée, repliée, méfiante et sans perspective réellement novatrice et mobilisatrice", estime le député européen.
Alors que les Gracques, ce collectif d'anciens collaborateurs des gouvernements socialistes qui avaient plaidé pour un rapprochement avec l'UDF pendant la présidentielle, tiendront leur université ce dimanche à Paris, François Rebsamen s'est déclaré favorable à des alliances avec le Modem à l'occasion des élections municipales de mars 2008. "Les candidats présentés par le Parti socialiste doivent chercher le rassemblement le plus large. Je suis favorable à des alliances électorales locales sur la base de propositions communes avec le MoDem. Avec un désistement au second tour pour celui qui arrive en tête", explique le numéro deux du parti et ancien directeur de la campagne électoral de Ségolène Royal.
Pour compliquer le tout, deux élus socialistes ont lancé ce jeudi un appel au rassemblement des Verts et du PS, à l'occasion des Journées d'été des Verts qui se tiennent jusqu'à dimanche à Quimper. "Nos divergences sont devenues plus techniques que stratégiques", expliquent Bernard Poignant, député européen, et Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère. "Le temps est venu d'ouvrir un nouveau cycle à gauche, celui d'une coalition durable", poursuivent-ils, suggérant "un contrat d'avenir qui soit un socle d'engagements communs valable pour l'ensemble des élections"
latribune.fr
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24/07/2007
Élections : 33 millions pour l'UMP, 22 pour le PS
Les résultats des élections législatives servent de base au calcul des subventions publiques pour les partis. Les chèques ne seront versés par l'État que l'année prochaine.
Les additions et les soustractions donnent le sourire à certains, et la migraine à d'autres. À l'UMP, Eric Woerth, ministre des Comptes publics et toujours grand argentier de la majorité présidentielle, se range dans la première catégorie. Il se targue de disposer de 1,4 million d'euros de plus qu'entre 2002 et 2007. Certes, il dispose de moins de députés qu'il y a cinq ans, mais parce que l'UMP a un peu mieux respecté la parité, ses sanctions financières seront moins lourdes. Au Front national, c'est une période de disette qui s'annonce (lire encadré ci-contre). Tandis que Michel Sapin au Parti socialiste estime avoir « sauvé les meubles : plus de dettes, mais pas de cagnotte ».
Pour prétendre à l'aide publique, les partis doivent afficher cinquante candidats ayant obtenu plus de 1 % des voix au premier tour de l'élection législative.
Le système doit en principe chasser de l'échiquier politique les « chasseurs d'aides publiques ». Mais il pose un vrai problème au Nouveau centre, la formation des ex-UDF qui ont rallié Nicolas Sarkozy à la présidentielle. Les ex-amis de François Bayrou avaient bien présenté quelque 80 candidats mais seulement 43 d'entre eux ont effectivement passé la barre des 1 %.
Au maximum 1,63 euro par voix
Pour arriver à aligner suffisamment de candidats, le ministre de la Défense Hervé Morin, fondateur du Parti social libéral européen, n'avait pas ménagé ses peines. Il avait même mobilisé les membres de sa famille sur les listes électorales. L'effort n'a pas suffi. « Certains de nos députés n'ont pas pu s'inscrire sous notre étiquette car le parti récemment créé n'avait pas été répertorié dans certaines circonscriptions, affirme Maurice Leroy. Moi-même, avec mon poids de président de conseil général, j'ai dû taper du poing sur la table pour me faire enregistrer PLSE. Des candidats moins connus se sont fait avoir mais nous allons rétablir la situation ». Encore faudra-t-il convaincre la commission nationale des comptes de campagne ! Faute de quoi, le nouveau parti n'aura pas un centime d'euro de l'État...
La barre des 1 %, franchie, les partis reçoivent une dotation en fonction des nombres de voix obtenues au premier tour de l'élection législative. Chaque voix rapporte au maximum 1,63 euro mais les pénalités en cas de non-respect de la parité peuvent coûter cher. L'observatoire de la parité le remarque avec amertume : « Seuls les partis politiques comptant avant tout sur la dotation publique de l'État ont strictement respecté le principe paritaire. » Concernés : les Verts, CPNT, Lutte ouvrière, la LCR, le MPF et le FN. Déjà en tête des mauvais élèves de la parité en 2002, l'UMP sera la formation la plus sanctionnée. L'amende est calculée de façon savante : quand les femmes représentent moins de 48 % des candidats, le financement est réduit de façon proportionnelle. Le PCF et le PS échappent aux sanctions pécuniaires de justesse mais « combien de candidates investies sur des circonscriptions réputées ingagnables ? » s'interroge l'observatoire de la parité.
Les chèques de l'État arriveront dans les caisses des partis au printemps prochain. D'ici là, les trésoriers anticipent. Avec le sourire, comme à l'UMP. Dans la douleur comme au FN ou au PCF. Dans une relative indifférence au PS où, loin de 1993, « l'année noire » des trésoriers socialistes, la rigueur est programmée par une réduction de 10 % des frais de fonctionnement et par le passage de la cotisation des parlementaires de 380 à 500 euros. La somme est fiscalement déductible.
14:14 Publié dans Legislatives 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : legislative, ps, ump, elections, modem, ozoir, seine et marne






