03/01/2008

Les jeunes ont dopé le taux de participation

C'est à Paris et dans les départements de banlieue que l'afflux d'inscriptions sur les listes électorales a été le plus élevé.

L'élection présidentielle est plus que jamais la consultation pivot de la vie politique française. C'est en tout cas ainsi que la voient les Français si l'on se réfère à la participation électorale observée lors des scrutins de l'année qui vient de s'achever.Elle a été très élevée à la présidentielle et très faible aux législatives, selon une étude de l'Insee publiée la semaine dernière.

À l'élection présidentielle, le taux d'abstention a été inférieur à 15% au premier et au second tour, l'un des plus faibles jamais observés. Aux législatives il a avoisiné les 40% lors des deux tours (39,6% et 39,7%), soit le taux le plus élevé enregistré pour ce scrutin depuis 1910. Il est d'ailleurs significatif que, depuis 1978, le taux d'abstention aux législatives suive une courbe ascendante. Il a plus que doublé en trente ans. Comme si, progressivement, l'élection du président de la République au suffrage universel tendait à réduire aux yeux des Français l'importance des législatives.

C'est d'abord dans les plus jeunes générations que l'élection présidentielle a eu un effet mobilisateur, et surtout dans celles des départements où la population d'origine étrangère est nombreuse. Pour en juger, l'étude de l'Insee a fait analyser séparément le comportement des nouveaux inscrits de l'année et celui des électeurs déjà inscrits. Il apparaît que les premiers ont nettement privilégié l'élection présidentielle, contrairement aux autres. Ainsi ont-ils été 83,5% des nouveaux inscrits à voter aux deux tours de l'élection présidentielle, ce taux étant de 80,7% pour les électeurs déjà inscrits. Inversement, aux législatives, seuls 28,5% des nouveaux inscrits ont voté aux deux tours, taux qui était de 41,2 % pour les autres électeurs. Chez les plus jeunes, donc, un tiers de ceux qui ont voté à la présidentielle se sont déplacés pour les législatives. Pour les autres électeurs, c'est plus de la moitié.

1,4 million de premiers inscrits

Ceux qui se sont inscrits sur les listes électorales en 2006 l'ont donc fait essentiellement en vue de l'élection présidentielle. Les inscriptions ont d'ailleurs été particulièrement nombreuses cette année-là. De sorte que, dans le corps électoral de 2007, 1,4 million de personnes étaient inscrites pour la première fois sur les listes, soit 3,4% du total, chiffre particulièrement élevé selon l'Insee. Or, sur ces nouveaux électeurs, 40% seulement ont été inscrits d'office pour avoir atteint l'âge de 18 ans en 2006. Les autres étaient des personnes plus âgées qui se sont fait inscrire, soit qu'elles aient déménagé, soit qu'elles n'aient pas pu profiter de l'inscription d'office : la moitié de ces inscrits volontaires avaient moins de 30 ans.

L'enquête fait aussi ressortir que les nouveaux inscrits sont particulièrement nombreux en Île-de-France : ils représentent 2% du corps électoral métropolitain, mais 4,4% à Paris, 5,7% en Seine-Saint-Denis, 3,8% dans le Val-d'Oise, 3,6% dans les Hauts-de-Seine et 3,5% dans le Val-de-Marne. Ces cinq départements regroupent 22% des nouveaux inscrits alors qu'ils ne rassemblent que 10% de l'électorat.

En 2002, au contraire, les jeunes électeurs s'étaient moins mobilisés que leurs aînés à la présidentielle : 64% de participation au premier tour pour ceux qui sont nés dans les années 1970 et 81% pour les électeurs nés dans les années 1930. Cependant, au second tour, leur taux de participation avait augmenté beaucoup plus fortement que celui des électeurs plus âgés, et l'avait presque rejoint.

lefigaro.fr

23/08/2007

Les taux des crédits immobiliers continuent de grimper

L'augmentation des taux d'intérêt des prêts immobiliers s'est accentuée pendant la période estivale, et laisse présager une fin d'année difficile pour les futurs candidats à l'accession à la propriété.

L'Agence nationale pour l'information sur le logement (Anil) a publié, dans son dernier relevé, une augmentation des taux de crédits immobiliers de l'ordre de 0.40% par rapport au précédent trimestre.

Une situation haussière que le courtier en ligne Empruntis.com ne manquait pas de noter dès le mois de juin: "entre décembre 2005 et juin 2007, le taux directeur de la BCE est passé de 2% à 4%, avec pour conséquence une hausse notable des taux d'intérêt d'emprunt pour les particuliers candidats à la propriété" estimait à l'époque le courtier. Dans son dernier baromètre publié lundi, le constat confirme la détérioration du marché, puisqu'en un mois, l'augmentation moyenne varie entre 0.15 point et 0.20 point. Cette hausse des taux touche toutes les durées de prêt et toutes les régions, à l'exception du Rhône-Alpes, dont les niveaux restent stables par rapport au mois de juillet, sauf pour les crédits de 10 et 25 ans, qui sont en légère progression.

Forte progression dans le Nord et la Méditerranée. Parmi les régions qui ont subi les plus fortes augmentations, le Nord et la bassin méditerranéen jouent le mauvais rôle, avec des taux qui progressent en moyenne de 0.30 point. Plusieurs banques démentent un quelconque lien entre la crise américaine du "subprime" et la hausse des taux d'intérêt. "Cela ne change rien pour nous", souligne Aurélia Meradou de la Caisse d'Epargne, "en revanche, c'est vrai que nous sommes strictement liés aux taux directeurs de la BCE et la tendance est effectivement à l'augmentation."

Les écarts de taux se resserrent. C'est un des grands enseignements du baromètre Empruntis. L'alignement des taux semble devenir de plus en plus une réalité entre les différentes régions, même si les durées très longues (30 ans), enregistrent des écarts de taux pouvant aller jusqu'à 0.50% entre le Nord et la région Rhône-Alpes. Sur 15 ans, le taux minima enregistré est de 4.35%, toujours en Rhône-Alpes, alors que le plus élevé se situe dans le nord et le sud-ouest (5.20%). Concernant le crédit sur 20 ans, considéré comme le préféré des Français, le taux minima est de 4.45% dans le Sud-Ouest, en Ile-de-France et, encore une fois, dans la région Rhône-Alpes. La progression continue des taux est à relativiser, car les taux demeurent historiquement encore peu élevés. Mais la situation ne devrait pas aller en s'améliorant au fil des mois. La ponction étalée sur de nombreux mois paraît certes "indolore"; au demeurant, en 2005, le taux de crédit moyen sur 25 ans était de 3.65%, il est passé à 4.90% aujourd'hui.

lefigaro.fr

01/08/2007

Le taux de chômage allemand recule à 9% en juin

Le nombre de chômeur a diminué plus que prévu en juin. L'activité et la consommation domestique prennent le relais en Allemagne des exportations et de l'investissement comme moteur de croissance. Le pays resistera mieux au ralentissement américain et à la hausse des taux.

Dix-huitième mois consécutif de baisse du chômage en Allemagne. Le nombre de demandeurs d'emploi a diminué davantage que prévu en juillet par rapport à juin, de 45.000 en données CVS. La prévision moyenne des économistes interrogés par l'agence Bloomberg donnait un recul de 28.000 chômeurs seulement sur le mois. Le taux de chômage a reculé à 9%, son plus bas depuis 14 ans contre 9,1% en juin.

"La croissance continue d'avoir des effets positifs sur le marché de l'emploi", constate Matthias Rubisch, économiste chez Commerzbank interrogé par l'agence Bloomberg à Francfort. "Nous restons au-dessus du potentiel de croissance" qui permet la création d'emplois, ajoute-t-il. Le 5 juillet au Parlement, le ministre de l'Economie Michael Glos en était même venu à déplorer le manque de main d'oeuvre qualifiée en Allemagne.

En données brutes, moins suivies pas les économistes mais qui font référence dans le débat public, le chômage en Allemagne a très légèrement augmenté en juillet, avec un taux brut de 8,9% contre 8,8% en juin. En juillet, 3,715 millions de personnes étaient inscrites au chômage, soit 28.000 de plus que le mois précédent, mais 671.000 de moins qu'en juillet 2006.

"L'amélioration de la confiance du secteur des services et de l'emploi permet d'envisager une croissance davantage portée par la consommation et l'activité domestique, et moins par les exportations et l'investissement", indique Dominic Bryant, économiste chez BNP Paribas. Ce qui permet de penser que l'Allemagne est le pays de la zone euro le mieux placé pour faire face au ralentissement américain et à la hausse des taux d'intérêt de la BCE prévue en septembre.

Publié hier, le taux de chômage français a reculé à 8 % le mois dernier tandis que le nombre de demandeur d'emploi s'est inscrit en baisse de 24.500 personnes. De son côté, l'Espagne a ramené son taux de chômage en juin au niveau de 1978, à 7,95% de la population active. Mais la part d'emplois temporaires y reste très élevée.

latribune.fr

Le chômage français tombe à 8% en juin

Le taux de chômage a reculé à 8 % le mois dernier tandis que le nombre de demandeur d'emploi s'est inscrit en baisse de 24.500 personnes. Constatée partout en Europe, cette décrue demande à être confirmée par le rapport de l'Insee attendu à l'automne.

Comme partout en Europe, le chômage en France poursuit sa décrue. En juin, le nombre de demandeur d'emploi a reculé de 24.500 personnes à 1.962.700 chômeurs et le taux de chômage s'est abaissé à 8%. D'après la dernière note de conjoncture de l'Insee, il devrait y avoir 200.000 demandeurs d'emplois en moins à la fin de l'année, dans l'hypothèse où la population active croîtrait de 100.000 personnes cette année.

En mai, le nombre de demandeurs d'emploi avait baissé de 1,2% (-24.100 personnes) pour passer sous la barre des deux millions, ramenant le taux au sens du BIT (Bureau international du travail) à 8,1% de la population active. L'office européen des statistiques Eurostat a néanmoins donné une estimation bien supérieure pour le mois de mai (8,7%), et en l'absence de publication de l'Enquête Emploi de l'Insee, les chiffres du ministère sur le taux de chômage demeurent incertains.

Car si la tendance ne fait aucun doute, il faudra néanmoins attendre l'automne pour que l'Insee confirme l'ampleur de l'amélioration du marché de l'emploi avec la publication ajournée de son enquête emploi 2006. La polémique a été relancée il y a deux semaines par le constat dressé par plusieurs associations de chômeurs CGT-Chômeurs, MNCP, d'une augmentation des radiations - "abusives" selon eux - par l'ANPE. Afin de dissiper le flou autour des chiffres du chômage depuis le report de cette publication, le gouvernement Fillon a commandé un rapport à l'Inspection générale des finances et à l'Inspection générale des affaires sociales.

En Allemagne, première puissance économique de la zone euro, le chômage n'a de cesse de reculer, jusqu'à 9,1% en juin, grâce aux réformes du chancelier Schröder entreprises en 2004 (réformes relatives au marché du travail, à la sécurité sociale et pour améliorer la compétitivité et la capacité d'innovation). De son côté, l'Espagne a ramené son taux de chômage en juin au niveau de 1978, à 7,95% de la population active. Mais la part d'emplois temporaires y reste très élevée.

latribune.fr

30/07/2007

Le chômage espagnol au plus bas depuis 1978

Le taux de chômage en Espagne est tombé au deuxième trimestre 2007 à 7,95%, soit le niveau le plus bas enregistré depuis fin 1978, a annoncé vendredi l'Institut national de la statistique (INE). Au premier trimestre, le taux de chômage s'élevait à 8,47%. Le taux d'emploi se situe désormais à 66,77%, soit 1,1 point de plus qu'au deuxième trimestre 2006, niveau qui dépasse légèrement l'objectif fixé par le gouvernement socialiste espagnol (66%). Le nombre des personnes au chômage a décliné de 96.100 en l'espace d'un trimestre pour se situer à 1,76 million au deuxième trimestre de l'année, selon le communiqué de l'INE.

lexpansion.com